Cérémonial général des fonctions liturgiques dans le rite de St Pie V

De Salve Regina

Révision datée du 18 février 2012 à 23:33 par Abbé Olivier (discussion | contributions) (La messe solennelle sans ministres sacrés )

Sommaire

Chapitre I

Sur le rôle du maître des cérémonies.

1) Introduction

Le rôle du maître des cérémonies dans le rite romain peut être comparé à la fois à celui d'un metteur en scène et à celui d'un chef d'orchestre. Comme le metteur en scène, il devra adapter le rituel au lieu dans lequel se dérouleront les cérémonies en respectant strictement ce rituel, et décider des endroits où se dérouleront certaines parties des cérémonies. Comme le chef d'orchestre, il devra faire respecter le rituel en faisant répéter les servants de Messe et en les dirigeant ensuite dans le choeur.

2) Le maître des cérémonies et la liturgie

Afin que le maître des cérémonies puisse, avec dignité et précision, parachever sa tâche, il devra connaître et aimer la liturgie que l'Eglise a forgée depuis 2.000 ans. Il devra donc lire différents ouvrages à ce sujet, ce qui lui permettra de répondre aux questions qui lui seront posées lors des diverses répétitions.

Mais il ne devra pas oublier le côté spirituel de la liturgie. Il ne faut pas que les cérémonies finissent par n'être plus qu'une belle mise en scène sans aucun fondement religieux...

Ainsi, son rôle est de la plus grande importance. Empêcher que le célébrant ne soit distrait par quelque chose d'anormal ou déconcentré par une attente trop longue... Toute la finesse dans le gestuel permet une approche de la prière, et la beauté de ce rite amène le peuple des fidèles à mieux prier. Tout doit s'enchaîner dans la dignité (et, pour reprendre les termes de M. l'abbé Oppenheimer : "Si vous trompez, trompez-vous dignement !"). Il faut prendre conscience que l'on sert DIEU, le Roi des rois, par l'intermédiaire du célébrant.

3) Le maître des cérémonies et le célébrant

Bien que le maître des cérémonies doive s'occuper du bon déroulement de la cérémonie, il devra être très souvent près du célébrant pour le guider. Il lui faudra donc user de son autorité pour que le célébrant le suive partout où le maître des cérémonies le guidera. Entre le célébrant et lui doit se créer un lien de confiance absolue, presque de "parenté", non seulement pour le déroulement des cérémonies mais aussi pour les différentes parties du missel. Il faut que le célébrant suive le maître des cérémonies et non pas l'inverse. Le maître des cérémonies doit précéder les gestes du célébrant et toujours garder un oeil sur lui, sur sa tenue, afin que ses ornements soient correctement mis. Il doit répondre le plus distinctement possible aux prières au bas de l'Autel. Le célébrant doit pouvoir tout attendre du maître des cérémonies...

4) Le maître des cérémonies et les enfants de choeur

Avec les enfants de choeur, le maître des cérémonies doit se faire respecter et obéir ; il devra montrer l'exemple par le respect et l'obéissance manifestés par lui-même vis-à-vis de ses supérieurs. Il aura une tenue correcte, aussi bien dans la sacristie et dans le choeur qu'à la sortie des offices. Il devra motiver les servants, aussi bien les grands que les petits, les reprendre en cas d'erreur et les encourager en cas de réussite. Il n'oubliera pas qu'il est le chef des enfants de choeur et donc, qu'il en est responsable.

Il serait bon que le maître des cérémonies, au cours des répétitions ou à d'autres moments, leur rappelle qu'ils servent le Roi des rois et qu'ils sont donc les petits pages de la Cour... Mais il saura être patient et compréhensif envers l'excitation parfois légitime des enfants (nuit de Noël...) et se rappellera sa propre enfance turbulente dans le coeur !

Quels qu'en soient les motifs, le maître des cérémonies doit se dispenser de brutaliser les enfants de choeur et ne doit pas s'abaisser mais gardera toute sa dignité face aux événements ...révolutionnaires (!) de la sacristie...

Il devra, s'il le faut, après renvoi du ou des dissidents, avoir un entretien avec les parents concernés ou le célébrant supérieur. Par contre, il devra être paternel avec les plus jeunes, afin qu'ils ne soient pas terrorisés par "le maître des cérémonies". Il lui faudra également intervenir en cas de disputes internes et punir ou renvoyer, selon la gravité des faits, les récalcitrants.

Il est évident qu'une fois les servants habillés, les parents n'auront plus de commentaires à faire sur leurs enfants, sauf si le maître des cérémonies ne respecte pas ce qui a été stipulé plus haut. Le maître des cérémonies pourra écouter les parents, mais aussi leur rappeler avec courtoisie qu'il est le chef des servants de Messe.

Il s'interdira de "pistonner" l'un ou l'autre ; mais s'il se rend compte des capacités d'un des enfants de choeur, il devra le pousser un peu plus et accentuer la formation des autres. Il devra surveiller la longueur des soutanelles (au niveau des pieds) et donnera à chacun une fonction proportionnelle à sa connaissance liturgique. Il aura soin de faire tourner les rôles en fonction des dimanches et jours de fête.

5) Le maître des cérémonies et le sacristain

Il sera appelé à remplir quelques fonctions de sacristie selon le temps dont il disposera avant les cérémonies. Il devra, en cas d'urgence, aider le sacristain et le remplacer si ce dernier est absent. Il pourra résoudre, avec le sacristain, les éventuels problèmes matériels (ciboire, plateau de communion...).

Le maître des cérémonies étant au même niveau que le sacristain, il pourra prendre les décisions qui s'imposent à sa place (par exemple, absence ou inefficacité du sacristain). Enfin, il habillera SEUL le célébrant avec les ornements que le sacristain -ou lui-même- aura préparé. Pour cela, il doit connaître les couleurs liturgiques... Il pourra toucher le calice -avec beaucoup de respect- en se rappelant qu'il s'agit d'un objet consacré, contrairement au ciboire qui n'est que béni (attention : le maître des cérémonies ne pourra, EN AUCUN CAS, porter un ciboire plein d'Hosties consacrées).

6) Le maître des cérémonies et le chef de choeur

Afin que les chants et les psaumes s'enchaînent harmonieusement au rituel de la Messe ou de l'Office, le maître des cérémonies devra savoir, dans la mesure du possible, ce que la chorale ou le choeur chante (introït, alleluia, chants en langue vernaculaire...) afin de diriger ou non le célébrant vers la banquette et commencer les processions au bon moment.

7) Le maître des cérémonies dans le choeur

En plus de son action liturgique, il devra prendre des décisions rapides et intelligentes. En cas, par exemple, de problèmes physiques, il pourra désigner un des grands enfants de choeur pour s'occuper du malheureux... ou pourra agir lui-même si cela ne gêne pas le bon déroulement de la cérémonie.

Il serait trop long de donner des exemples mais, quand le maître des cérémonies agit hors liturgie, il doit toujours être digne et réservé, ne jamais courir, ne pas éclater de rire, etc. Le silence, par contre, ne pourra guère être respecté : le maître des cérémonies qui, la plupart du temps, s'exprime en gestes (bien définis) sera amené à parler à voix basse, distinctement, toujours avec dignité.

Il pourra ainsi rappeler à l'ordre l'un ou l'autre des servants, ou leur indiquer, en cas de besoin, leur action liturgique prochaine. De plus, sa tenue vestimentaire doit être impeccable, la soutane à la bonne taille, tombant bien, des chaussures noires, un surplis bien arrangé...: en un mot comme en cent, jamais débraillé.

Il est de coutume que le maître des cérémonies claque dans ses mains afin que les Ministres de l'Autel se lèvent ou s'agenouillent tous en même temps. Un "clac" signifie qu'ils doivent se lever s'ils sont à genoux, ou faire une génuflexion s'ils sont debout. Deux "clac" signifient, quelle que soit leur position, qu'ils doivent mettre les deux genoux en terre ; pour les faire asseoir, un petit geste de la main suffit. Au sujet du célébrant et de ses Ministres, seuls le majeur et l'index tapent dans le creux de la main. Il est évident que plus le nombre des Ministres est élevé, plus le claquement doit être fort (toujours avec deux doigts).

8) Conclusion

Si le rôle du maître des cérémonies semble parfois apporter beaucoup d'honneurs, ce n'est que l'avers de la médaille, le revers en étant les très dures tâches qui lui sont confiées, qui VOUS sont confiées. Bien que la liturgie latine semble moins compliquée que d'autres, elle est exigeante par ses multiples gestes rituels qu'il faut effectuer avec justesse, efficacité et discrétion. C'est justement parce qu'elle n'a pas l'exubérance orientale et qu'elle est dépouillée, que chaque geste compte énormément. Etre maître des cérémonies demande d'être toujours PRESENT et VIGILANT. Il ne s'agit pas de ne pas prier, mais on le fait par l'accomplissement de la liturgie...

A certains moments, il vous arrivera de vous demander : "Pourquoi ai-je accepté d'être maître des cérémonies ?"... A d'autres moments, vous ne demanderez qu'à être maître des cérémonies... Par exemple, les douze heures de répétition de Pâques sont totalement harassantes et épuisantes. Mais le soir du samedi de Pâques... c'est la résurrection ! Quelle récompense que la magnificence de ces cérémonies de la Semaine Sainte ! (Et que de bons fous rires, ensuite, en se remémorant les bourdes que personne n'a vues mais qui nous ont paru monstrueuses !!!).

Ouvrages conseillés :

"La Messe commentée" par les moines de Fontgombault

"Lettre aux Capitaines", de André Charlier

"La réforme liturgique en question" et "Tournés vers le Seigneur" de Klaus Gamber


Chapitre II

Sur l'importance d'un cérémonial.

1) Introduction

AD MAJOREM DE GLORIAM ! Vous écrire sur l'importance d'un cérémonial n'est pas chose aisée, puisque le cérémonial est : La Messe. Alors quand on commence à parler de la Messe, à travers ses rites, à travers son histoire, et à travers sa définition... Mais d'abord qu'est-ce que la liturgie ? Voici ce que dit le pape Pie XII, dans son encyclique Mediator Dei en 1947 :"La liturgie est le culte public que notre Rédempteur rend au Père comme chef de l'Eglise. C'est aussi le culte rendu par la société des fidèles à son Chef et par Lui au Père éternel ; c'est en un mot le culte intégral du Corps Mystique de Jésus-Christ c'est-à-dire du Chef et de ses membres".

2) Sur le rite tridentin

Nous pourrions écrire des centaines de pages sur l'histoire du Concile de Trente, et les conséquences du refus de ce qu'avait affirmé l'Eglise (dont la terrible révolution qui voulu détruire la Foi en Dieu et l'Eglise sous des prétextes soi-disant humanitaires est l'une des plus terribles). Il faut déjà situer la codification de la Messe tridentine. Cette Messe fut promulguée le 19 juillet 1570. Elle n'avait rien d'une nouvelle Messe, ni d'un nouveau rite, mais fut élaborée nous dit la Bulle Quo primum, par "Des hommes érudits, s'étant instruit des récits des Anciens et d'autres autorités qui nous ont laissé des monuments sur les anciennes liturgies, et qui l'ont restitué... à la règle et au rite des saints Pères".

3) La Messe

Mais avant de pénétrer dans le rituel, il faut que vous sachiez ce qu'est la Messe, pour que vous puissiez vous rendre un peu compte de son importance et de sa beauté.

La Messe est un Sacrifice véritable offert par le célébrant agissant, par la vertu de son sacerdoce, "in persona Christi", c'est-à-dire à la place du Christ qui est à la fois le célébrant et la victime, à la Messe comme sur la Croix.

La Messe est en effet le même Sacrifice, mais non sanglant, que celui de la Croix. Ce Sacrifice a quatre finalités : c'est un Sacrifice de louange ; un Sacrifice eucharistique, c'est-à-dire une action de grâces ; un Sacrifice propitiatoire, c'est-à-dire qu'il nous rend Dieu favorable (affirmé de manière solennelle, sous peine d'anathème, lors de deux sessions du Concile de Trente) ; un Sacrifice impétratoire, c'est-à-dire destiné à présenter une demande.

La victime du Sacrifice de la Messe est Notre-Seigneur Jésus-Christ réellement et substantiellement présent, dans son Corps, son Sang, son Ame et sa Divinité, sous les apparences du pain et du vin. Le changement de la substance totale du pain et du vin en le Corps et le Sang du Christ n'est clairement et sans équivoque défini que par le mot transsubstantiation, comme l'a rappelé solennellement et sous peine d'anathème le Concile de Trente. (Voir aussi Catéchisme de l'Eglise Catholique §1376).

4) Le cérémonial

Le cérémonial que nous avons réalisé avec les meilleurs livres liturgiques et respectant la dernière réforme nous concernant (1962) est divisé en six parties principales.

La première partie concerne ce qui manque le plus aux jeunes garçons de notre époque, et souvent d'ailleurs parmi ceux qui font des études poussées : une vue de la Messe plus spirituelle, qui rappelle l'importance des reliques sur l'Autel ; une leçon sur les ornements et les ustensiles, avec, pour les ornements, leur origine et leur signification symbolique ; enfin un chapitre sur le missel d'Autel afin que les garçons appelés aux fonctions de maîtres des cérémonies puissent préparer ce missel de façon rationnelle et précise.

Les seconde, troisième, quatrième et cinquième parties sont les cérémoniaux que nous avons estimés les plus importants et les plus courants. Nous avons essayé de les rendre le plus précis possible, en relevant les détails les plus intéressants. Nous nous y sommes attachés surtout dans le premier chapitre de la troisième partie : en effet le cérémonial du Canon est non seulement exactement défini quant aux fonctions du maître des cérémonies, mais, afin qu'il puisse suivre le célébrant, celles de ce dernier sont aussi, pour la plus grande partie, décrites ; en plus nous les avons agrémentées de citations et d'explications liturgiques, symboliques et spirituelles, pour que le maître des cérémonies ne remplisse pas ses fonctions sans en comprendre les tenants et aboutissant.

La sixième partie est plus générale, et s'attache à des sacrements importants comme le Baptême, le Mariage, ou la Messe de Requiem et l’absoute.

5) Raisons d'être d'un cérémonial

Nous y arrivons, enfin. Trois points nous paraissent importants : unité, connaissance, formation.

A) Unité. Il est évident que l'union fait la force. Mais en plus de cela, c'est la beauté du rite, reposant extérieurement sur la répétition des mêmes gestes que l'on apprend. Exactement comme les textes des lectures qui reviennent assez souvent, comme celles du premier vendredi du mois. En plus les fidèles seront de moins en moins distraits par les Ministres si ces derniers exécutent toujours les mêmes gestes. Nous vous donnons un exemple prosaïque : imaginez-vous au volant d'une voiture dont le moteur ne tourne pas "rond" : quelle tension tout au long de votre voyage, quelle crainte de vous retrouver en panne ! Et pour éviter cette situation, une seule solution : entretenir le moteur, c'est-à-dire réaliser toujours les mêmes vérifications, faire ponctuellement les vidanges, veiller au niveau d'huile, etc. Rien de plus fastidieux ! Mais si vous comprenez leur importance, vous ne bâclerez pas ces vérifications. Eh bien, le moteur, c'est, si vous voulez, la liturgie ; les mécaniciens sont les Ministres de l'Autel. Et les fidèles sont les passagers. Il est évident que la liturgie sur terre doit se rapprocher de celle, absolument parfaite, du Ciel.

B) Connaissance. S'il n'y a pas de "mode d'emploi" vous risquez de casser votre machine. Eh bien pour la liturgie c'est pareil. C'est l'imprécision qui fausse la liturgie. Vous devez, en tant que maître des cérémonies, connaître non seulement la fonction des autres Ministres, mais en plus la vôtre avec la plus grande précision ; vous devez, en plus, lire des ouvrages sur le sujet afin de pouvoir former.

C) Formation. Le cardinal Journet nous a dit : "La liturgie et la catéchèse sont deux mâchoires de la tenaille avec laquelle on arrache la foi." Voilà la raison essentielle d'un cérémonial. Pour que tous les Ministres de l'Autel soient dirigés par un seul, tous se mouleront sur un cérémonial. Nous avons essayé de rendre celui-ci le plus fidèle au cérémonial de toujours.



Chapitre I

Tout d'abord, il ne faut jamais perdre de vue que la Messe est un Sacrifice, c'est-à-dire un acte par lequel l'Eglise rend officiellement à Dieu, au nom de tous, un culte suprême d'adoration ou de latrie qui n'est dû qu'à Lui seul en vertu de l'excellence transcendante de son être divin de qui tout vient et à qui tout doit aller. Aussi la Messe ne s'offre-t-elle qu'aux trois Personnes de la Sainte Trinité.

Ce que le prêtre offre à Dieu pour reconnaître de la sorte son souverain domaine sur toutes les créatures, c'est Notre-Seigneur Jésus-Christ Qui, par son immolation sur la croix, a rendu à son Père un culte infini d'adoration, d'action de grâces, d'expiation et d'impétration. Le Sacrifice de la Messe, en mettant sur l'Autel la Victime du Calvaire, nous permet donc d'adorer par Elle Dieu comme il convient, de Le remercier dignement de tous ses bienfaits, de L'apaiser pleinement par l'offrande du Sang de Jésus et de Lui adresser des requêtes toujours exaucées parce qu'elles sont faites au nom de celui qui, en montrant ses plaies glorieuses à son Père, intercède sans cesse pour nous au ciel et dans l'Eucharistie.

Et comme tous les mystères de la vie du Sauveur ont coopéré, en union avec le Calvaire, à nous sauver, l'Eglise en célèbre l'anniversaire au Saint Sacrifice de la Messe par les différentes fêtes du Cycle temporal ou Cycle du Christ.

Mais la Messe s'offre aussi en l'honneur des Saints comme le montre le Cycle sanctoral. L'on affirme par là que c'est au Sacrifice du Calvaire et à l'Eucharistie que les Saints doivent les grâces que Dieu leur a octroyées en si grand nombre. Et c'est honorer les Saints que de glorifier de la sorte l'oeuvre du Très-Haut en eux.

C'est faire aussi aux Saints un très bel hommage que d'unir leur souvenir à celui de Jésus à l'Autel. Et c'est ce qui se fait à l'anniversaire de leur mort, et chaque jour au Canon de la Messe. Membres du Corps Mystique du Christ, il convient de les associer au Sacrifice de leur Chef, puisque par leurs souffrances, et souvent par leur martyre, ils ont mêlé leur Sang à celui de cette divine Victime. Aussi l'Eglise encastre-t-elle les reliques des Saints, et spécialement celles des martyrs, dans les pierres d'Autel, à l'endroit même où l'on dépose l'Hostie sainte. "C'est toute la cité rachetée, dit saint Augustin, c'est-à-dire l'assemblée et la société des Saints, qui est le Sacrifice universel, et qui est offerte à Dieu par le grand Prêtre qui S'est offert pour nous dans sa Passion."

C'est rendre enfin aux Saints le plus grand honneur qu'on puisse leur faire que d'offrir à Dieu en leur nom le Sang de Jésus pour adorer le Très-Haut et pour le remercier, par le Christ, de ses bienfaits à leur égard. Les Saints, très désireux de glorifier la très Sainte Trinité, nous sont reconnaissants de le faire à leur intention ; cela augmente leur joie. L'efficacité de leurs mérites passés et de leur prière présente est spécialement accrue lorsqu'on les présente à Dieu unis intimement aux mérites et aux prières de Jésus, le Médiateur universel. Et c'est ce qui se fait spécialement au jour de leur fête où l'on célèbre la Messe en leur honneur. "En vue d'un si grand nombre d'intercesseurs, demande l'oraison de la Toussaint, accordez-nous, ô Dieu, par Jésus-Christ, l'abondance tant désirée de votre miséricorde". Dieu agrée plus volontiers l'offrande du Sang de Jésus, faite en quelque sorte, par leur intermédiaire.


Chapitre II

Ornements et ustensiles.

1) Ornements

- Amict : voile qui recouvre le cou et les épaules. Il date du VIIIème siècle. A l'origine il se mettait sur la tête pour protéger du froid.

Symbolique : le casque de combat, soldat du Christ.

- Aube : à l'origine c'était la tunique romaine. Au VIème siècle, elle fut réservée aux fonctions liturgiques, brodée.

Symbolique : l'humilité, le Christ revêtu de la tunique par dérision.

- Cordon

Symbolique : la flagellation, et la chasteté.

- Manipule : à l'origine c'est un mouchoir. De plus en plus orné, il devient l'ornement du Sous-Diacre

Symbolique : travaux et fardeaux.

- Etole : à l'origine c'est une sorte de tunique de luxe, que portaient les riches matrones. On en a seulement gardé les bordures. Dès le VIIIème siècle, les Diacres, prêtres et évêques, les portent à l'autel. Il est obligatoire que l'étole soit ornée de trois croix.

Symbolique : pour le diacre : le joug ; pour le prêtre : son pouvoir lié à son évêque ; pour l'évêque : responsabilité totale.

- Chasuble : à l'origine c'est une sorte de poncho large et rond. Il devient petit à petit plus court, jusqu'à la chasuble romaine.

Symbolique : la charité.

2) Ustensiles

Sur l’autel :

1 Pierre d’autel

1A Nappes (x3)

2 Croix d'Autel

2A Cierges d'Autel(x4 ou x6)

3 Canons d'Autel (x3)

4 Missel + lutrin

5 Calice

5A Purificatoire

5B Patène + hostie

5C Pale

5D Voile du calice

5E Bourse avec corporal


Sur la crédence :

1 Plateau de communion

2 Burettes

2A Plateau

2B Manuterge

3 Clochette


Chapitre III

Le Missel


Voici un sujet qui a toujours été la terreur des maîtres de cérémonie, c'est pourquoi nous avons décidé de vous expliquer dans ce chapitre comment est conçu le missel et ce qu'il contient. 


1) Structure du missel

La première partie comprend les pages VII à XVII, c'est celle indiquant toutes les lettres, les décrets, les rubriques générales, la table temporale (1963 à 1999), le calendrier liturgique, le ritus servandus, tout ce qui concerne la préparation de la Messe, l'action de grâces, et l'ordre des encensements de l'Autel. Le ritus servandus, par exemple, est le rite que le célébrant devra accomplir sous peine de péché.

La deuxième partie est le Propre du Temps, c'est-à-dire tous les dimanches, du premier de l'Avent au XXIVème après la Pentecôte.

Ensuite vous trouvez l'ordo de la Messe, qui est suivi par les préfaces chantées, au ton solennel et férial, et de la préface chantée des défunts.

Puis une succession de préfaces : préface de l'Avent (ton solennel, ton férial), du Saint Sacrement (ton solennel, ton férial), de Dédicace (ton solennel, ton Solemnior, et non chanté), de St Jean-Baptiste (ton solennel, ton férial, ton Solemnior, et non chanté), préface des saints des églises Diocésaines (ton solennel, ton férial, ton Solemnior, et non chanté), préface des saints (ton solennel, ton férial, ton Solemnior), et enfin les préfaces non chantées.

Après c'est le Canon de la Messe. Puis les oraisons de l'Avent.

Suit le Propre des Saints, puis le Commun des saints paginé avec une*. Les Messes votives. Les oraisons diverses, par exemple pour demander la pluie. La Messe des défunts. Puis le Propre des saints pour des pays particuliers (pro Gallia : pour la France).

Le chant libre, c'est-à-dire les différents tons des Gloria ou Credo par exemple, les préfaces solemnior, les tons de l'Ite missa est.

Et enfin pour finir l'appendice, les bénédictions diverses, les séquences et les chants.

L'index général, et l'index alphabétique.

2) Comment se servir du missel.

Il faut d'abord savoir de quel saint ou de quelle fête c'est le jour, ensuite la classe, et enfin mettre la bonne préface, chantée ou non, au ton férial, solennel, ou solemnior. Pour le reste, mémoire, jour de la férie, tout est normalement marqué dans l'ordo de l'année. Pour connaître tous les détails, lisez, de Paul DAILLIEZ S.J., les Rubriques Générales du Missel.




La messe lue

"Une seule messe glorifie plus Dieu que ne le ferait le martyre de tous les hommes unis aux louanges de tous les anges et de tous les saints".

Père de Foucauld, officier, trappiste ermite au Sahara 1858-1916


Principes généraux


Pour simplifier, on parlera des acolytes de la Messe lue à la 3è personne : ils.

- Lorsque l'acolyte a les deux mains libres, il les joint à hauteur du coeur.

- Lorsqu'une seule est libre, il la met sur son coeur.

- En absence de mouvement, le ministre de la Messe lue est toujours à genoux , se faisant ainsi le plus adorant et discret possible.

Sauf : pendant la proclamation de l'Évangile du jour et du dernier Évangile : il est debout, tourné vers l'Évangile.

Pendant la prédication éventuelle : il est assis à la banquette.

-On ne recule jamais, et on ne fait jamais de pas de côté dans un mouvement liturgique.

- Pour monter à l'Autel ou en redescendre, il faut toujours faire le tour sauf s'ils transportent quelque objet liturgique : en ce dernier cas, il prennent le plus court chemin. D'autre part, ils génuflectent lorsqu'ils passent devant la croix d'Autel. Quand un mouvement se fait sans passer devant la croix d'Autel, il n'y a aucune génuflexion.

Sauf : en redescendant du marchepied après la consécration, ils génuflectent ensemble avant de reprendre leur place à genoux devant leur canon respectif (par respect pour le Saint Sacrement désormais sur l'Autel).

- Les acolytes effectuent les mêmes inclinations que le célébrant simultanément, à chaque fois qu'ils entendent le mot qui commande l'inclination (ex : Oremus, Jesus, Maria, les parties du Gloria et du Credo qui demandent qu'on s'incline).

- Les deux acolytes doivent effectuer leurs mouvements communs avec une parfaite symétrie et un parfait ensemble ; de même pour les réponses à faire au célébrant.

- Ils se déplacent côte à côte et se retournent toujours l'un vers l'autre. L'acolyte de droite (côté Epître) est le plus digne : c'est lui surtout qui aide le célébrant à revêtir à la sacristie les vêtements sacerdotaux, l'acolyte de gauche assistant seulement si besoin est (par exemple pour l'aube et la chasuble).

-Ils vérifient toujours si tout est prêt dans le choeur sur l'Autel et la crédence.



La messe lue servie par deux acolytes


A la sacristie

Ils s'inclinent devant la croix avec le célébrant.

Entrée

En entrant, l'acolyte de droite présente l'eau bénite au célébrant puis à l'acolyte de gauche.

Les deux ministres marchent côte à côte ; si le passage est trop étroit, celui de gauche passe devant de sorte que le plus digne soit toujours le plus proche du célébrant, comme c'est la règle dans toute procession.

Arrivés à l'Autel : les acolytes encadrant de près le célébrant, génuflectent au bas des degrés, soulèvent l'aube lorsque le célébrant monte à l'Autel, et se mettent immédiatement à genoux in plano (c'est-à-dire sur le sol).

Prières au bas de l'Autel

Les deux acolytes répondent au célébrant ensemble et distinctement. Ils s'inclinent profondément, en se tournant vers le célébrant pour le "Misereatur tui..." et, se replaçant face à l'Autel, toujours profondément inclinés, ils disent leur "Confiteor" : à "tibi pater" et à "te pater" ils se tournent simultanément vers le célébrant. A "Indulgentiam", ils se signent en redressant le buste.

Pendant la deuxième partie des Prières au bas de l'Autel (Deus, tu conversus vivificabis nos...) jusqu'à ce que le célébrant monte à l'Autel, ils sont légèrement inclinés. Quand le célébrant monte à l'Autel ils soulèvent son aube (main extérieure), puis se lèvent et sans génuflecter, se placent chacun face à son canon d'Autel, à genoux sur le premier degré s'il y en a plusieurs (sinon ils demeurent in plano).

De l'Introit à l'Epitre

- Aucun mouvement à proprement parler.

Mais :

- à l’Introït ils se signent en même temps que le célébrant

- pendant cette partie du Saint Sacrifice, ils s'appliquent à répondre et à s'incliner quand et comme il le faut.

Evangile

A l'Alleluia ou au Trait, l'acolyte de droite se lève et, dès que le célébrant revient vers le milieu de l'Autel, il prend le missel, redescend, génuflecte au centre. Quand il se relève de sa génuflexion, l'acolyte de gauche se lève simultanément (et reste debout, sur place, pendant l'Evangile). L'acolyte de droite remonte à l'Autel et dépose le missel à l'extrémité gauche de l'Autel, missel tourné de sorte que le célébrant proclame l'Evangile vers le Nord. Puis redescend d'un degré, se tourne vers l'Evangile, debout, se signe ainsi que l'autre acolyte, en même temps que le célébrant. Au premier "Jésus" de l'Evangile, il s'incline et reprend sa place en face de son canon, écoutant le reste de l'Evangile debout tourné vers ce dernier.

A la fin de l'Evangile, les acolytes répondent "Laus Tibi Christe" et s'agenouillent immédiatement face à leur canon.

Si le célébrant prêche, ils s'asseyent à la banquette pendant le sermon.

Offertoire

"Oremus" : ils viennent au centre, génuflectent, et tandis que l'acolyte de droite se rend à la crédence, celui de gauche monte à l'Autel, à droite du célébrant, pour recevoir de ce dernier le voile du calice qu'il plie en trois, pour ensuite rejoindre l'acolyte de droite qui a pris les burettes à la crédence et est revenu avec, côté Epître. L'acolyte de droite a le vin, celui de gauche l'eau.

Ils font alors : - inclination

- baisement de burette (ensemble).

Quand le célébrant a rendu sa burette à l'acolyte de droite, l'acolyte de gauche avance l'eau au niveau de la main du célébrant pour le signe de croix effectué par ce dernier sur la burette d'eau.

Quand le célébrant a rendu sa burette à l'acolyte de gauche :

- baisement des burettes (ensemble)

- inclination

- retour à la crédence, où ils prennent : l'acolyte de droite, le manuterge déplié, celui de gauche l'eau et le bassin, qu'ils présentent côté Epître de nouveau :

- inclination

- lavabo

- puis inclination de nouveau et retour à la crédence, où ils déposent tout. L'acolyte de droite prend la clochette et tous deux reviennent (après génuflexion au centre) en face de leur canon.

Canon

Au "Sanctus", l'acolyte de droite sonne trois coups, sans roulement.

A l'"Hanc" Igitur (le célébrant impose ses deux mains sur les oblats) : un coup de clochette, et juste après, ils montent directement se mettre à genoux sur le marchepied à droite et à gauche du célébrant.

Un coup de clochette à chaque génuflexion de la Consécration, trois coups à chaque Élévation.

Pendant chaque Élévation, les deux acolytes soulèvent en outre légèrement la chasuble.

Après la dernière génuflexion du célébrant, ils redescendent, génuflectent ensemble, au centre, et reprennent leur place respective.

A la petite Élévation, le célébrant soulève légèrement le Calice et la Sainte Hostie ensemble : un coup de clochette.

Communion

Avant de communier, le célébrant dit trois fois : "Domine, non sum dignus...", et se frappe la poitrine : à ce dernier geste, l'acolyte de droite donne un coup de clochette au premier "Domine, non sum dignus...", deux coups au deuxième, trois coups au troisième ; après quoi, il se lève avec la clochette et va déposer celle-ci à la crédence où il prend le plateau de communion. Quand il est au coin de l’Epître l'acolyte de gauche se lève, tous deux se rejoignent au centre, génuflectent et montent s'agenouiller sur le marchepied, où ils peuvent recevoir la Sainte Communion ; après quoi c'est l'acolyte de droite qui accompagne, avec le plateau, le célébrant pour la communion des fidèles (il précède toujours le célébrant quand ils marchent tous deux, à l'aller vers la table de communion, comme au retour vers l'Autel) : il se tient toujours à droite du célébrant. Pendant ce temps, l'acolyte de gauche retourne directement à sa place, face au canon.

Après la dernière communion, l'acolyte de droite rend le plateau au célébrant, le raccompagne à l'Autel, soulevant l'aube quand le célébrant monte les degrés (si le célébrant lui a laissé le plateau, il monte le déposer sur l'Autel, à l'intérieur du corporal, sans génuflexion).

Ablutions et fin de la messe

Quand le Saint-Sacrement est reporté au tabernacle, et celui-ci refermé, les acolytes se lèvent, génuflectent, et se rendent à la crédence ; ils prennent : - l'acolyte de droite le vin, celui de gauche l'eau, et reviennent côté Epître.

Quand le célébrant penche son calice, l'acolyte de droite monte directement à l'Autel et verse un peu de vin, puis retourne côté Epître.

Quand le célébrant s'approche d'eux, avec son calice :

- inclination

- l'acolyte de droite verse du vin sur les doigts du célébrant

- l'acolyte de gauche verse de l'eau sur les doigts du célébrant

- tous deux s'inclinent et vont reposer leur burette sur la crédence (s'il y a un ciboire ou un plateau de communion à rapporter à la crédence, l'acolyte de droite le prend à ce moment).

Puis, après avoir génuflecté au centre de l'Autel : l'acolyte de droite monte directement à l'Autel côté Évangile en passant devant l'acolyte de gauche qui se rend à l'Autel côté Epître. L'acolyte de droite prend le missel, celui de gauche le voile ; tous deux redescendent génuflecter au centre ; puis l'acolyte de droite monte à l'Autel côté Epître, en passant devant l'acolyte de gauche qui se rend à l'Autel côté Évangile. L'acolyte de droite, après avoir posé le missel (droit et sans tourner les pages) redescend côté Epître et attend, tourné vers le Nord, l'acolyte de gauche. Ce dernier pose le voile, présente au célébrant la bourse ouverte pour que ce dernier y glisse le corporal, lui donne ensuite le voile déplié, et enfin la bourse, ouverture vers la croix. Il redescend, et les deux acolytes se placent directement face à leur canon respectif.

Après la bénédiction, ils se lèvent au "Dominus vobiscum" du dernier Évangile. L'acolyte de droite est tourné vers ce dernier jusqu'au "Deo Gratias" auquel tous deux répondent. Quand le célébrant redescend, ils se rapprochent de lui à droite et à gauche, comme ils étaient au début de la Messe ; génuflexion tous trois ensemble, puis retour à la sacristie.

Là, ils saluent la Croix, se saluent mutuellement et l'acolyte de droite demande la bénédiction en disant : "Jube Domne, benedicere". Ils reçoivent à genoux et avec recueillement la bénédiction ; après quoi, l'acolyte de droite aide le célébrant à ôter ses ornements, en restant à sa droite.




La messe solennelle sans ministres sacrés 





Fonctions du maître des cérémonies.




Ce chapitre sera plus long que les précédents puisque la fonction du maître des cérémonies est la plus importante et qu'il doit connaître toutes les fonctions des ministres de l'Autel. Entre crochets [ ] l'on trouvera tout ce qui concerne l'asperges me, qu'il faut ôter aux Messes solennelles, sans ministres sacrés, de semaine et à celles du dimanche hors paroisse. Il peut y avoir, au cours de différentes Messes, plusieurs mémoires, mais seules l'oraison, la secrète, la postcommunion seront susceptibles de changements.

Sacristie

1) Préparation de la Messe.

Le MC (c'est ainsi que l'on nommera le ministre affecté à la fonction de maître des cérémonies) devra arriver dans la sacristie au moins une demi-heure avant la Messe. Dans un premier temps il revêtira l'habit liturgique. Ensuite il vérifiera le missel et le mettra à la page du jour, en vérifiant également la préface et les mémoires. Pour les grandes fêtes il devra connaître les parties du Propre que chante la chorale pour, par exemple, indiquer au célébrant d'aller s'asseoir, ou d'enchaîner le mouvement de l'Evangile. Enfin il donnera une fonction à chacun de ses ministres, et vérifiera qu'il soit correctement habillé.

2) Assistance auprès du célébrant.

Il s'occupera alors d'habiller le célébrant, c'est là que commence sa première action liturgique. Le célébrant revêt l'amict, symbole du casque du salut qui défend contre le démon; le MC se tient à droite du célébrant. Puis MC lui présente l'aube - symbole de la pureté requise pour célébrer les saints Mystères - de façon que le célébrant n'ait pas à se baisser ; le cordon, symbole de chasteté, se présente derrière le célébrant, à la hauteur des reins, les pompons à droite ; le manipule, symbole de la souffrance, du travail et des bonnes oeuvres, est baisé par MC (à côté de la croix) qui le présente au célébrant par la gauche exceptionnellement ; l'étole à baiser semblablement que le célébrant croise, symbolede la joie et de l'obéissance. [ Ensuite MC lui donne la chape, symbole du poids des péchés ] ou la chasuble, symbole de la charité.

Procession

MC met en place ses ministres comme suit :


Thuriféraire

Acolyte 2, porte-croix, acolyte 1

Les céroféraires (par paire)

Le clergé (en soutane et surplis)

MC

Le célébrant

[ Thuriféraire

Acolyte 2, porte-croix, acolyte 1

Les céroféraires (par paire)

Le clergé (en soutane et surplis)

célébrant MC (qui lui tient la chape avec la main extérieure) ]




Arrivée

Le TH génuflecte et se place devant la crédence, les ACO s'inclinent avec le porte-croix, et tandis que ce dernier va poser sa croix du côté Evangile, les ACO se tournent vers l'intérieur, déposent leur cierge au fond de la crédence. Les céroféraires feront une génuflexion deux par deux, et partiront du côté Evangile précédés par le porte-croix. MCse place à la droite du célébrant, clac simple pour que le célébrant fasse la génuflexion, et un clac général pour que tous les ministres se mettent à genoux.

[ Asperges

MC présente le goupillon au célébrant, en baisant l'objet et la main du célébrant, puis lorsque le célébrant a aspergé l'Autel, MC clac simple, et le célébrant se lève, MC ayant le bénitier dans la main droite, il se met à la droite du célébrant et lui tient sa chape avec la main gauche. Le célébrant asperge l'assemblée en commençant par les fidèles du côté Evangile. Au Gloria Patri ils s'inclinent ; arrivés au bout de l'allée ils génuflectent. Revenu à l'Autel, le célébrant asperge la chorale, et MC récupère le goupillon en baisant la main du célébrant puis l'objet clac simple, génuflexion, et tandis que le célébrant reste debout MC se met à genoux. MC lui tend le carton des oraisons, et au per omnia MC se relève, récupère le carton, clac simple, génuflecte, récupère le bénitier, clac général, et accompagne le célébrant à la banquette. Là il donne le carton et le bénitier à l'acolyte 2, et la chape à l'acolyte 1. MC aide ensuite le célébrant à revêtir le manipule (qu'il baise à côté de la croix), et la chasuble puis l'accompagne au pied de l'Autel, MC clac simple, génuflexion, puis un clac général pour l'agenouillement de tous les ministres.]

Prières au bas de l'Autel

MC récite, au nom de tous ses ministres, les prières au bas de l'Autel, il suit le célébrant pour les inclinations et les signes de croix, se frappe avec le plat de la main pour le Confiteor, et à la fin aide le célébrant à monter les degrés en soulevant l'aube, avec sa main extérieure.

Encensement

Dès que le célébrant est sur le plus haut degré MC clac général et fait signe au thuriféraire qui vient à sa droite, ils s'inclinent profondément, montent, MC récupère la navette, l'ouvre en disant Benedicite Pater reverende puis il baise le haut de la cuillère, la main du célébrant et lui donne la cuillère, puis, après l'imposition de l'encens, MC baise la main du célébrant et la cuillère, récupère l'encensoir, rend la navette, baise le haut des chaînes, la main droite du célébrant, et lui donne le haut des chaînes dans la main gauche, puis génuflectent. Pendant ce temps, le thuriféraire passe à gauche en génuflectant in plano au milieu.

MC aide le célébrant dans toutes ses génuflexions en mettant la main gauche sous le coude droit ; le célébrant encense la croix, (l'acolyte 1 retire le missel) génuflecte, encense les saintes reliques ( les jours de fête), génuflecte puis commence le tour de l'Autel par le côté Epître ayant donc MC à sa droite, et le thuriféraire à sa gauche, arrivé derrière l'Autel, au milieu, face au tabernacle, MC passe à la gauche du célébrant le thuriféraire est alors à sa droite, MC clac simple, génuflexion, le tour s'achève par le côté Evangile (l'acolyte 1 remet le missel), génuflexion, puis MC récupère l'encensoir (avec les baisements liturgiques), et quand le thuriféraire l'a rejoint ils s'inclinent profondément, MC encense le célébrant de trois coups doubles, rend l'encensoir au thuriféraire.

Introït-Kyrie-Gloria

Puis monte un degré pour indiquer l'Introït de la main droite. Au Gloria Patri MC s'incline puis retourne à sa place, qui est in plano en face du canon de l'offertoire.

MC dialogue le kyrie avec le célébrant ; il peut indiquer au célébrant d'aller s'asseoir si la chorale n'a pas entonné le dernier Christe eleison ; ils retourneront à l'Autel au début du dernier Kyrie eleison.

Le célébrant entonne le Gloria in excelsis puis le récite (sauf aux Messes des Défunts, pendant l'Avent, la Septuagésime, le Carême et aux jours de semaine sans fêtes).

Epître

Au Dominus vobiscum MC monte à sa place sur le premier degré, s'incline à Oremus puis indique au célébrant l'oraison et vérifie que l'acolyte 1 apporte l'Epistolaire, la tranche dans la main gauche, et en fonction des célébrants, un micro qu'il mettra sur le premier degré dans l'angle. MC retourne à sa place. A la fin de l'Epître, il répond seul Deo gratias et tandis que l'acolyte 1 repose le livre et retourne à sa place, MC monte pour indiquer le Graduel et l'Alleluia.

Evangile

Si la chorale chante le Graduel (remplacé pendant le temps pascal par l'Alleluia) et l'Alleluia avec son verset (remplacé après la Septuagésime par le Trait), MC indique au célébrant de retourner à la banquette. MC raccompagne le célébrant à l'Autel (en fonction de la longueur du verset), de manière à ce que la génuflexion générale se fasse à la reprise de l'alleluia, il enchaîne ensuite avec l'encensement.

Si la chorale ne chante pas le Propre, MC fait signe au thuriféraire et aux acolytes qui vont à la crédence, prennent leur cierge et se retournent, MC rejoint le thuriféraire au bas des marches, ils s'inclinent profondément, montent, MC récupère la navette, l'ouvre en disant Benedicite Pater reverende puis il baise le haut de la cuillère, la main du célébrant, et lui donne la cuillère, puis après l'imposition de l'encens, MC baise la main du célébrant et la cuillère et rend la navette au thuriféraire qui redescend et précède les acolytes devant l'Autel, MC prend le Missel, et descend directement, (ayant à sa gauche le thuriféraire) les quatres ministres forment un carré, au signal du MC tous font la génuflexion. Et tandis que MC remonte déposer le missel orienté, le thuriféraire précède les acolytes, et, une fois que l'acolyte 1 est passé, le TH prend sa place entre les deux acolytes. Pendant ce temps le célébrant récite le Munda cor meum au milieu de l'Autel.

Le MC reste au côté gauche du célébrant, répond au Dominus vobiscum et, en se signant, au Sequéntia sancti Evangélii secundum... MC récupère alors l'encensoir que lui apporte le thuriféraire, baise le haut des chaînes, la main droite du célébrant, et lui donne le haut des chaînes dans la main gauche. MC s'incline avec le célébrant, avant et après l'encensement du missel ; une fois le missel encensé MC récupère l'encensoir (avec les baisements liturgiques) et le rend au thuriféraire qui retourne à sa place. MC reste à gauche du célébrant afin de tourner éventuellement les pages.

A la fin de l'Evangile seul MC répond Laus tibi Christe, et, tandis que les acolytes se retirent immédiatement pour reposer leur cierge à la crédence, MC rejoint le thuriféraire puis ils s'inclinent profondément, MC encense le célébrant de trois coups doubles, rend l'encensoir au thuriféraire qui retourne à la sacristie.

Si l’Evangile n’est pas chanté, MC apporte le micro et le lectionnaire au célébrant.

Homélie

Si le célébrant prêche en chaire il doit enlever son manipule et sa chasuble éventuellement, MC devra donc l'aider. Ensuite MC accompagnera le célébrant à la chaire, après une génuflexion devant l'Autel, et l'aidera, en soulevant le bas de son aube et de sa soutane, à monter les marches, puis MC restera au bas de la chaire face à la croix d'Autel. A la fin du sermon MC raccompagnera le célébrant à l'Autel, et après génuflexion, à la banquette, puis il aidera le célébrant à revêtir ses ornements.

Si le célébrant prêche à l'ambon il retirera son manipule ; après génuflexion, MC laissera le célébrant seul pour prêcher. A la fin du sermon MC rejoindra le célébrant au milieu de l'Autel.



Credo

Le Credo ne se dit que le dimanche, aux fêtes d’Apôtres, et aux grandes fêtes. Il a été rédigé lors du 1er concile de Nicée (325) et complété au concile de Constantinople (381). "Que l'on fasse retentir le Credo, dit le Concile de Tolède (589) ; par ce chant la vraie foi s'affirme d'une façon éclatante, et l'âme des populations catholiques, revivant sa croyance, se prépare à recevoir la communion du corps et du sang du Christ".

MC aide le célébrant à monter à l'Autel, puis MC va à sa place (en face du canon de l'offertoire). Il s'incline avec le célébrant, et à l'Et incarnatus est il génuflecte avec le célébrant. Une fois que le célébrant a récité son Credo, il revient à la banquette, après génuflexion. Quand la chorale entonne l'Et incarnatus est MC clac général pour que ses ministres se mettent à genoux, il clac de nouveau pour que tous se relèvent. Souvent, le célébrant ayant récité son Credo se met à genoux sur le premier degré en même temps que les ministres.

Ensuite MC va prendre le calice et les ciboires, il peut si le nombre est important se faire aider par l'acolyte 1. MC prend donc le calice, s'incline devant le célébrant puis monte par le côté Epître, pose le calice au milieu, le (ou les) ciboire(s) autour et enfin rapproche le livre en le levant légèrement (et non en le traînant) ; il génuflecte au milieu, et retourne comme pour l'aller près du célébrant sans inclination. Pendant ce temps le thuriféraire est revenu.

S'il n'y a pas de Credo, le calice se met immédiatement après l'homélie.

Offertoire

A Oremus MC monte à l'Autel pour plier le voile. Celui-ci se plie en trois et se dépose du côté Epître. Les acolytes vont chercher leur burette respective (l'acolyte 1 le vin, l'acolyte 2 l'eau). ils s'inclinent et montent dès que le célébrant avance son calice, baisent leur burette en même temps, le premier donne sa burette, et ensuite l'acolyte 2. Une fois que le célébrant a rendu l'eau à l'acolyte 2, tous deux baisent leur burette, s'inclinent, se tournent vers l'intérieur, descendent les degrés, vont déposer leur burette.

MC fait signe au thuriféraire qui vient à sa droite, ils s'inclinent profondément, montent, MC récupère la navette, l'ouvre en disant Benedicite Pater reverende puis il baise le haut de la cuillère, la main du Prêtre, lui donne la cuillère, puis après l'imposition de l'encens, MC baise la main du célébrant et la cuillère, récupère l'encensoir, rend la navette, baise le haut des chaînes, la main droite du célébrant, et lui donne le haut des chaînes dans la main gauche. Pendant ce temps le thuriféraire part avec l'acolyte 1, ils passent côté Evangile en génuflectant in plano au milieu. Puis tandis que le célébrant encense les oblats, le thuriféraire remonte à la gauche du célébrant alors que l'acolyte 1 attend du côté Evangile.

MC aide le célébrant dans toutes ses génuflexions en mettant la main gauche sous le coude droit ; le célébrant encense la croix, génuflecte, encense les saintes reliques ( les jours de fête), génuflecte puis commence le tour de l'Autel par le côté Epître (l'acolyte 1 prend le missel), ayant donc MC à sa droite, et le thuriféraire à sa gauche ; arrivé derrière l'Autel, au milieu, face au tabernacle, MC passe à la gauche du célébrant, le thuriféraire est alors à sa droite, MC clac simple, génuflexion, le tour s'achève par le côté Evangile (l'acolyte 1 remet le missel), génuflexion, puis MC récupère l'encensoir (avec les baisements liturgiques) et quand le thuriféraire l'a rejoint ils s'inclinent profondément, MC encense le célébrant de trois coups doubles, s’incline à nouveau, (les acolytes s’inclinent en même temps), rend l'encensoir au thuriféraire.

Immédiatement les acolytes montent pour laver les doigts du célébrant, puis retournent à la crédence. Pendant ce temps le thuriféraire suit MC, génuflecte derrière lui, va encenser le clergé ; ensuite il encense le maître des cérémonies (1x1), les acolytes un coup chacun, et enfin le peuple des fidèles. Ensuite le thuriféraire fait signe aux céroféraires, et, après la génuflexion, les accompagne à la sacristie. MC est donc monté à l'Autel du côté Evangile et après son encensement, il devra rester à sa place auprès du célébrant, il doit veiller à ce que tout se déroule normalement. MC répondra à Orate fratres, puis il indiquera la Secrète, et enfin la Préface.

Sanctus

Le thuriféraire en tête, tous les céroféraires vont à l'Autel. Le thuriféraire les fait génuflecter puis ils s'agenouillent, tandis qu'il retourne à la crédence. Après avoir été encensé l'acolyte 1 a pris la clochette, et accompagné du second acolyte, est allé à l'Autel, puis ils se sont placés devant les canons de l'Autel, sur le premier degré (acolyte 1 étant du côté Epître). L'acolyte 1 sonne ses trois coups au Sanctus du célébrant.

Contrairement aux autres cérémoniaux, celui-ci va s'attacher à détailler tout le Canon: quelques principes et les gestes les plus importants du célébrant, afin que MC ne soit pas surpris par une génuflexion ou un signe de croix. (N.D.A)

Canon

1) Principes

La règle à suivre au cours du Canon est simple : je me fais le plus discret possible. MC ne répond jamais, il ne dialogue pas avec le célébrant ni au Sanctus, ni à l'Agnus Dei, ni au Pater. MC ne se signe et ne s'incline jamais. Par contre il fait les génuflexions avec le célébrant, lui soutenant le coude avec sa main droite, et tournant les pages avec la main gauche. A chaque fois que le célébrant découvre le calice il fait une génuflexion, et, également, quand il le recouvre. De même avant et après manipulation de la sainte Hostie.

2) Te igitur - Memento

Le célébrant s'incline profondément, baise l'Autel et en silence, comme au cours de tout le Canon, fait sur l'hostie et le calice trois signes de croix, puis il continue en priant pour l'Eglise militante, le pape et l'évêque du lieu, les fidèles vivants : c'est le Memento des vivants. MC part du côté Evangile, dès que le célébrant joint les mains, pour se mettre dans l'angle, légèrement incliné. Dès que le célébrant rouvre les mains, MC remonte directement à ses côtés, MC fait alors un signe de tête à l'acolyte1 pour que ce dernier charge l'encensoir.

3) Communicantes - Hanc igitur

Puis le célébrant rappelle le souvenir de l'Eglise triomphante - c'est le Communicantes. Ensuite le célébrant étend les mains sur le calice et l'hostie, comme le faisait autrefois le Grand-Prêtre sur la victime que l'on immolait pour expier les péchés, c'est l' Hanc igitur (l'acolyte 1 doit sonner un coup, au besoin MC lui fera signe) ; enfin le célébrant joint les mains, et marque à nouveau du signe de la croix le pain et le vin en demandant qu'ils deviennent le corps et le sang de Jésus.

4) Consécration

MC se retire dès que les deux consécrations apparaissent sur les deux pages. MC génuflecte sur le plus haut degré, et se met à la droite du célébrant.

A chaque génuflexion du célébrant, MC s'incline profondément, l'acolyte1 sonne un coup, le thuriféraire se prépare à encenser. A chaque élévation MC soulève légèrement la chasuble, l'acolyte1 sonne trois coups, et le thuriféraire encense trois coups doubles.

5) Suite du Canon

Dès que le célébrant se relève de sa dernière génuflexion, MC remonte directement, et fait sa génuflexion, avec le thuriféraire après avoir indiqué au célébrant l'Unde et memores, récité les bras étendus. Le célébrant marque de cinq signes de croix l'Hostie et le calice, symboles des cinq plaies de Jésus. Puis il va s'incliner profondément en disant Supplices te rogamus, il rappelle que l'Hostie immolée sur l'Autel de nos églises est cet Agneau "comme immolé" qui est au ciel sur l'Autel d'or "devant le trône de Dieu" (Apoc.8,3).

6) Memento des défunts

Après avoir marqué d'un signe de croix le Corps et le Sang de Notre-Seigneur, le célébrant prie pour les défunts. "Les âmes du purgatoire sont soulagées pendant le sacrifice offert à leur intention", dit saint Jérôme. MC part du côté Evangile, dès que le célébrant joint les mains, pour se mettre dans l'angle, légèrement incliné. Dès que le célébrant rouvre les mains MC remonte directement à ses côtés. Puis le célébrant se frappe la poitrine et ajoute au souvenir de l'Eglise souffrante celui de l'Eglise militante et triomphante, c'est le Nobis quoque peccatoribus. Le célébrant bénit, comme on bénissait autrefois les offrandes qui servaient aux agapes des premiers chrétiens : cette prière a été ajoutée par saint Léon au Vème siècle.

7) Petite Elévation

Le célébrant termine le Canon. Il prend l'Hostie et le Calice et les élève vers le ciel. C'est la conclusion des différentes prières d'oblation du Canon. "C'était une cérémonie du sacrifice, déclare Bossuet, d'élever la victime pour l'offrir à Dieu. On élève dans ce même esprit le Corps et le Sang de Notre-Seigneur qui est notre véritable victime".

A omnis honor, MC fait signe à l'acolyte 1 pour qu'il sonne un coup.

Pater

Le célébrant, après avoir remis la pale sur le calice, et après la génuflexion, chante avant le Pater, le Praeceptis. Ensuite, les mains étendues, les yeux fixés sur l'Hostie il dit le Pater noster. Après il enchaîne avec le Libera nos. Puis c'est la fraction de l'Hostie. Jésus pacifie tout par la Croix et son Sang ; aussi le célébrant fait, avec une parcelle de l'Hostie qu'il vient de diviser en trois, des signes de croix sur le calice en nous souhaitant la paix : Pax Domini. Enfin c'est l'Agnus Dei, que le célébrant récite seul.

Communion

Le célébrant récite encore quelques prières, puis à la fin du Perceptio Corporis, il génuflecte et, tandis que MC descend se mettre à genoux du côté Evangile, en face du thuriféraire, le célébrant récite le Domine non sum dignus, l'acolyte 1 sonne ses six coups de clochette, puis donne celle-ci au thuriféraire qui va la poser sur la crédence et revient à sa place.

Tous attendent le signal du MC, après que le célébrant a consommé le Précieux Sang : il donne un clac général mais pas trop fort pour ne pas gêner le célébrant. Alors tous se lèvent et se mettent à leur place pour communier : aux deux extrêmes, MC et le thuriféraire, entre eux les acolytes et le porte-croix qui peut s'insérer entre les deux acolytes. Au premier clac du MC tous génuflectent, puis au double clac tous s'agenouillent sur le premier degré en-dessous du célébrant.. Le thuriféraire fait passer les plateaux. Le MC accompagne le célébrant, l’acolyte 1 et si nécéssaire l’acolyte 2 le ou les autres prêtres distribuant la sainte communion. Tous ceux qui le veulent communient (il est bon de rappeler, en ces temps de crise de l'Eglise, que la communion n'est pas chose obligatoire. Servir la Messe n'implique pas automatiquement une communion. Pour cela les ministres qui ne voudront pas communier mettront leur index devant la bouche, ils peuvent faire une communion de désir).

Ensuite au clac du MC tous se relèvent, et ceux qui ont les plateaux (le cérémoniaire, les acolytes, jamais le thuriféraire -sauf si les acolytes sont absents ou si l'un d'eux défaille) assistent par la droite les prêtres donnant la Sainte Communion. Le thuriféraire ira placer les céréforaires comme suit : les deux premiers au banc de communion, face à face ; deux autres autour de l'Autel, en gardiens des Saintes Espèces ; les deux derniers autour de l'Autel du Saint Sacrement. Chacun ayant "son" célébrant, il serait logique que l'acolyte 1 soit avec le célébrant.

Ablutions

Une fois que les fidèles ont communié, tous retournent à leur place, sauf les céroféraires qui accompagnent, sous la direction du thuriféraire, les Saintes Espèces à l'Autel du Saint Sacrement, où sont déjà les 5ème et 6ème céréforaires, là il restent à genoux les uns à côté des autres. Puis dès que le tabernacle est fermé, ou au clac général du MC, tous, sans aucune exception, se lèvent.

Tandis que les céroféraires suivent le thuriféraire à la sacristie, les acolytes arrivent avec le vin et l'eau, comme pour la première fois, mais seul l'acolyte 1 monte avec le vin quand le célébrant penche un peu son calice. Ensuite les acolytes versent le contenu de leur burette sur les doigts du célébrant. Il retournent à la crédence. Il vont directement, d'un pas alerte, à l'Autel, génuflectent et montent en se croisant. L'acolyte 1 prend le livre, l'acolyte 2 le voile, ils se rejoignent au bas des degrés. L'acolyte 1 remonte et dépose le livre, bien droit ; l'acolyte 2 pose le voile, tend la bourse ouverte, et dès que le célébrant y a déposé le corporal, pose la bourse, lui tend le voile et lui rend la bourse le côté qui s'ouvre vers la croix. L'acolyte 1 passe devant l'acolyte 2 quand ils se croisent en montant à l'Autel. Ensuite les deux acolytes redescendent au bas des degrés, génuflectent, se tournent vers l'intérieur et reviennent à la banquette.

Antienne de la communion et Postcommunion

Dès que le missel est posé sur l'Autel du côté Epître, MC monte pour préparer les pages pour indiquer au célébrant la Communion. Après le Dominus vobiscum que le célébrant dit au milieu, il revient au missel, puis le célébrant s'incline avec MC vers la croix, et dit Oremus, puis immédiatement MC lui indique la Postcommunion. Une fois celle-ci chantée, MC referme le livre, la tranche vers la croix d'Autel, puis retourne à sa place.

Ite missa est et bénédiction

Le célébrant va au milieu de l'Autel, il le baise et dit Dominus vobiscum. Tous les fidèles, pensant au grand bienfait que Dieu vient de leur faire, jettent un cri d'action de grâces. "Rien de plus court, rien de plus grand, dit saint Augustin, que cette action de grâces". Seul MC répondra Deo gratias. Ensuite le célébrant s'incline profondément et résume le but pour lequel il a offert à Dieu, par le saint Sacrifice de la Messe, la victime du Calvaire -c'est le Placeat.

Puis le célébrant baise l'Autel; c'est à ce moment précis que MC clac général pour que ses ministres se mettent à genoux. Tous étant bénis, répondent : Amen.

Dernier Evangile

Le célébrant va du côté de l'Evangile et récite le commencement de celui de St Jean. Cet Evangile nous rappelle que Jésus est Dieu qui s'est incarné et que ceux qui l'ont reçu avec foi et amour deviennent avec Lui enfants de Dieu. C'est ce qui se fait par la communion.

Après avoir répondu Et cum spiritu tuo, s'être tourné vers le dernier Evangile et signé, MC toujours seul répondra Gloria tibi Domine. Puis au Et Verbum caro factum est, MC clac général, puis fait signe au thuriféraire de commencer la procession. MC répondra seul au célébrant Deo gratias.

Sortie

Nous n'avons jamais pu définir avec précision le moment du départ, cela peut dépendre de l'heure, du chant, du célébrant...

Une fois le moment décidé, MC, qui sera légèrement en retrait du célébrant clac général pour que les ministres génuflectent (TH, CERO, clergé) ou s'inclinent (PC, ACO). MC comme pour le départ vérifie que ses ministres commencent la procession en gardant leurs distances (deux pas).

Sacristie

En arrivant à la sacristie, et au signal du MC, tous s'inclineront devant la croix puis devant le célébrant. Puis MC demandera la bénédiction au célébrant en disant "Jube Domne, benedicere" et mettra à genoux tous les ministres.




Outils personnels
Récemment sur Salve Regina