La célébration de la Messe basses dans le rite romain traditionnel

De Salve Regina.

Etudes sur la Messe
Auteur : Abbé Sébastien Dufour
Date de publication originale : 2002

Difficulté de lecture : ♦♦ Moyen


Sommaire

LA CÉLÉBRATION DE LA MESSE BASSE DANS LE RITE ROMAIN TRADITIONNEL

I. RÈGLES GÉNÉRALES.

1- POSITION DU CORPS

  1. Le Prêtre doit se tenir droit, évitant à la fois la négligence et l’affectation. Il se tient tourné vers le livre quand il lit dans le Missel, la tête tournée dans le même sens que le corps.
  2. Lorsqu’il doit baiser l’autel ou s’incliner profondément en tenant les mains jointes sur l’autel, il se teint à quelque distance de l’autel, afin de ne pas avoir à plier les genoux ni à se tourner en aucune façon.
  3. Il baise l’autel au milieu[1], en évitant de toucher le voile du calice lorsque celui-ci est couvert, ou l’hostie quand elle est sur le corporal.
  4. Quand il doit se tourner vers le peuple après avoir baisé l’autel, il évite de le faire avant d’être entièrement relevé ; il s’écarte un peu pour ne pas user ni la chasuble, ni les parements de l’autel. Etant face au peuple, il tient les yeux baissés[2], le corps droit sans s’appuyer le dos contre l’autel.

2- POSITION DES MAINS

  1. Les mains peuvent être jointes, étendues ou occupées à faire un action. Les mains jointes peuvent prendre trois positions ; les mains étendues peuvent en avoir six ; on distingue ainsi neuf positions des mains. La dixième a lieu quand une seule main est occupée : en ce cas, il y a des règles à suivre sur la manière de faire d’une main cette action, et sur la position de l’autre main pendant ce temps.
  1. La première position est celle des mains jointes devant la poitrine : junctis manibus ante pectus. Le Prêtre tient les doigts joints et étendus devant la poitrine[3], ni plus haut ni plus bas, le pouce droit croisé sur le pouce gauche, excepté depuis la consécration jusqu’à l’ablution. Les mains sont plus rapprochées de la verticale que de l’horizontale.
  1. La deuxième position est celle du Prêtre qui élève les mains jointes devant le bas du visage : elevans et jungens manus usque ad faciem vel pectus ; junctis manibus ante pectus et usque ad faciem elevatis ; ambas manus ante faciem jungit[4]. Le Prêtre tient alors les mains jointes comme il est dit au numéro précédent, mais à peu près verticalement et de manière que l’extrémité des doigts atteigne presque la bouche.
  1. Dans la troisième position, le Prêtre appuie les mains jointes sur l’autel : junctis manibus et super altare positis. Il tient les mains jointes comme il est dit au n°2, et les pose sur l’autel de manière que l’extrémité des petits doigts touche le bord antérieur de l’autel[5].
  1. La quatrième position consiste à étendre les mains devant la poitrine : extendit manus ante pectus. Les mains étendues devant la poitrine ne doivent dépasser ni la hauteur ni la largeur des épaules ; les paumes doivent être tournées l’une vers l’autre, les doigts unis ensemble[6], les coudes rapprochés du corps. Quand le Prêtre est au milieu de l’autel et lit sur le Missel, elles contiennent à la fois le calice et le Missel.
  1. La cinquième position est exprimée ainsi par la rubrique : extendit et jungit manus ante pectus. Le Prêtre écarte les deux mains l’une de l’autre, sans dépasser la largeur du corps, pour les rejoindre aussitôt[7].
  1. Dans les autres circonstances, il est dit manus extendens elevansque usque ad humeros, elevans et extendens. En étendant les mains, le Prêtre les élève jusqu’à la hauteur des épaules[8]. Telle est la sixième position.
  1. La septième consiste à tenir les mains étendues sur l’autel de chaque côté, manibus extensis aequaliter hinc et inde super altare positis. Le Prêtre tient les deux mains étendues et les pose sur l’autel, jusqu’au poignet exclusivement. Avant la consécration et après les ablutions, il est pose en dehors du corporal ; depuis la consécration jusque après l’ablution, il les met sur le corporal[9].
  1. La huitième (positis super librum vel super altare manibus, ita ut palmae librum tangant, vel librum tenens) consiste à tenir ou toucher le Missel[10], dans sa partie inférieure.
  1. La neuvième consiste à étendre les mains sur les Oblats[11], elle n’a lieu que dans cette circonstance.
  1. La dixième position a lieu toutes les fois qu’une des mains est occupée à faire une action. Le Prêtre ne laisse jamais seule une main élevée : si l’une est occupée, l’autre doit être posée[12].
  1. Quand il fait le signe de croix sur lui ou sur les assistants, quand il se frappe la poitrine au bas de l’autel, il pose la main gauche au dessous de la poitrine.
  2. A l’autel, toutes les fois que la main droite est occupée, il pose la main gauche sur l’autel, en observant ce qui est dit au n°8 ; il y pose la main droite quand il tourne de la gauche les pages du Missel.
  3. Il pose la main gauche sur le Missel, en faisant avec le pouce droit le signe de croix sur le commencement de l’évangile[13]. Il peut poser une main sur le bord du Missel en tournant les pages, s’il n’est pas au milieu de l’autel.
  1. Lorsque le Prêtre doit tenir le calice avec une main, il le prend par le nœud[14]. Quand il le tient des deux mains il le prend, en règle générale, de la main droite par le nœud et de la gauche par le pied[15]. Avant la consécration et après l’ablution, il met le pouce en avant du nœud et tous les autres doigts à l’arrière. Après la consécration et avant l’ablution, comme il ne doit pas disjoindre le pouce et l’index[16], il met ces deux doigts en avant du nœud avec le petit doigt et les deux autres en arrière.
  1. Lorsque le Prêtre fait le signe de croix sur lui, il observe l’usage habituel. Quand il bénit quelque chose, il commence par joindre les mains, et pose la main gauche sur l’autel, si le contraire n’est pas marqué ; il tourne la main droite étendue[17] vers ce qu’il bénit. Quand il bénit les fidèles, il pose la main gauche au dessous de la poitrine[18], et fait le signe de croix verticalement.
  1. Le mouvement de chaque main doit, autant que possible ne pas dépasser le milieu du corps. Ainsi, en ouvrant le Missel, le Prêtre commence par le prendre des deux mains, en place le dos sur le pupitre, et l’ouvre ensuite. Pour faire passer un signet de droite à gauche, il le prend dans la main droite et le passe dans la gauche, et inversement pour le faire passer de gauche à droite. Pour cherche la secrète et la préface, il se sert de la main gauche, et tient la droite sur l’autel, à moins qu’il n’ait besoin des deux mains.
  1. Il doit éviter de faire du bruit en ouvrant et fermant le Missel, ou en laisser tomber une partie des feuilles de leur propre poids.

3- POSITION DES PIEDS

  1. Le Prêtre, debout à l’autel, doit éviter d’écarter les pieds, ou de s’appuyer plus sur un pieds que sur l’autre.
  2. Quand il monte les degrés de l’autel, il prend garde de marcher sur l’aube, en élevant un peu le genou avant de poser le pied droit.
  3. S’il recule quand il baise l’autel ou s’incline profondément, il garde le pieds sur la même ligne, à égale distance de l’autel.
  4. Quand il se rend d’un côté de l’autel à l’autre, il se tourne sur place vers le côté où il se dirige, marchant droit devant lui et non en avançant de côté.

4- RÉCITATION DES PRIÈRES

  1. Le Prêtre doit avoir soin de prononcer distinctement et posément toutes les prières de la Messe ; mais il ne doit pas les dire trop lentement.
  1. On distingue trois tons :
  1. Voce intelligibili : le Prêtre prononce ce qu’il doit dire à voix haute, de manière à être entendu des fidèles ; il ne parle pas trop haut, au point de troubler ceux qui célébreraient en même temps que lui, mais d’un ton grave et modéré, de manière à être bien compris.
  2. Voce mediocri (submissa voce): il prononce ce qu’il doit dire à voix médiocre, d’un ton moins élevé, de manière toutefois à être entendu des assistants les plus proches ;
  3. Secreto : pour ce qu’il doit dire à voix basse, il le prononce de manière à s’entendre lui-même et à n’être point entendu des assistants.
  1. Il est plusieurs prières que le Prêtre doit savoir de mémoire. Ces prières, outre celles qu’il récite en prenant les ornements, sont : le psaume Judica me Deus ; toutes celles qu’il récite profondément incliné, comme Munda cor meum, Te igitur, Supplices te rogamus ; la prière de l’oblation du calice, qu’il récite les yeux levés ; celles qui précèdent la consécration ; celles qu’il récite avant de communier ; en communiant ; en recevant la purification et l’ablution.
  1. En outre il est utile de savoir par cœur les prières pendant lesquelles il y a des cérémonies à faire : c’est un moyen d’observer celles-ci avec exactitude et aisance.
  2. Il est également bon de savoir par cœur les prières de l’action de grâces : Trium puerorum….

5- DES RÉVÉRENCES

  1. Lorsque le Prêtre, étant tourné vers le livre, doit faire une inclination vers la croix, il se tourne d’abord vers la croix, s’incline, se redresse, et se retourne vers le Missel.
  1. L’inclination au saint Nom de Jésus n’est pas prescrite dans le cas où le Prêtre est occupé en même temps par un autre geste ou cérémonie, au moment où il le prononce. Cependant il est bon de la faire si on le peut facilement.
  1. En faisant la génuflexion, le Prêtre doit poser les mains sur le devant de l’autel[19], reculer un peu les pieds, fléchir le genou, et se relever sans précipitation.

II. RITUS SERVANDUS IN CELEBRATIONE MISSAE

Le texte qui suit est une traduction du Ritus servandus in celebratione Missae du Missel de 1962 dont nous avons respecté la numérotation. Ce qui se trouve entre [ ] est une précision donnée par un Auteur. Ce qui se trouve entre { } est une réponse de la Sacrée Congrégation des Rites.


1- DE LA PRÉPARATION DE LA MESSE[20]

  1. Le Prêtre s’applique quelque temps à l’oraison, et récite si le temps le lui permet les prières de préparation.

[Il fera bien, avant de célébrer la Messe, de diriger nettement ses intentions, en récitant la formule suivante :

Ego volo celebráre Missam et confícere Corpus et Sánguinem Dómini nostri Jesu Christi, juxta ritum sanctae Románae Ecclésiae : ad laudem Omnipoténtis Dei totiúsque Cúriae triumphális ; ad utilitatem meam ; totiúsque Cúriae militántis ; pro ómnibus qui se commendavérunt oratiónibus meis : in génere…, et in spécie… et pro felíci statu sanctae Románae Ecclésiae. Amen][21].

Puis il se rend à la sacristie où sont préparés les ornements et les autres choses nécessaires à la célébration de la Messe.

Il ouvre le Missel, et marque avec les signets ce qu’il devra réciter. Il se lave ensuite les mains en récitant la prière :

Da, Dómine, virtútem mánibus meis ad abstergéndam omnem máculam ; ut sine pollutióne mentis et córporis váleam tibi servíre.

Il prépare alors le calice : il pose sur la coupe un purificatoire propre, et la patène avec une hostie, dont il détache les parcelles s’il en est besoin [on peut faire une trace sur l’hostie pour en faciliter la fraction s’il n’y en a pas de marquées][22] ; [si le Célébrant à l’usage de la petite cuiller, il la place sur le purificatoire, sous la patène], puis il couvre la patène de la pale, puis du voile {qui doit cacher entièrement au moins la partie antérieure du calice}[23] ; sur le voile il place la bourse contenant un corporal ; la bourse et le voile étant de la même couleur que les ornements.


  1. Après ces préparatifs, le Prêtre se revêt des ornements sur la soutane, récitant en même temps les prières indiquées pour cela.
  1. - Prenant l’amict par les angles où sont les cordons, le Prêtre baise la croix qui est au milieu, la pose sur la tête, l’abaisse, et l’adapte autours du cou de manière à recouvrir entièrement le col de la soutane. Il croise les cordons sur la poitrine, les passe sous les bras, les ramène et les attache par devant. Il récite en mettant l’amict :

Impóne, Dómine, cápiti meo gáleam salútis, ad expugnándos diabólicos incúrsus.


- Il se revêt de l’aube [sans baiser la croix][24] faisant d’abord passer la tête puis le bras droit, ensuite le bras gauche, en récitant :

Deálba me, Dómine, et munda cor meum ; ut in sánguine Agni dealbátus, gáudiis pérfruar sempitérnis.


- Il l’ajuste convenablement, puis prend le cordon doublé [le côté où sont les glands dans la main droite][25], se ceint et le noue [par devant de manière que les glands tombent par terre][26]. Le Prêtre adapte l’aube tout autours, de sorte qu’elle tombe convenablement de tous côtés, couvre la soutane et soit élevée à la hauteur d’un doigt du sol environ. Il dit en se ceignant du cordon :

Praecínge me, Dómine, cíngulo puritátis, et exstíngue in lumbis meis humórem libídinis ; ut máneat in me virtus continéntiae et castitátis.


- En prenant le manipule, il baise la croix qui s’y trouve au milieu, le met au bras gauche [au dessous du coude et le fixe s’il y a des attaches][27] en récitant :

Mérear, Dómine, portáre manípulum fletus et dolóris ; ut cum exultatióne recípiam mercédam labóris.


- Le Prêtre prend l’étole des deux mains, baise la croix du milieu, la met sur le cou et la croise sur la poitrine en faisant croiser le côté droit au dessus du côté gauche. Il fixe l’étole de chaque côté avec les extrémités du cordon. Il récite en mettant l'étole :

Redde mihi, Dómine, stolam immortálitatis quam pérdidi in praevaricatióne primi paréntis ; et quamvis indígnus accédo ad tuum sacrum mystérium, mérear tamen gáudium sempitérnum.


- Il se revêt de la chasuble [et l’attache avec des cordons][28] en disant :

Dómine qui dixísti : Jugum meum suáve est, et onus meum leve ; fac, ut istud portáre sic váleam, quod cónsequar tuam grátiam. Amen.


[S’il n’y a pas de sacristie, le Prêtre prendrait les ornements sur une table dans le chœur ; s’il se trouvait obligé de s’habiller à l’autel, il y prendrait les ornements non pas au milieu mais au coin de l’évangile][29].


2- DE LA SACRISTIE A L’AUTEL[30]

  1. Le Prêtre revêtu des ornements se couvre de la barrette[31]. Il prend le calice de la main gauche [par le nœud][32] et le porte devant la poitrine, la main droite étendue sur la bourse, {il ne doit rien poser sur la bourse, ni ciboire, ni manuterge, pas même la clef du tabernacle}[33]. Il fait [sans se découvrir] un inclination profonde à la croix ou à l’image qui en tiendrait lieu dans la sacristie.

Puis il se rend à l’autel ayant la tête couverte, et tenant le corps droit et les yeux baissés. {Il fait bien de prendre de l’eau bénite en entrant dans l’église s’il peut le faire commodément, en ce cas il se signe sans retirer sa barrette}[34].

{Si la sacristie est située derrière un autel, il entre par le côté évangile et repartira par le côté épître}[35].

En se rendant à l’autel :

  1. S’il passe devant l’autel principal, il fait une inclination profonde, la tête couverte ; s’il passe devant l’autel du Saint-Sacrement, il fait le génuflexion sans se découvrir [à moins qu’il ne porte pas de calice][36]. [Il ne fait aucune révérence à un autel mineur].
  2. S’il passe devant un autel où l’on dit la Messe :
  • Au moment de l’élévation, il se met à genoux, se découvre ensuite, [tient sa barrette, l’ouverture tournée vers lui][37] et incline la tête. Puis après l’élévation du calice, il se couvre, se relève et continue sa marche.
  • {Entre la consécration et la communion, il peut ne faire aucune révérence.}[38]
  • Si l’on distribue la communion, il fait comme pour l’élévation, {mais il se relève aussitôt sans attendre la fin de la distribution}[39].
  1. [S’il passe devant le Saint-Sacrement exposé, il se met à genoux, se découvre, incline la tête, et se lève après avoir remis la barrette][40].
  2. {S’il passe devant une relique de la vraie croix exposée, il fait la génuflexion sans se découvrir ; devant une relique insigne exposée, il fait une inclination médiocre}[41].
  1. Arrivé au bas des degrés de l’autel, le Prêtre se découvre, donne sa barrette au servant, et s’incline profondément vers la croix. Si le Saint-Sacrement est dans le tabernacle, il fait la génuflexion {« in plano »}[42].

Il monte ensuite à l’autel, et, se tenant au milieu, il dépose le calice du côté de l’évangile, prend la bourse, [la pose sur l’autel et la tenant de la main gauche][43], en tire de la main droite le corporal [qu’il met au milieu][44].

Il place d’une main la bourse du côté de l’évangile, [tenant l’autre sur l’autel, et appuie la bourse sur le gradin de l’autel][45]. Puis il déplie {entièrement}[46] le corporal au milieu de l’autel.

[Mettant alors la main droite][47] sur le calice, il le prend [par le nœud avec la main gauche][48], le place sur le corporal {et dispose le voile par devant}[49].


  1. [Joignant ensuite les mains], le Prêtre se rend au coin de l’épître et ouvre lui-même le Missel à l’Introït ; puis il revient au milieu les mains jointes, fait une inclination de tête à la croix, se tourne par sa droite vers le coin de l’épître et descend au bas des degrés.

3- COMMENCEMENT DE LA MESSE[50]

  1. Descendu au bas des degrés, le Prêtre se tourne vers l’autel, les mains jointes devant la poitrine, fait une inclination profonde, ou si le Saint-Sacrement est dans le tabernacle, une génuflexion {sur le degré}[51].
  1. S’étant relevé, le Prêtre fait le signe de croix avec la main droite, [la main gauche étendue sous la poitrine] en disant à voix haute :

In nomine Patris, et Filii, et Spiritus Sancti. Amen.

Dès lors, il continue la Messe jusqu’à la fin sans s’occuper de ce qui se passe à d’autres autels.


  1. Après le signe de croix, il joint les mains, dit à haute voix l’antienne :  Introíbo ad altare Dei, et le servant répond, il récite ensuite alternativement avec lui le psaume Judica me Deus jusqu’à la fin avec le Gloria Patri. Après ce psaume, il répète l’antienne Introíbo. En disant Gloria Patri, il fait une inclination de tête vers la Croix.
  1. Après avoir répété l’antienne Introíbo, il dit le verset Adjutorium nostrum, en faisant le signe de croix avec sa main droite : [il se touche le front en disant Adjutorium, la poitrine à nostrum, l’épaule gauche à in Nomine, l’épaule droite à Domini][52], [la main gauche étant sous la poitrine][53].

Puis s’inclinant profondément il récite le Confiteor, les mains toujours jointes sur la poitrine. [A vobis fratres et vos fratres, il ne se tourne pas vers le Servant][54]. En disant les trois Mea culpa, il se frappe trois fois la poitrine de la main droite [étendue, sans affectation et sans bruit][55], tenant la gauche appuyée au dessous. Il demeure ainsi incliné jusqu’à que le Servant ait dit Misereatur…, et se redresse, toujours les mains jointes, après avoir répondu Amen.


  1. Le Servant[56] ayant récité le Confiteor, le Prêtre répond Misereatur…, et dit ensuite Indulgentiam… en faisant sur lui le signe de croix : [ il se touche le front à indulgentiam, la poitrine à absolutionem, l’épaule gauche à remissionem, l’épaule droite à peccatorum nostrorum et achève la prière les mains jointes][57].

Le Prêtre s’incline [médiocrement][58] et , tenant toujours les mains jointes, il dit à haute voix Deus tu conversus et ce qui suit jusqu’à l’oraison Aufer a nobis…Il dit Oremus, lorsqu’après après avoir étendu les mains, il les rejoint ; [puis il se redresse][59].


4- INTROÏT, KYRIE ET GLORIA[60]

  1. Le Prêtre monte au milieu de l’autel, en disant [à voix basse][61] Aufer a nobis… En y arrivant, il pose les mains jointes sur le bord de l’autel [de façon telle que les petits doigts touchent le front de l’autel], et s’incline médiocrement, et récite à voix basse Oramus te… ; aux mots Quorum reliquiae hic sunt, il pose les mains à plat sur l’autel, de chaque côté [hors du corporal][62], et le baise au milieu.
  1. Ayant baisé l’autel, le Prêtre [se redresse en achevant la prière][63], [joint les mains][64], va au coin de l’épître, se tourne vers le Missel et lit à haute voix l’Introït, faisant sur lui le signe de croix lorsqu’il prononce les premières paroles. Il continue ensuite les mains jointes ; au Gloria Patri, il fait une inclination de tête vers la croix [jusqu’au Sicut erat exclusivement]. Il répète ensuite l’Introït sans faire le signe de croix.

Après l’Introït, il va au milieu de l’autel {sans faire d’inclination}[65], tenant les mains jointes, et dit du même ton de voix le Kyrie, alternativement avec le Servant. Si l’on ne répondait pas, il dirait seul les neuf invocations.


  1. Après le dernier Kyrie, s’il doit dire le Gloria, le Prêtre étend les mains, les élève à la hauteur des épaules, les paumes tournées l’une vers l’autre et dit à haute voix Gloria in excelsis Deo ; en disant Deo, il rejoint les mains et incline la tête.

Il continue, les mains jointes, faisant une inclination de tête à ces mots : Adoramus te, Gratias agimus tibi, Jesu Christe, Suscipe deprecationem nostram, Jesu Christe.

A la fin, il fait le signe de croix, [la main gauche sous la poitrine][66], en disant Cum Sancto Spiritu in gloria Dei Patris, Amen. [Il ne doit pas ensuite rejoindre les mains][67].


5- LA COLLECTE[68]

  1. Le Gloria achevé, ou, s’il ne doit pas le dire, après le dernier Kyrie, le Prêtre pose les mains étendues de chaque côté de l’autel et baise l’autel au milieu. Puis, les mains jointes et tenant les yeux baissés, se tourne par sa droite vers le peuple ; étendant et rejoignant les mains, il dit à haute voix Dominus vobiscum.

Il revient ensuite au Missel, [faisant un quart de tour vers le côté épître][69], les mains jointes.

Etendant et rejoignant les mains devant la poitrine, il incline la tête vers la croix et dit Oremus ; puis il étend les mains devant la poitrine et dit l’oraison.

En disant Per Dominum…, il rejoint les mains et les tient jointes jusqu’à la fin de la conclusion. Il incline la tête vers la croix en disant Jesum Christum. Si le conclusion est Qui tecum… ou Qui vivis…, il rejoint les mains seulement en disant in unitate [sans incliner la tête].

[Quand il y a plusieurs oraisons, on dit Oremus avant la première et la deuxième seulement ; la conclusion ne se dit qu’à la première et la dernière][70].


  1. Au nom de Jésus, le Prêtre incline la tête vers la croix. Il incline la tête sans se tourner vers la croix, au nom de Marie, des Saints dont on dit la Messe ou dont on fait mémoire, au nom du Pape, [et de l’évêque diocésain quand on récite l’oraison pour lui][71].

Cependant si une statue ou image de la Sainte Vierge, du Saint dont on célèbre la fête ou dont on fait mémoire, occupait la partie principale de l’autel, le Prêtre ferait l’inclination vers cette image ou cette statue.

{La même règle s’applique à la relique du Saint dont on célèbre la fête ou dont on fait mémoire}[72].

[Cette règle ne s’applique pas au Saint nommé dans le titre de l’épître et de l’évangile][73].


  1. Si l’autel est placé de manière que le Prêtre ait le peuple devant lui, il ne se retourne pas pour Dominus vobiscum, Orate fratres et Ite Missa est, et donner la bénédiction : mais, ayant baisé l’autel, il étend et rejoint les mains sans se retourner.
  1. Aux Quatre-Temps et autres jours où il faut dire plusieurs oraisons avec des prophéties, le Prêtre après avoir dit le Kyrie au milieu de l’autel, revient au coin de l’épître ; étendant alors et rejoignant les mains, il incline la tête vers la croix et dit Oremus ; puis il fait la génuflexion, les mains posées sur l’autel de chaque côté du pupitre, en disant Flectamus genua ; il reste ensuite en silence, les mains jointes, un genou à terre, durant un temps suffisamment long.

Puis, en disant Levate, il se relève et, les mains étendues, il lit l’oraison. Il rejoint les mains à la conclusion comme plus haut. Pendant qu’il lit les prophéties, il tient les mains comme pour l’épître.


6- L’ÉPÎTRE A L’OFFERTOIRE[74]

  1. Après les oraisons, le Prêtre lit à voix haute l’épître tenant le livre avec les mains, ou ayant les mains posées sur le Missel ou encore sur l’autel, de manière qu’elles touchent le livre.

[Il suit pour le inclinations les mêmes règles qu’aux oraisons][75].

[S’il faut faire la génuflexion pendant l’épître ou ce qui suit, il pose les mains sur l’autel et fléchit lentement le genou droit, en lisant le passage marqué][76].

[Le Célébrant pourrait faire un léger signe au Servant, à la fin de l’épître, pour que celui-ci puisse répondre Deo gratias]. Le Servant ayant répondu Deo gratias, le Prêtre lit à haute voix le Graduel, l’Alleluia ou le Trait, et la Séquence si l’on doit en dire.

Si le Prêtre devait transporter lui-même le Missel, il ferait un salut à la croix en passant au milieu de l’autel, placerait le Missel obliquement au coin de l’évangile puis reviendrait au milieu pour exécuter ce qui suit.


  1. Le Prêtre revient au milieu de l’autel, et tenant les mains jointes devant la poitrine, il élève les yeux {vers le croix}[77] et les baisse aussitôt. Il s’incline profondément [en gardant les mains jointes sans les poser sur l’autel][78], et dit tout bas Munda cor meum…puis Jube, Domine, benedicere…

Il se rend ensuite au coin de l’évangile, où tourné vers le Missel [placé obliquement][79], et les mains jointes, il dit à haute voix Dominus vobiscum. Le Servant ayant répondu, il dit Sequentia ou Initium sancti Evangelii… En prononçant ces mots, {il pose la main gauche étendue sur le livre}[80], fait un signe de croix sur le commencement de l’évangile, [avec la partie intérieure du pouce droit séparé des autres doigts joints et étendus. Il pose ensuite la main gauche au dessous de la poitrine][81], se signe sur le front [à sancti], sur les lèvres [à Evangelii] et sur la poitrine [à secundum N.], [rejoint les mains et lit l’évangile][82].

S’il faut faire une génuflexion pendant l’évangile, il la fait vers le Missel, [les mains posées à plat sur l’autel de chaque côté du pupitre][83]. Il fait aussi vers le livre, l’inclination au nom de Jésus, [à celui de Marie et à celui du Saint dont on célèbre la fête][84].

Après que le Servant ait répondu Laus tibi Christe à la fin de l’évangile, le Prêtre prend le Missel [des deux mains par les tranches][85], l’élève un peu et baise le commencement du texte en disant à voix basse Per evangelica dicta…[Il remet ensuite le livre, prend des deux mains le pupitre, l’approche du corporal sans le mettre dessus, de sorte qu’il puisse lire du milieu de l’autel][86] et revient au milieu les mains jointes.


  1. Si l’on doit dire le symbole, le Prêtre étend les mains, les élève et dit à haute voix Credo in unum Deum, en disant Deum, il rejoint les mains et incline la tête vers la croix. Puis il continue le Credo, inclinant la tête à Jesum Christum. Lorsqu’il dit Et incarnatus est, il fait [lentement][87] la génuflexion [en posant les mains à plat sur l’autel de part et d’autre du corporal, et la prolonge][88]jusqu’à Homo factus est inclusivement. Il incline la tête en disant Simul adoratur. A la fin, il fait le signe de croix, [sa main gauche étant sous la poitrine][89], en disant et vitam venturi saeculi. Amen, {sans joindre les mains après le signe de croix}[90].

7- DE L’ANTIENNE D’OFFERTOIRE JUSQU’AU CANON[91]

  1. Après le symbole, ou si l’on ne doit pas le dire, après l’évangile ou l’homélie, le Prêtre pose les mains à plat sur l’autel [de part et d’autre du corporal][92], le baise, joint les mains devant la poitrine, se tourne par la droite vers le peuple, et dit Dominus vobiscum en étendant et rejoignant les mains.

Il se retourne ensuite vers l’autel par le même côté, et étendant et rejoignant les mains, il dit Oremus en inclinant la tête vers la croix ; puis il lit l’offertoire les mains jointes.


  1. Après avoir lu l’offertoire, il découvre le calice [des deux mains, plie le voile hors du corporal et le place du côté de l’épître, ou bien le donne à plier au Servant][93]. [Puis mettant la main gauche sur l’autel, hors du corporal][94],il prend [de la droite][95] le calice [par le nœud][96]et le place du côté de l’épître, [hors du corporal][97] ; [de la main droite][98] il enlève la pale [et la dépose à plat sur l’autel][99], il prend [de la même main, entre le pouce, l’index et le majeur,][100] la patène contenant l’hostie, [y porte également la main gauche,][101] et la tenant des deux mains élevées à hauteur de la poitrine, il lève les yeux qu’il abaisse aussitôt et récite : Suscipe, sancte Pater…
  1. [Si le Prêtre doit consacrer de petites hosties, il se conforme à ce qui est dit ci après au titre III].

Quand il a fini cette prière, tenant toujours la patène des deux mains, [il l’abaisse][102] au dessus du corporal, et fait avec elle un signe de croix [horizontal. Inclinant alors la patène][103], il dépose l’hostie, [en la faisant glisser][104] sur le pli antérieur du corporal[105]. Puis, [la main gauche posée à plat sur l’autel, hors du corporal][106], il glisse une moitié de la patène sous [le bord droit][107] du corporal.


  1. Il va ensuite au coin du l’épître, prend [de la main gauche][108] le calice [par la coupe][109], l’essuie avec le purificatoire, [le pose sur l’autel, place, entre son pouce gauche et le nœud, l’extrémité du purificatoire étendu en long,][110] et prend [de la main droite][111] la burette de vin. [Il incline un peu le calice, et][112] le tenant au nœud de la main gauche, il verse le vin, [en le faisant couler sur la paroi intérieure][113] du calice. [Il rend ensuite la burette de vin et][114] tenant toujours le calice, il fait un signe de croix sur la burette d’eau en disant Deus qui humanae substantiae… Il prend cette burette et versant un peu d’eau dans le calice, il continue Da nobis per hujus aquae et vini mysterium…{Le Prêtre fera bien d’essuyer avec le purificatoire les gouttes qui resteraient aux parois du calice}[115].
  1. Après quoi, [il pose avec la main gauche le calice près du corporal et, poursuivant la prière][116], il revient au milieu de l’autel, [tenant le purificatoire des deux mains][117]. [Aux mots Jesus Christus il s’incline vers la Croix, quel que soit l’endroit où il se trouve][118].

Arrivé au milieu, [il pose la main gauche sur l’autel, hors du corporal][119], couvre avec le purificatoire [plié en deux] la partie de la patène restée découverte, prend de la main droite le calice par le nœud, puis de la main gauche par le pied, et le tenant élevé [de façon que le sommet de la coupe soit à la hauteur du bas de son visage][120], il l’offre en disant : Offerimus tibi… Il tient les yeux élevés vers la croix pendant toute cette prière.

La prière achevée, il abaisse le calice au dessus du corporal et fait le calice un signe de croix [en évitant de passer au dessus de l’hostie][121] ; puis il pose le calice sur le pli postérieur du corporal, au milieu, derrière l’hostie, et le couvre de la pale [avec la main droite, les doigts de la main gauche étant posés sur le pied du calice, pour maintenir le calice au cas où on le heurterait avec la main ou avec la pale. Chaque fois que le prêtre couvrira ou découvrira le calice durant la Messe, il est d’usage d’agir comme précédemment][122].

[Il est essentiel que l’hostie et la plus grande partie du calice soient sur la pierre sacrée][123].


Le Prêtre joint alors les mains, les pose sur l’autel, s’incline médiocrement, et dit à voix basse : In spiritu humilitatis…

Ensuite il se redresse, lève les yeux vers la croix, étend et élève en hauteur les mains, puis les rejoint aussitôt devant la poitrine disant en même temps : Veni Sanctificator… ; au mot Benedic, il fait un signe de croix à la fois sur l’hostie et le calice, tenant la main gauche posée sur l’autel.


  1. Ayant rejoint les mains, le Prêtre se rend au coin de l’épître, où tourné vers le Servant, [tenant les mains hors de l’autel et écartant les autres doigts][124], il se lave les extrémités des pouces et des index, puis les essuie avec le manuterge. Il récite en même temps le psaume Lavabo inter innocentes avec Gloria Patri… ; [à ce dernier verset, ayant joint les mains, il fait une inclination de tête vers la croix et achève Sicut erat…][125].
  1. Le Prêtre revient au milieu de l’autel les mains jointes. Il élève alors les yeux et les abaisse aussitôt, appuie les mains jointes sur le bord de l’autel, s’incline médiocrement, et dit à voix basse : Suscipe sancta Trinitas…

Cette prière achevée, il pose les mains étendues sur l’autel [de part et d’autre du corporal][126], le baise, rejoint les mains, se tourne par sa droite vers le peuple, et , les yeux baissés, dit à voix médiocre : Orate fratres, en étendant et rejoignant les mains ; puis continuant : Ut meum ac vestrum sacrificium… à voix basse, il se retourne vers l’autel par le côté de l’évangile, achevant de faire le tour. Après la réponse du Servant : Suscipiat Dominus…, le Prêtre dit à voix basse Amen. Si le Servant ne répond pas, le Prêtre dirait lui-même : Suscipiat Dominus sacrifium de manibus MEIS, ad…


Puis il étend les mains devant la poitrine, et, se tenant au milieu de l’autel, tourné vers le Missel, il récite la secrète sans dire Oremus. A la conclusion, il observe ce qui est dit précédemment au sujet des oraisons.

[Si il y a une seule secrète, il n’achève pas la conclusion mais s’arrête après avoir dit Spiritus sancti Deus ; s’il y en a plusieurs, il achève la conclusion de la première avec Amen, puis il dit le seconde sans Oremus et conclut la dernière en s’arrêtant à Spiritus sancti Deus][127].


  1. [A la conclusion de la dernière secrète, avant ces mots : Per omnia saecula saeculorum, il s’arrête, pose la main droite sur l’autel, et cherche de la main gauche la préface qu’il doit dire ; puis il pose la main gauche sur l’autel][128]. Tenant les deux mains ainsi posées sur l’autel, [hors du corporal][129], il commence à haute voix : Per omnia saecula saeculorum.

A Sursum corda, il élève les mains étendues à la hauteur de la poitrine, les paumes tournées l’une vers l’autre.

A Gratias agamus Domino, il joint les mains après les avoir légèrement élevées et abaissées.

A Deo nostro, il élève les yeux et incline aussitôt la tête vers la croix. Lorsqu’on a répondu Dignum et justum est, il continue la préface, tenant les mains élevées et étendues comme ci-dessus.

La préface achevée, le Prêtre joint les mains, [sans les appuyer sur l’autel][130], s’incline médiocrement et récite à voix moyenne le Sanctus. En disant : Benedictus qui venit…, il se redresse et fait le signe de la croix, {sans joindre ensuite les mains}[131].


8- DU COMMENCEMENT DU CANON JUSQU'A LA CONSÉCRATION[132]

  1. [Après le Sanctus, le Prêtre ayant la main droite sur l’autel, tourne de la gauche les feuillets du Missel pour chercher le Canon][133]. Puis il étend les mains et les élève un peu ; il lève aussi les yeux les baisse aussitôt, rejoint les mains, les pose sur l’autel et s’incline profondément. Alors {seulement}[134] il commence à voix basse : Te igitur…

[A Rogamus ac petimus, il pose les mains sur l’autel, hors du corporal][135].

En disant : Uti accepta habeas et benedicas, il baise l’autel, se redresse et joint les mains. [Ayant ensuite posé la main gauche sur l’autel][136], il fait avec la droite trois signes de croix sur le calice et l’hostie conjointement en disant : Haec + dona, haec + munera, haec sancta + sacrificia. Tenant ensuite les mains étendues devant la poitrine, il continue : In primis quae tibi…


  1. A una cum famulo tuo papa nostro N…, il nomme le Pape, {en inclinant la tête vers le livre}[137]. Si le Saint-Siège est vacant, il omet ces mots. A ces paroles : Et Antistite nostro N…, il dit le nom [de baptême] du Patriarche, Archevêque ou Evêque du lieu où il célèbre, même si il est sous le juridiction d’un autre Evêque. Si le siège épiscopal est vacant ou s’il célèbre à Rome, il omet ces mots.
  1. En disant : Memento Domine…, il élève et joint les mains devant le bas du visage. Il reste quelques instants dans cette position , la tête un peu baissée, faisant mémoire, selon son choix, des fidèles vivants. Il peut nommer secrètement les personnes, mais il suffit qu’il en ait le souvenir dans l’esprit ; il peut aussi, pour n’être pas à charge aux assistants, déterminer avant la Messe les personnes vivantes ou défuntes pour lesquelles il a l’intention de prier, puis en faire mention en général au moment voulu.

[L’application des fruits du saint Sacrifice doit être faite avant le consécration, que la Messe soit célébrée pour les vivants ou pour les défunts][138].


  1. Ayant le fait le Mémento des vivants, il étend les mains comme auparavant, et continue : Et omnium circumstantium… Il dit de même : Communicantes… Au nom : Mariae, il fait une inclination de tête [vers le livre] ; à Jesu Christi, il en fait une vers la croix. [Si l’on nomme dans le Canon le Saint du jour, il incline la tête vers le Missel en le nommant][139]. A la conclusion, le Prêtre joint les mains en disant : Per eumdem…

En disant : Hanc igitur oblationem…, le Prêtre étend les mains sur les Oblats, [les pouces restant croisés][140], de façon que les paumes regardent et couvrent le calice et l’hostie, et les tient ainsi jusqu’à la conclusion : Per Christum Dominum nostrum.

A ces mots, il joint les mains devant la poitrine, et continue ainsi : Quam oblationem tu, Deus, in omnibus quaesumus, [puis, posant la main gauche sur l’autel hors du corporal][141], il fait de la droite trois signes de croix sur le calice et l’hostie conjointement, en disant : Bene+dictam, adscrip+tam, ra+tam ; [il prolonge un peu le troisième signe de croix en disant : Rationabilem acceptabilemque facere digneris][142]. En disant : Ut nobis cor+pus, il fait un signe de croix sur l’hostie seule, et un autre sur le calice seul à : Et san+guis ; puis élevant et rejoignant les mains devant la poitrine, il continue : Fiat dilectissimi Filii tui Domini nostri Jesu Christi, inclinant la tête vers la croix au nom de Jésus.


[Si le Prêtre doit consacrer de petites hosties, il se conforme à ce qui est dit ci après au titre III].

Le Prêtre essuie alors, s’il en est besoin, le pouce et l’index de chaque main sur le corporal, en disant à voix basse : Qui pridie quam pateretur. Il prend ensuite l’hostie [par le bas], avec le pouce et l’index de la main droite, [ce qu’il fera plus facilement en appuyant légèrement avec l’index gauche sur le bord opposé de l’hostie][143] ; puis, la prenant également avec le pouce et l’index de la main gauche, [les autres doigts étant étendus et joints sous l’hostie][144], il la tient au dessus du corporal, sans s’incliner ; pendant ce temps, il continue : Accepit panem in sanctas ac venerabiles manus suas, et levant les yeux et les abaissant aussitôt, il dit : Et elevatis oculis in caelum ad te Deum Patrem suum omnipotentem, puis inclinant la tête : Tibi gratias agens. Tenant l’hostie entre le pouce et l’index de la main gauche, il fait de la droite un signe de croix sur elle, disant : Bene+dixit ; soutenant alors l’hostie de la main droite comme auparavant, il continue : Fregit deditque discipulis suis dicens : accipite et manducate ex hoc omnes.


  1. Ayant dit ces paroles, le Prêtre debout, [tenant toujours l’hostie de la même manière][145], appuie les coudes sur le bord de l’autel, incline la tête, et prononce tout bas sur l’hostie, distinctement et respectueusement les paroles de la consécration : Hoc est enim corpus meum.

Après la consécration de l’Hostie, le Prêtre, continuant à la tenir entre le pouce et l’index de chaque main, les autres doigts étant étendus et joints, se redresse, pose les mains sur l’autel et fait la génuflexion. S’étant relevé, et suivant des yeux l’Hostie, il l’élève [lentement au dessus du corporal][146], aussi haut qu’il le peut commodément, [en sorte qu’elle puisse être vue des fidèles. L’ayant tenue un moment élevée][147], il l’abaisse. [Lorsqu’elle est près du corporal, il pose la main gauche sur l’autel sur le corporal, et][148] de la main droite seule remet la sainte Hostie à l’endroit où elle était d’abord. Il fait ensuite de nouveau la génuflexion, [en posant les mains sur le corporal de chaque côté][149].

Depuis ce moment jusqu’à l’ablution, le pouce et l’index de chaque main ne doivent pas être séparés, sauf pour toucher l’Hostie. [Le Prêtre saisira les autres objets entre l’index et le majeur. Lorsqu’il faudra poser les mains sur l’autel, pour une génuflexion par exemple, il aura soin de maintenir au moins le pouce et l’index au dessus du corporal][150].


  1. Après la deuxième génuflexion, le Prêtre debout et le corps droit, [prenant la pale entre l’index et le majeur][151], découvre le calice, sur lequel, s’il est nécessaire, il purifie ses doigts [en frottant ensemble les extrémités du pouce et de l’index de chaque main][152], en disant : Simili modo, postquam cenatum est. Arrivé à Accipiens et hunc praeclarum calicem, il prend des deux mains le calice au nœud, [la droite au dessus et la gauche au dessous][153], le soulève un peu, et le pose aussitôt [sur l’autel sans le lâcher, en continuant : In sanctas ac venerabiles manus suas][154] ; il incline la tête à Item tibi gratias agens ; puis, tenant toujours le calice au dessous du nœud avec la main gauche, il fait de la droite un signe de croix au dessus de la coupe à Bene+dixit ; le reprenant des deux mains, il continue : Deditque discipulis suis dicens : accipite et bibite ex eo omnes. Après avoir dit ces paroles, tenant le calice de la main droite par le nœud, [il l’élève un peu sans l’incliner][155], le prend de la main gauche par le pied, [mettant au dessous les trois derniers doigts et en dessus le pouce et l’index][156], pose les coudes sur l’autel, incline la tête, et prononce attentivement, sans interruption, et à voix basse, comme précédemment, les paroles de la consécration : Hic est enim calix sanguinis mei…

Après les paroles de la consécration, il dépose le calice sur le corporal, et fait la génuflexion, [les mains restant au dessus du corporal][157], en disant : Haec quotiescumque feceritis in mei memoriam facietis. S’étant relevé, il reprend le calice des deux mains, de la main droite par le nœud, de la gauche par le pied, et, le suivant des yeux, l’élève autant qu’il le peut commodément, [comme il a fait pour l’Hostie][158] ; puis il le remet sur le corporal à sa place, le couvre de la pale, et fait de nouveau la génuflexion. [Durant le reste du Canon, le Célébrant veillera à ne pas toucher l’Hostie consacrée avec le manipule].


9- DE LA SUITE DU CANON APRES LA CONSÉCRATION AU PATER[159]

  1. Le Prêtre, ayant fait la génuflexion, étend les mains devant la poitrine, [les pouces et index joints][160], et dit à voix basse : Unde et memores… A de tuis donis ac datis, il joint les mains, puis ayant posé la gauche sur le corporal, il fait de la droite trois signes de croix sur le calice et l’Hostie conjointement en disant : Hostiam + puram, Hostiam + sanctam, Hostiam + immaculatam ; il fait ensuite immédiatement un autre signe de croix sur l’hostie seule, en disant : Panem+ sanctum vitae aeternae ; puis un autre sur le calice seul, en ajoutant : et Calicem + salutis perpetuae. Après quoi les mains étendues devant la poitrine, il poursuit : Supra quae propitio ac sereno…

A Supplices te rogamus…, il s’incline profondément les mains jointes {et appuyées sur le bord de l’autel}[161]. A ces mots : Ex hac altaris participatione, il pose les mains de chaque côté sur le corporal, et baise l’autel ; en disant : Sacrosanctum filii tui, il se redresse et joint les mains, puis mettant la gauche sur le corporal, il fait avec la droite un signe de croix sur l’Hostie et un autre sur le calice, en disant : Cor+pus et San+guinem sumpserimus ; posant ensuite la main gauche au dessous de la poitrine, [sans toucher la chasuble avec le pouce et l’index][162], il fait un signe de croix sur lui-même en disant : Omni benedictione caelesti et gratia repleamur. A Per eumdem, il joint les mains.


  1. En disant : Memento etiam, Domine, famulorum…, le Prêtre étend les mains devant la poitrine, les élève, puis il les rejoint à la hauteur du bas de son visage ; [il fait ce geste lentement de manière à le terminer à in somno pacis][163] ; tenant alors les yeux arrêtés sur l’Hostie, il fait mention des fidèles trépassés, comme il a été dit pour les vivants. Après cette recommandation, il se redresse, étend les mains et continue : Ipsis, Domine, et omnibus… A la conclusion : Per eumdem Christum…, il joint les mains, et fait une inclination de tête. [C’est la seule fois que les rubriques prescrivent de s’incliner au mot Christus non joint à Jesus][164].
  1. Il pose ensuite la main gauche sur le corporal, se frappe la poitrine avec la main droite, [sans toucher la chasuble avec le pouce et l’index][165], et prononce à voix médiocre : Nobis quoque peccatoribus ; puis il continue à voix basse, les mains étendues : famulis tuis…

{Si le nom de Saint dont on dit la Messe ou dont on fait mémoire, se trouve dans cette prière, le Prêtre incline la tête vers le livre}[166].

Il joint les mains à Per Christum Dominum nostrum.

Il continue aussitôt les mains jointes : Per quem haec omnia Domine semper bona creas ; [posant ensuite la main gauche sur le corporal][167], il fait de la droite trois signes de croix sur le calice et l’Hostie conjointement en disant : Sancti+ficas, vivi+ficas, bene+dicis et praesta nobis. Il découvre ensuite le calice, fait la génuflexion, et, s’étant relevé, il prend respectivement avec le pouce et l’index de la main droite l’Hostie [en s’aidant de l’index gauche][168], et, tenant de la main gauche le nœud du calice, il fait avec l’Hostie trois signes de croix au dessus de la coupe, de bord à bord, disant en même temps : Per ip+sum, et cum ip+so, et in ip+so ; [et immédiatement sans cesser de tenir le calice de la main gauche][169], il fait deux autres signes de croix, [à la même hauteur], partant du bord du calice, entre la coupe et la poitrine, en disant : [au premier], est tibi Deo Pa+tri omnipotenti ; [au second], in unitate Spiritus + Sancti. Il tient ensuite l’Hostie au dessus de la coupe, et élève le calice et l’Hostie ensemble [à une vingtaine de centimètres], en disant : omnis honor et gloria ; puis il dépose le calice, remet l’Hostie sur le corporal, se frotte légèrement, s’il en est besoin, les extrémités des pouces et index au dessus de la coupe, recouvre le calice de la pale, [les doigts de la main gauche sur le pied][170], et fait la génuflexion [en maintenant les deux mains sur le corporal][171].


10- DE L’ORAISON DOMINICALE JUSQU'A LA COMMUNION[172]

  1. Le Prêtre, s’étant relevé et tenant les mains étendues sur le corporal, dit à voix haute : Per omnia saecula saeculorum. Le Servant ayant répondu Amen, il dit Oremus, en joignant les mains et inclinant la tête vers le Saint-Sacrement, puis il continue : Praeceptis salutaribus moniti… En commençant : Pater noster, il étend les mains, tient les yeux arrêtés sur le Saint-Sacrement et demeure ainsi jusqu’à la fin du Pater.

Lorsqu’on a répondu : sed libera nos a malo, il dit tout bas : Amen ; posant ensuite la main gauche sur le corporal, il prend, de la droite le purificatoire, sans disjoindre le pouce et l’index, [tire la patène hors du corporal], et l’essuie avec le purificatoire, [qu’il dépose ensuite du côté de l’épître à quelque distance du corporal][173]. Il prend ensuite la patène entre l’index et le majeur, la teint droite et appuyée sur l’autel, [hors du corporal, la partie concave tournée vers le milieu de l’autel][174], et dit alors, à voix basse, la main gauche toujours posée sur le corporal : Libera nos quaesumus… [Au mot Maria, il incline la tête vers le livre][175].


  1. Avant de dire : Da propitius pacem in diebus nostris, il pose la main gauche au dessous de la poitrine, et disant ces mots, il fait avec la patène un signe de croix sur lui-même ; il baise ensuite la patène {près du bord supérieur}[176], puis, s’aidant de l’index gauche, il glisse la patène sous l’Hostie [par le bas, et la place sur le corporal devant le calice][177] ; en même temps il continue : ut ope misericordiae tuae…, et achève la prière.

Le Prêtre découvre ensuite le calice [la main gauche sur le pied][178], fait la génuflexion, prend l’Hostie entre le pouce et l’index de la main droite, [s’aidant de l’index gauche ; puis il saisit également l’Hostie entre le pouce et l’index gauche][179], la porte sur le calice où il rompt respectueusement l’Hostie par le milieu, en disant : Per eumdem Dominum nostrum Jesum Christum Filium tuum. Il dépose sur la patène la moitié qu’il tient de la main droite, puis, de l’autre moitié qu’il tient dans la main gauche, il détache avec la droite une parcelle {par le bas}[180], en disant : Qui tecum vivit et regnat. Il garde cette parcelle entre le pouce et l’index de la main droite, dépose sur la patène, à côté de celle qui s’y trouve déjà, la moitié qu’il tient de la main gauche, et dit en même temps : in unitate Spiritus Sancti Deus.

Il prend alors de la main gauche le calice par le nœud, et, tenant toujours la parcelle au dessus de la coupe, dit à voix haute : Per omnia saecula saeculorum. Le Servant répond Amen, et le Prêtre fait avec la parcelle trois signes de croix immédiatement au dessus de la coupe, sans toucher ni dépasser les bords, en disant à voix haute : Pax + Domini sit + semper vobis+cum. Le Servant ayant répondu : Et cum spiritu tuo, le Prêtre laisse tomber la parcelle dans le calice, disant à voix basse : Haec commixtio et consecratio… [L’inclination n’est pas prescrite à Jesu Christi][181].

Il frotte ensuite légèrement les extrémités des pouces et des index au dessus de la coupe, couvre le calice de la pale, [la main gauche étant sur le pied][182], et fait la génuflexion.

S’étant relevé, le Prêtre joint les mains devant la poitrine, [sans les appuyer sur l’autel][183], incline médiocrement la tête vers le Saint-Sacrement, et dit à haute voix : Agnus Dei, qui tollis peccata mundi ; et posant la main gauche sur le corporal [et l’y maintenant pendant les deux autres invocation][184], il se frappe trois fois la poitrine [avec les trois derniers doigts][185] de la main droite [et d’un geste lent afin de ne pas la laisser inoccupée], en disant : Miserere nobis et Dona nobis pacem.


  1. Le Prêtre joint alors les mains et les pose sur le bord de l’autel, {non pas sur le corporal}[186], et étant incliné médiocrement, les yeux arrêtés sur l’Hostie, il dit à voix basse les trois oraisons avant la communion.

Ces oraisons terminées, il se redresse, fait la génuflexion [les mains sur le corporal][187] et dit, à voix basse, en se relevant : Panem caelestem accipiam…, [il pousse avec l’index gauche les deux moitiés de l’Hostie près du bord postérieur de la patène][188], les prend entre l’index et le pouce droits [par le haut][189], et les passe [par le bas] entre le pouce et l’index gauches ; [il tient les deux moitiés droites, en les juxtaposant de manière à conserver à l’Hostie sa forme ronde][190].

Il prend ensuite la patène de la main droite, la met entre l’index et le majeur de la main gauche, au dessous de l’Hostie qu’il tient entre le calice et sa poitrine, s’incline médiocrement [sans s’appuyer sur l’autel ni toucher le corporal][191], se frappe trois fois la poitrine avec la main droite, en disant à chaque fois à voix médiocre : Domine non sum dignus, et poursuit tout bas : ut intres sub tectum meum… [Après s’être frappé la poitrine, il écarte à chaque fois lentement la main pour ne pas la laisser inoccupée, sans la poser sur le corporal][192].

Ayant achevé de dire le troisième Domine non sum dignus, le Prêtre se redresse, [prend avec le pouce et l’index de la main droite, par le haut, la moitié de l’Hostie dont il a rompu une parcelle et la met sur l’autre][193] ; puis il prend avec le pouce et l’index de la main droite [par le bas] les deux moitiés réunies, [en maintenant toujours la patène de la main gauche][194], et fait avec elles le signe de croix au dessus de la patène, sans en dépasser les limites, en disant tout bas : Corpus Domini nostri… ; {aux mots Jesu Christi, il incline la tête}[195]. [Pendant ce temps, la main gauche doit demeurer immobile][196].

Il s’incline ensuite, s’accoude sur l’autel [comme pour la consécration], et se communie avec les deux moitiés de l’Hostie, en maintenant toujours la patène au dessous ; puis il dépose la patène sur le corporal, se redresse, [se purifie les doigts au dessus de la patène][197], joint les mains devant le bas du visage, et demeure quelques instants en méditation sur le Saint-Sacrement.

Après ce moment de recueillement, il abaisse et disjoint les mains, et, pendant qu’il dit à voix basse : Quid retribuam Domino pro omnibus quae retribuit mihi, il découvre le calice, fait la génuflexion, prend la patène [entre le majeur et l’index droits, s’il y voit des parcelles, il les fait tomber dans le calice][198] ; puis il recueille avec la patène les parcelles qui peuvent rester sur le corporal.

Après avoir recueilli les parcelles, il prend de la main gauche la patène [à l’endroit où il la tenait de la droite][199], la porte au dessus du calice, [la tient un peu inclinée][200], et la purifie soigneusement en y passant le pouce et l’index droits séparés, [pour faire tomber dans le calice les parcelles qui peuvent s’y trouver][201] ; puis il frotte légèrement les extrémités de ces doigts au dessus du calice.


  1. Après avoir purifié la patène, le Prêtre, [la tenant toujours de la main gauche, pose cette main sur l’autel][202], et prend [sans le soulever][203] avec les trois doigts libres de la main droite le calice au dessous du nœud, en disant : Calicem salutaris accipiam…, jusqu’à salvus ero ; il fait alors un signe de croix avec le calice, en disant : Sanguis Domini nostri… ; {aux mots Jesu Christi, il incline la tête}[204], [le mouvement de la tête suivant celui du bras de haut en bas][205].

Portant ensuite avec la main gauche la patène au dessous du menton, il prend tout le Précieux Sang avec la parcelle de l’Hostie qui était dans le calice. [Si la parcelle restait dans le calice, le Prêtre la prendrait avec le vin de la purification.

[Si le Prêtre distribue la communion, il se conforme à ce qui est dit au titre V].


Quand il a pris le Précieux Sang, [le Prêtre sans quitter le milieu de l’autel, pose sur le corporal la main gauche tenant la patène][206], {et aussitôt, même s’il reste quelques gouttes de Précieux Sang}[207], il présente le calice au Servant, qui y verse du vin ; il dit en même temps à voix basse : Quod ore sumpsimus…, et tient le calice au dessus de l’autel [sans l’y poser ; quand le Servant a versé suffisamment de vin, il élève un peu le calice pour lui faire signe de cesser. Le vin de la purification devrait égaler en quantité celui de la consécration ; s’il n’atteint pas la même quantité, le Prêtre fait tourner un peu le calice afin que le vin passe sur toute la paroi touchée par le Précieux Sang][208].

Il consomme ensuite ce vin, [du côté de la coupe par lequel il a pris le Précieux Sang, en tenant la patène sous le menton ; puis il pose la patène sur le corporal de l’évangile, et le calice au milieu][209].

Mettant alors les pouces et les index au dessus du calice, [il prend la coupe des deux mains avec les autres doigts][210], va au coin de l’épître, pose le calice sur l’autel, et reçoit sur les pouces et les index, [qu’il frotte l’un contre l’autre][211], le vin puis l’eau ; il dit en même temps la prière : Corpus tuum Domine…, qu’il continue et achève en faisant ce qui suit.

[Il s’avance vers le milieu de l’autel, dépose le calice entre le corporal et le purificatoire, prend le purificatoire de la main droite, le met sur la main gauche restée sur la coupe][212], et s’essuie les doigts avec le purificatoire, [en revenant au milieu de l’autel][213].

[Le Prêtre, qui dès lors ne joint plus les extrémités des pouces et des index, met le purificatoire dans la main gauche[214], pose cette main sur l’autel, et prend de la droite le calice par le nœud. Portant le purificatoire au dessous du menton][215], il prend l’ablution, pose le calice sur le corporal, et s’essuie les lèvres avec le purificatoire.

Il essuie ensuite le calice avec le purificatoire. [Pour cela, il place le purificatoire plié en deux sur la coupe, prend de la main gauche le calice, fait entrer avec la droite le purificatoire jusqu’au fond de la coupe, et le fait passer tout autour, en dedans et en dehors, avec le pouce à l’extérieur ; puis il retourne le purificatoire sans le déplier, et essuie la coupe une seconde fois.Il remet ensuite le calice sur le corporal][216], déplie le purificatoire, l’étend sur le calice, met la patène dessus, puis la pale. [Il prend alors le calice de la main gauche par le nœud et le dépose hors du corporal, du côté de l’évangile][217]. Puis il plie le corporal, [d’abord le pli antérieur, puis le postérieur, enfin des deux côtés][218], prend la bourse, met le corporal dedans, [laisse la bourse sur l’autel au milieu][219], prend le voile, en couvre le calice, met la bourse dessus, et place le calice au milieu de l’autel, comme au commencement de la Messe.


11- L’ANTIENNE DE COMMUNION ET LES ORAISONS DE POSTCOMMUNION[220]

  1. Le Prêtre, ayant placé le calice au milieu de l’autel, se rend au coin de l’épître et lit l’antienne de communion à voix haute, les mains jointes. Puis il retourne au milieu de l’autel, le baise, joint les mains, se tourne vers le peuple et dit : Dominus vobiscum, [observant ce qui a été dit pour la collecte][221]. Il revient aussitôt vers le Missel, dit Oremus et les oraisons, comme les oraisons de la collecte au commencement de la Messe.

Quand les oraisons sont entièrement finies, il ferme le livre, [de manière que la tranche soit tournée vers le milieu de l’autel][222], et joint les mains.

Il revient ensuite au milieu de l’autel, le baise, joint les mains, se tourne et dit : Dominus vobiscum, [observant ce qui a été dit au sujet de la collecte][223] ; puis, restant tourné vers le peuple, les main jointes, il dit Ite Missa est.

S’il doit dire Benedicamus Domino, il se retourne vers l’autel après avoir dit : Dominus vobiscum, et dit : Benedicamus Domino les mains jointes.


  1. Pendant le Carême, depuis le mercredi des Cendres jusqu’au mercredi Saint, à la Messe de la férie, le Prêtre ayant récité les oraisons avec leurs conclusions ordinaires, reste à la même place près du livre, dit Oremus en étendant et rejoignant les mains, comme à l’ordinaire, et tenant les mains jointes et la tête inclinée vers la croix, il ajoute : Humiliate capita vestra Deo ; puis il dit, [ayant redressé la tête], l’oraison Super populum, les mains étendues. [Et observe ce qui a été dit ci-dessus].

12- LA BÉNÉDICTION FINALE ET L’ÉVANGILE DE SAINT JEAN[224]

  1. Après avoir dit Ite Missa est, ou après Dominus vobiscum s’il doit dire Benedicamus Domino, il se tourne vers l’autel, incline la tête, appuie les mains jointes sur l’autel, et dit à voix basse : Placeat tibi, sancta Trinitas…

Il pose ensuite les mains étendues sur l’autel, le baise au milieu, se redresse, puis élève les yeux et les mains qu’il étend en même temps et rejoint aussitôt en disant à voix haute : Benedicat vos omnipotens Deus, et inclinant la tête à ce dernier mot ; ayant alors les mains jointes et les yeux baissés, il se tourne par la droite vers le peuple, pose la main gauche au dessous de la poitrine, et donne la bénédiction au peuple par un signe de croix, en disant en même temps : Pater, et Filius, et Spiritus Sanctus.

Joignant les mains, le Prêtre achève le tour sur lui-même, se rend au coin de l’évangile et dit à voix haute : Dominus vobiscum ; [il pose la main gauche sur l’autel][225], fait avec le pouce droit un signe de croix sur l’autel, puis sur son front, sa bouche, et sa poitrine, en disant : Initium Sancti Evangelii secundum Joannem ; [en se signant lui-même, il pose la main gauche au dessous de la poitrine][226]. {Etant tourné comme au premier évangile, c’est à dire obliquement vers le coin de l’autel}[227], il lit l’évangile les mains jointes. En disant : Et Verbum caro factum est, il fait la génuflexion dans la même direction, [en appuyant les mains sur l’autel][228], et termine l’évangile au même lieu, les mains jointes.


  1. Après le dernier évangile, le Prêtre prend le calice de la main gauche [par le nœud, tournant le voile vers le fond de l’autel][229], pose la droite sur la bourse, {fait une inclination de tête à la croix}[230], descend au bas des degrés [en se retirant un peu du côté de l’évangile][231].

[S’il récite les prières prescrites par Léon XIII, le Prêtre s’agenouille sur le dernier degré ou sur le bord du marchepied. La manière de réciter ces prières n’étant prévue par aucune rubrique, il est laissé à la liberté du Prêtre de prendre le calice avant ou après les prières][232].

Avant de quitter l’autel, le Prêtre fait une inclination profonde à l’autel, ou, si le Saint-Sacrement est dans le tabernacle, une génuflexion « in plano ».

Il reçoit ensuite sa barrettes des mains du Servant, se couvre, et retourne à la sacristie comme il en est venu, disant l’antienne Trium puerorum et le cantique Benedicite, ou d’autres prières qu’il préférerait.

{Si la porte de la sacristie est derrière l’autel, le Prêtre y rentre par le côté de l’épître}[233].

[En arrivant à la sacristie, il fait, sans se découvrir, une inclination profonde au crucifix ou à l’image qui en tient la place, dépose le calice, ôte sa barrette, et quitte les ornements dans l’ordre inverse de celui dans lequel il les a pris. Il baise la croix de l’étole, du manipule et de l’amict, comme il a fait en s’habillant][234].

Après avoir quitté les ornements, le Prêtre se retire en un lieu convenable, afin de rendre au Seigneur les actions de grâces qui lui sont dues.


III. RÈGLES A OBSERVER LORSQU’IL FAUT CONSACRER DES HOSTIES POUR LA COMMUNION DES FIDELES

  1. Les hosties à consacrer doivent toujours se trouver sur l’autel au moment de l’Offertoire[235].
  1. On doit auparavant avoir enlevé avec soin des hosties les parcelles et fragments qui sont près à se détacher[236].
  1. AU COMMENCEMENT DE LA MESSE :
  • Si les hosties sont en petit nombre, on les met ordinairement sur la patène, ou, si la patène ne peut les contenir facilement, sur le corporal, du côté de l’évangile, ou sur une autre patène du même côté.
  • Si les hosties sont en grand nombre, on les met dans un ciboire[237] fermé avec son couvercle, ou bien un calice recouvert d’une patène ou d’une pale[238].
  1. Le vase sacré qui contient les hosties, se place en arrière du calice ; si les dimensions de l’autel ne le permettaient pas, on le mettrait sur le côté.
  2. Lorsqu’on doit consacrer une grande hostie pour l’exposition du Saint-Sacrement, on la place sur le corporal, au lieu du ciboire ou des petites hosties.
  1. A L’OFFERTOIRE :
  1. Si les hosties sont dans un ciboire, le Prêtre ayant placé le calice hors du corporal, approche un peu le ciboire vers lui, à sa droite ou à sa gauche, le découvre de la main droite[239], et met le couvercle sur le corporal (il ferait de même si elles étaient dans un calice).

Il ôte ensuite la pale du calice, prend la patène avec la grande hostie, dit Suscipe sancte Pater…, et place l’hostie et la patène comme à l’ordinaire. Après l’offrande, il recouvre le ciboire ou le calice qui en tient lieu et le remet à sa place.

  1. Si les hosties sont sur la patène, il les dépose sur le corporal, à sa gauche après l’offrande.
  2. Si elles sont déjà sur le corporal, il les y laisse pendant l’offrande : il prend garde de ne pas les toucher avec la manche de l’aube ou avec le manipule.
  3. S’il faut consacrer une hostie pour l’exposition du Saint-Sacrement, il doit ouvrir la lunule, quand même l’hostie pourrait être vue à travers le verre[240].
  1. A LA CONSÉCRATION :

Il prend la grande hostie seule, laissant les petites sur le corporal. Si les hosties sont dans un ciboire ou dans un calice, ou si c’est une hostie dans une lunule, il approche et découvre le ciboire, le calice ou la lunule, comme à l’offertoire, après avoir dit ut nobis Corpus et Sanguis fiat dilectissimi Filii tui Domini nostri Jesu Christi ; lorsqu’il fait la génuflexion, après l’élévation de l’hostie, il recouvre le vase sacré et le remet à sa place, avant de découvrir le calice[241].


  1. Si les hosties qui viennent d’être consacrées doivent être conservées dans le tabernacle, le Prêtre, après avoir communié sous les deux Espèces[242], qu’il donne ou on la communion, fait la génuflexion, met les hosties dans le ciboire ou dans la lunule, si elles n’y sont pas déjà, puis dans le tabernacle : il fait à nouveau la génuflexion avant de refermer le tabernacle.

Si les hosties étaient sur le corporal, il serait inutile de le purifier avant la communion du calice ; on devrait le purifier avant de prendre la purification du vin.

S’il faut purifier le ciboire, voir ci-après au titre IV.


  1. Si l’on était obligé de laisser le ciboire sur l’autel jusqu’à la fin de la Messe, le Prêtre se conformerait à ce qui est prescrit pour la Messe en présence du Saint-Sacrement exposé[243]. Au dernier évangile, il ne ferait pas le signe de croix sur l’autel, mais sur le canon, ou seulement sur lui-même[244].

IV. DE LA PURIFIFCATION DU CIBOIRE, DE LA LUNULE ET DU PLATEAU DE COMMUNION

  1. Le Prêtre purifie le ciboire après avoir distribué la communion aux fidèles.

Il purifie le ciboire comme la patène, en passant partout le pouce et l’index de la main droite pour faire tomber les parcelles dans le calice.

S’il restait une Hostie entière ou une parcelle considérable, le Prêtre devrait la consommerait immédiatement.

Il y fait ensuite mettre du vin par le Servant, fait passer le vin autour de la coupe, s’aidant au besoin de l’index droit pour détacher des parcelles, le verse dans le calice, boit la purification, et prend les ablutions comme à l’ordinaire.

Pour achever de purifier le ciboire, le Prêtre peut y recevoir la seconde ablution, faire passer le vin et l’eau tout autour de la coupe et les verser dans le calice pour les consommer.

Puis il essuie le calice et le ciboire avec le purificatoire. Il remet le couvercle sur le ciboire et le place hors du corporal sans pavillon.


  1. Lorsqu’il faut purifier la lunule, ou en renouveler l’hostie, le Prêtre après avoir pris le Précieux Sang, ouvre le tabernacle, fait la génuflexion, sort la lunule du tabernacle, en retire l’Hostie, divise celle-ci en deux au dessus de la patène, et la prend sans se signer.

Ensuite il fait tomber dans le calice les parcelles restées sur la paroi de la lunule, ferme et dépose la lunule hors du corporal, et purifie la patène.

S’il doit renouveler l’Hostie, après avoir retiré les parcelles de la lunule, il met dans celle-ci l’Hostie qu’il vient de consacrer, la replace dans le tabernacle, fait la génuflexion, ferme le tabernacle, puis purifie le corporal et la patène.


  1. Le Prêtre purifie le plateau de communion comme il purifie la patène, en faisant glisser avec grand soin les parcelles dans le calice, ou, si la communion est donnée hors de la Messe, dans le ciboire[245].

V. DE LA DISTRIBUTION DE LA SAINTE COMMUNION

1- RÈGLES GÉNÉRALES

  1. On donne habituellement la communion pendant la Messe, après la communion du Prêtre. Mais on peut pour une cause raisonnable[246] la donner en dehors du temps de la Messe.
  1. Il n’est pas permis de distribuer la communion à un autel où le Saint-Sacrement est exposé[247].
  1. Au cas où il n’y a pas assez d’hosties pour la communion des fidèles, le Prêtre peut diviser les hosties, s’il y a une véritable nécessité[248]. Il serait prudent de retourner à l’autel depuis le banc de communier pour le faire commodément.
  1. Dans la distribution de la communion, il est recommandé par le Missel et le rituel d’utiliser la nappe de communion, et il est toujours obligatoire de faire usage du plateau de communion[249] ; sauf pour la distribution de la communion à la Messe Pontificale ou à la Messe Solennelle, où le Diacre tient sous le menton des communiants la patène de la Messe.

2- RÈGLES POUR DONNER LA COMMUNION PENDANT LA MESSE[250]

Le Prêtre distribue la communion après avoir pris le Précieux Sang ; il peut le faire soit avec des hosties qu’il vient de consacrer, soit avec des hosties consacrées précédemment.


  1. Avec des hosties consacrées à cette Messe.
  1. Après avoir communié sous les deux Espèces, le Prêtre pose le calice sur le corporal, du côté de l’évangile s’il y a un ciboire, et à sa place ordinaire s’il n’y en a pas, et le couvre de la pale.
  1. Si les hosties sont sur le corporal, il fait la génuflexion, les met sur la patène, et fait une seconde génuflexion[251] avant de se tourner vers les communiants.

Si elles sont déjà dans un ciboire, il place le ciboire au milieu du corporal, l’ouvre, en pose le couvercle sur le corporal, et fait la génuflexion les mains sur le corporal.


  1. Si la coutume demeure, quand le Servant a terminé le Confiteor, le Prêtre, les mains jointes, se tourne vers les communiants, en s’écartant un peu du côté de l’évangile pour ne pas tourner le dos au Saint Sacrement, et dit : Misereatur vestri…toujours au pluriel. Il dit ensuite : Indulgentiam…, en faisant un signe de croix sur les communiants, sans séparer le pouce et l’index. Il rejoint les mains, se retourne vers l’autel, fait la génuflexion les mains sur le corporal.
  1. Le Prêtre prend de la main gauche la patène, ou le ciboire[252] par le nœud, entre l’index et le majeur ; il prend en même temps avec le pouce et l’index de la main droite, en repliant les autres doigts, une hostie, qu’il tient un peu au dessus de la patène ou du ciboire, et se tourne entièrement vers le peuple. Tenant les yeux arrêtés sur le Saint-Sacrement, il prononce à voix haute, sans élever l’hostie : Ecce Agnus Dei…Puis : Domine non sum dignus… Ayant dit trois fois ces dernières paroles[253] , il communie le Servant et les clercs présents dans le chœur ; puis il descend par le milieu de l’autel, s’approche des communiants du côté de l’épître, et donne la communion. Il fait chaque fois un signe de croix avec l’hostie, sans sortir celle-ci de l’étendue du ciboire ou de la patène, et dit à chacun : Corpus Domini nostri… Il n’est pas prescrit d’incliner la tête à Jesu.
  1. Pour distribuer convenablement la communion et éviter tout accident, le Prêtre doit :
  1. Tenir solidement le ciboire dans la main gauche.
  2. Prendre l’hostie vers le milieu entre le pouce et l’index, puis, tout en effaçant l’index qui glisse sous l’hostie, appliquer celle-ci nettement sur la langue du communiant, en l’appuyant avec le pouce que l’on retire aussitôt, en évitant autant que possible de toucher la langue.
  3. Distribuer la communion sans lenteur, mais aussi sérieusement que le requiert le ministère qu’il remplit.
  4. Tenir les yeux arrêtés sur les hosties.
  5. Eviter de toucher, soit avec les doigts, soit avec l’hostie, les lèvres ou le visage de la personne qui reçoit la communion ; pour cela tenir repliés les trois derniers doigts.
  6. Si on a les mains humides (en été par exemple), il est bon de ne pas donner à la première personne qui communie l’hostie que l’on a présentée au : Ecce Agnus Dei…, car elle pourrait adhérer aux doigts.
  7. Si une hostie tombe sur la nappe ou sur le plateau, la reprendre, la donner au communiant. Si elle tombe à terre, la ramasser en veillant à garder le ciboire vertical ; donner l’hostie qui était tombée au communiant et marquer l’endroit. Après la Messe, on viendra laver cet endroit avec un peu d’eau que l’on jettera ensuite dans la piscine[254]. Si l’hostie tombe dans les vêtements du communiant, la lui faire retirer lui-même, la reprendre, la lui donner.
  8. Si le ciboire est épuisé, retourner à l’autel, déposer le ciboire sur le corporal, sans le recouvrir. Ouvrir le tabernacle, faire la génuflexion. Prendre un autre ciboire, le découvrir, génuflecter et retourner au banc de communion.
  1. Le Prêtre, ayant fini de donner la communion, revient à l’autel sans rien dire ; il y monte par le milieu et non par le côté ; dépose sur le corporal la patène ou le ciboire, et fait la génuflexion s’il reste des hosties.
  1. Quand il ne reste pas d’hosties, le Prêtre purifie le ciboire où elles étaient. Si les hosties étaient sur le corporal, il le purifie ainsi que la patène, faisant tomber les parcelles recueillies dans le calice[255].
  2. S’il reste un petit nombre d’hosties, le Prêtre peut les consommer, surtout s’il est difficile de les mettre dans le tabernacle ; ensuite, il purifie le ciboire et le corporal.
  3. Quand les hosties sont trop nombreuses pour être consommées, le Prêtre génuflecte, couvre le ciboire du couvercle et du pavillon, le met dans le tabernacle, fait la génuflexion et ferme le tabernacle.
  1. Le Prêtre prend ensuite la purification, et continue la Messe comme à l’ordinaire[256].
  1. Avec des hosties consacrées à une Messe précédente.
  1. Pour donner la communion avec des hosties consacrées à une Messe précédente, le Prêtre, ayant pris le Précieux Sang, met le calice sur le corporal, du côté de l’évangile, vers le fond de l’autel, et le couvre de la pale. Otant ensuite, s’il est nécessaire le canon du milieu de l’autel, il ouvre la porte du tabernacle, fait la génuflexion, tire le ciboire, le met au milieu du corporal, repousse les portes du tabernacle, ôte le pavillon qui couvre le ciboire, pose le couvercle sur le corporal, et observe ce qui est marqué au paragraphe précédent[257].
  1. Après la communion, il pose le ciboire sur le corporal, fait la génuflexion, recouvre le ciboire, mettant d’abord le couvercle, puis le pavillon, ouvre le tabernacle, y met le ciboire, fait la génuflexion[258], ferme le tabernacle et replace le canon d’autel au milieu.

3- RÈGLES POUR DONNER LA COMMUNION HORS DE LA MESSE

  1. Lorsqu’on doit donner la communion, le Servant allume deux cierges[259] à l’autel du Saint Sacrement. Il peut porter à l’autel le corporal dans une bourse de la couleur de l’Office du jour[260], avec la clef du tabernacle. Il vérifie qu’un petit vase d’eau et un purificatoire se trouvent sur l’autel du côté de l’épître près du tabernacle.
  1. Le Prêtre se rend à la sacristie, se lave les mains, et se revêt du surplis et de l’étole de la couleur de l’Office du jour[261]. Il pourrait aussi employer l’étole de couleur blanche, alors la bourse serait aussi de couleur blanche. La couleur du jour est préférable car elle montre la relation entre la Messe et la communion.

Il prend la barrette, salue la croix de la sacristie, se couvre, et se rend à l’autel les mains jointes, si la bourse est à l’autel. Si elle n’y est pas, il la porte lui-même, appuyée contre sa poitrine.


  1. En arrivant à l’autel, il donne sa barrette au Servant, fait la génuflexion « in plano », monte à l’autel, pose la bourse à plat, en tire le corporal et le déplie, après avoir placé la bourse comme pour la Messe. Il ouvre ensuite le tabernacle, fait la génuflexion, tire le ciboire, et observe ce qui est prescrit pour la communion donnée pendant la Messe, jusqu’à son retour à l’autel.
  1. Quand, de retour à l’autel, il a déposé le ciboire et fait la génuflexion, il frotte légèrement l’un contre l’autre les extrémités du pouce et de l’index de la main droite au dessus de la coupe ; puis continuant à tenir ces deux doigts joints, il recouvre le ciboire sans faire une deuxième génuflexion[262] ; ensuite il se purifie les doigts dans le petit vase préparé pour cela, et les essuie avec le purificatoire[263].
  1. Après avoir fait la génuflexion, pendant qu’il recouvre le ciboire et se purifie les doigts, le Prêtre dit : O sacrum convivium…

Après cela, il dit : Panem de caelo praestitisti eis ; le Servant répond : Omne delectamentum in se habentem. Le Prêtre dit ensuite : Domine exaudi…, Dominus vobiscum…, Oremus : Deus, qui nobis sub Sacramento…[264] Le Servant répond à temps voulu : Et clamor meus…, Et cum spiritu tuo, et Amen.


  1. Le Prêtre replace ensuite le ciboire dans le tabernacle, fait la génuflexion, et ferme le tabernacle ; puis il donne la bénédiction avec la formule : Benedictio Dei omnipotentis, Patris, et Filii, et Spiritus Sancti, descendat super vos et maneat semper[265].

En disant Benedictio Dei omnipotentis, il élève les yeux, étend, élève et joint les mains, et incline la tête vers la croix[266] ; puis sans baiser l’autel, il se tourne vers le peuple et continue Patris et Filii et Spiritus Sancti, en faisant un signe de croix ; il rejoint les mains en disant descendat super vos et maneat semper, et se retourne vers l’autel par le même côté. Le Servant répond : Amen.


  1. Il replie ensuite le corporal et le met dans la bourse. Il laisse la bourse sur l’autel, ou bien il la prend et la porte comme en venant à l’autel. Il fait alors l’inclination à la croix, descend au bas des degrés, fait la génuflexion « in plano », reçoit sa barrette, se couvre, et retourne à la sacristie. Arrivé à la sacristie, il salue la croix après s’être découvert, dépose la bourse s’il l’a portée, et quitte l’étole et le surplis.

VI. SOMMAIRE DES CÉRÉMONIES DE LA MESSE BASSE

DES INCLINATIONS

  1. Inclinations de tête.
  1. LE PRÊTRE INCLINE LA TÊTE VERS LA CROIX :
  1. Avant de descendre au bas de l’autel pour commencer la Messe.
  2. Quand il dit Gloria Patri, et Filio, et Spiritui Sancto.
  3. Pendant le Gloria à ces mots : Deo, Adoramus te, Gratias agimus tibi, Jesu Christe, Suscipe deprecationem nostram, Jesu Christe.
  4. Toutes les fois qu’il dit Oremus.
  5. Toutes les fois qu’il prononce le nom de Jésus, sauf pendant l’évangile.
  6. Pendant le Credo à ces mots : Deum, Jesum Christum, adoratur.
  7. Au commencement de la préface, en disant Deo nostro.
  8. Aux deux Memento.
  9. En disant tibi gratias agens avant chaque consécration.
  10. En disant Per Christum Dominum nostrum avant Nobis quoque peccatoribus.
  11. Aux féries du Carême en disant Humiliate capita vestra Deo.
  12. En terminant ces mots : Benedicat vos omnipotens Deus.
  13. Après le dernier évangile s’il vient au milieu de l’autel avant de se mettre à genoux pour la récitation des prières de Léon XIII.
  1. LE PRÊTRE INCLINE LA TÊTE VERS LE LIVRE :
  1. Au nom de Jésus pendant l’évangile.
  2. Au nom de Marie et du Saint dont on dit la Messe ou dont on fit mémoire.
  3. Au nom du Souverain Pontife.
  4. Au nom de l’évêque diocésain quand on dit l’oraison pour lui.
B) Inclinations médiocres.


LE PRÊTRE S’INCLINE MÉDIOCREMENT :

  1. Au verset Deus tu conversus… jusqu’à Oremus inclusivement.
  2. Durant la prière : Oramus te, Domine….
  3. Durant la prière : In spiritu humilitatis….
  4. Durant la prière : Suscipe, Sancta Trinitas….
  5. Au Sanctus jusqu’au Benedictus exclusivement.
  6. En récitant l’Agnus Dei.
  7. Pendant les trois oraisons qui précèdent la communion.
  8. A Domine non sum dignus.
  9. Pendant la communion sous l’espèce du pain.
  10. Durant la prière : Placeat Sancta Trinitas….
C) Inclinations profondes.


LE PRÊTRE S’INCLINE PROFONDÉMENT :

  1. A la sacristie devant la croix ou l’image qui en tient lieu, avant d’en sortir pour aller à l’autel et lorsqu’il est revenu après la Messe.
  2. En arrivant à l’autel, si le Saint-Sacrement n’y est pas.
  3. Avant de commencer les prières au bas de l’autel, si le Saint-Sacrement n’est pas à l’autel.
  4. Pendant qu’il récite le Confiteor, et durant le Misereatur… récité par le Servant.
  5. En disant Munda cor meum…, Jube Domine benedicere…, Dominus sit in corde meo…
  6. Au commencement du Canon, à Te igitur jusqu’à petimus inclusivement.
  7. Durant le prière : Supplices te rogamus.
  8. A la fin de la Messe, en quittant l’autel, si le Saint-Sacrement n’y est pas.

DES SIGNES DE CROIX

LE PRÊTRE FAIT LE SIGNE DE CROIX SUR LUI-MÊME :

  1. Au commencement de la Messe, en disant In nomine Patris…
  2. En disant Adjutorium nostrum in nomine Domini.
  3. Lorsqu’il dit Indulgentiam absolutionem et remissionem peccatorum nostrorum.
  4. Au commencement de l’Introït, excepté aux Messes de Requiem, car, alors, il fait un signe de croix vers le Missel.
  5. A la fin du Gloria, à ces mots : Cum Sancto Spiritu…
  6. Aux deux évangiles, il fait avec le pouce droit un signe de croix sur le livre ou l’autel, puis trois sur lui-même : sur le front, sur la bouche et sur la poitrine.
  7. A la fin du Credo, à ces mots : Et vitam…
  8. A la fin du Sanctus, en disant Benedictus qui venit in nomine Domini.
  9. Pendant le Canon, à ces mots omni benedictione caelesti et gratia repleamur.
  10. En disant da propitius pacem in diebus nostris.
  11. Lorsqu’il dit Corpus Domini nostri Jesu Christi…, il fait un signe de croix avec l’hostie ; il en fait un autre avec le calice en disant Sanguis Domini nostri Jesu Christi…

DES POSITIONS DES MAINS

  1. Mains jointes devant la poitrine.

LE PRÊTRE TIENT LES MAINS JOINTES DEVANT LA POITRINE :

  1. Durant les prières au bas de l’autel et de la confession.
  2. En montant à l’autel.
  3. En lisant l’Introït, pendant le Kyrie et le Gloria.
  4. En se tournant vers le peuple.
  5. Chaque fois que l’on marche à l’autel et que les deux mains sont libres.
  6. A la conclusion des oraisons.
  7. En disant les prières Munda cor… avant l’évangile.
  8. Pendant l’évangile, le Credo et l’antienne d’offertoire.
  9. Au Sanctus, jusqu’au Benedictus inclus.
  10. Au Pater depuis Oremus jusqu’à audemus dicere inclusivement.
  11. Au premier Agnus Dei, jusqu’à Miserere nobis exclusivement ; et pendant les trois Agnus Dei aux Messes de Requiem.
  12. En lisant l’antienne de Communion et le dernier évangile.
  1. Mains jointes devant le visage.

LE PRÊTRE TIENT LES MAINS JOINTES DEVANT LE VISAGE :

  1. Au premier et au second Memento.
  2. Après la communion sous l’espèce du pain.
  1. Mains jointes sur l’autel.

LE PRÊTRE TIENT LES MAINS JOINTES SUR L’AUTEL :

  1. Durant la prière : Oramus te Domine… jusqu’à quorum reliquiae hic sunt, exclusivement.
  2. Durant la prière : In spiritu humilitatis….
  3. Durant la prière : Suscipe Sancta Trinitas….
  4. Au Canon, de Te igitur… jusqu’à petimus inclusivement.
  5. Durant la prière : Supplices te rogamus…jusqu’à ut quotquot inclusivement.
  6. Aux trois oraisons qui précédent la communion.
  7. Durant la prière : Placeat Sancta Trinitas….
  1. Mains étendues.
  1. LE PRÊTRE TIENT LES MAINS ÉTENDUES DEVANT LA POITRINE :
  1. Pendant les collectes, les secrètes et les postcommunions.
  2. Pendant le préface et la plus grande partie du Canon.
  3. Pendant tout le Pater.
  1. LE PRÊTRE ÉTEND LES MAINS ET LES REJOINT DEVANT LA POITRINE :
  1. Chaque fois qu’il dit Dominus vobiscum tourné vers le peuple.
  2. Chaque fois qu’il dit Oremus.
  3. En disant Orate fratres.
  1. LE PRÊTRE ÉTEND LES MAINS, LES ÉLÈVE JUSQU’AUX ÉPAULES, ET LES REJOINT DEVANT LA POITRINE :
  1. En disant Gloria in excelsis Deo (il ne lève pas les yeux mais incline la tête).
  2. En disant Credo in unum Deum (il ne lève pas les yeux mais incline la tête).
  3. En disant Veni sanctificator omnipotens aeternae Deus, avant de bénir les Oblats à l’offertoire (il lève les yeux).
  4. Avant Te igitur, au commencement du Canon (il lève les yeux).
  5. Avant les deux Memento.
  6. En disant, avant le consécration : fiat dilectissimi Filii tui (il ne lève pas les yeux).
  7. A Benedicat vos omnipotens Deus, avant de donner la bénédiction finale (il lève les yeux et incline la tête).

En disant Sursum corda, il élève les mains et les tient étendues, devant la poitrine ; lorsqu’il dit Gratias agamus Domino, il rejoint les mains


  1. Mains étendues sur l’autel.
  1. LE PRÊTRE TIENT LES DEUX MAINS SÉPARÉES SUR L’AUTEL :
  1. Toutes les fois qu’il baise l’autel, ou qu’il fait la génuflexion (excepté avant l’élévation de l’hostie).
  2. A la préface jusqu’à Sursum corda, exclusivement.
  3. A Per omnia saecula saeculorum à la fin du Canon.
  1. LE PRÊTRE POSE LA MAIN GAUCHE SUR L’AUTEL :
  1. Toutes les fois que la main droite est occupée, s’il ne doit pas la poser sur le livre comme à l’évangile.
  2. Toutes les fois qu’il fait le signe de croix sur le calice ou l’hostie. Mais pas quand il se signe lui-même.
  3. En disant Nobis quoque peccatoribus.
  4. Au commencement de l’oraison Libera nos quaesumus Domine….
  5. A Miserere nobis du premier Agnus Dei, jusqu’à Dona nobis pacem inclusivement.
  1. LE PRÊTRE POSE LA MAIN DROITE SUR L’AUTEL :
  1. Toutes les fois que la gauche est occupée à tourner les pages du Missel.

DES MOMENTS OÙ LE PRÊTRE BAISE L’AUTEL

LE PRÊTRE BAISE L’AUTEL :

  1. Aux mots quorum reliquiae hic sunt.
  2. Avant de se tourner vers le peuple pour dire Dominus vobiscum et Orate fratres.
  3. Après le mot petimus, au commencement du Canon.
  4. A ces mots : ex hac altaris participatione.
  5. Avant de dire Pax tecum, lorsqu’il doit donner la paix.
  6. A la fin de la Messe, après avoir dit Placeat tibi, sancta Trinitas…, même à la Messe de Requiem, quoiqu’il ne donne pas la bénédiction.

DE L’ÉLÉVATIONS DES YEUX

LE PRÊTRE ÉLÈVE LES YEUX VERS LA CROIX :

  1. Avant Munda cor meum.
  2. Avant Suscipe sancte Pater.
  3. Pendant toute l’oblation du calice.
  4. En disant Veni sanctificator omnipotens.
  5. Avant Suscipe Sancta Trinitas.
  6. Au commencement de la préface aux mots Gratias agamus Domino.
  7. Avant de dire Te igitur au début du Canon.
  8. En disant et elevatis oculis in caelum, avant la consécration du pain.
  9. Pendant chacune des deux élévations, il suit des yeux le Saint Sacrement.
  10. A la fin de la Messe, en disant Benedicat vos.

DES INFLEXIONS DE VOIX

  1. LE PRÊTRE DIT À VOIX BASSE :
  1. Les prières Aufer a nobis… et Oramus te.
  2. Les prières Munda cor meum… avant l’évangile.
  3. L’invocation Per evangelica dicta après l’évangile.
  4. Toutes les prières de l’offertoire, depuis Suscipe sancte Pater, jusqu’à la préface, exclusivement, sauf les deux mots Orate fratres.
  5. Toutes les prières du Canon jusqu’au Pater, exclusivement, sauf les trois mots : Nobis quoque peccatoribus.
  6. Après le Pater, le mot Amen et tout ce qui suit jusqu’à l’antienne de Communion, exclusivement, sauf : Per omnia…, Pax Domini, les Agnus Dei et Domine non sum dignus.
  7. La prière Placeat tibi, sancta Trinitas.
  1. LE PRÊTRE DIT À VOIX MÉDIOCRE :
  1. Orate fratres.
  2. Le Sanctus tout entier.
  3. Nobis quoque peccatoribus.
  4. Les trois Domine non sum dignus.
  1. LE PRÊTRE DIT À VOIX HAUTE TOUT LE RESTE.

VII. DES DÉFAUTS À ÉVITER DANS LA CÉLÉBRATION DE LA MESSE

1-  OBSERVATIONS ET RÈGLES GÉNÉRALES

 

1. Pour bien célébrer la Messe, un Prêtre doit en revoir souvent le Cérémonial, veiller sur lui-même, et prier d’autres Prêtres de veiller sur lui. Sans ces précau­tions, il contractera nécessairement, comme l’expérience le prouve, de mauvaises habitudes qui nuisent à la dignité des cérémonies.

 

2. S’il est important d’éviter une trop grande lenteur, qui ressemblerait à la mollesse ou à l’affectation, et pourrait fatiguer les assistants, il est encore plus essentiel de ne pas paraître précipité : ce défaut pour un Prêtre lui enlève l’extérieur de la piété, n’édifia pas les assistants, et diminue en eux le respect des saints mystères.

 

3. Il faut éviter en particulier :

a) de commencer une cérémonie avant d’avoir terminé celle qui la précède comme de se mettre en marche avant de s’être relevé, si l’on vient de faire une inclination ou une génuflexion ;

b) de se tourner vers le peuple, après avoir baisé l’autel, sans s’être complètement redressé ;

c) de regarder dans le Missel, en se relevant après la génuflexion ;

d) de feuilleter le Missel en passant la main droite du côté gauche et la main gauche du côté droit ;

e) de croiser les trois derniers doigts de chaque main, quand on tient les mains             jointes ;

f) de se frotter les mains pour éviter le froid.

 

4. On ne sait pas toujours accorder ensemble les mou­vements qui doivent se faire successivement ou simul­tanément. Ainsi, par exemple, lorsqu’il faut étendre les mains, les rejoindre, et incliner la tête, on fera à tort l’inclination en écartant les mains ; s’il faut élever les yeux et les mains, l’élévation des yeux précédera celle des mains au lieu de l’accompagner ; s’il faut faire une inclination en faisant le signe de la croix, on inclinera la tête en portant la main au front, au lieu de le faire en portant la main à la poitrine.

 

5. On aura soin de ne pas frotter contre l’autel le devant de la chasuble, de s’écarter un peu lorsqu’on doit se tourner vers le peuple, et de joindre les mains toutes les fois qu’il y a des signes de croix à faire sur les Oblats. Enfin on s’ap­pliquera à faire les mouvements du corps et des mains sans précipitation.

 

2- FAUTES DANS LA PRÉPARATION

 

 

1. On omet quelquefois de se laver les mains. Il faut préparer le Missel, se laver les mains, et préparer le calice, avant de prendre les ornements sacrés. En prépa­rant le calice, il faut mettre le corporal dans la bourse, et non pas entre le calice et la bourse ; il serait encore plus irrégulier de laisser la bourse à la sacristie.

 

2. En s’habillant :

a) on oublie que l’amict doit, avant d’être mis sur les épaules, être posé sur la tête ; on fait un signe de croix avec l’amict ; on néglige d’en recouvrir le col de la   soutane ;

b) on se revêt de l’aube en mettant les deux manches à la fois, ou en commençant par la manche gauche ; on la laisse traîner si elle est longue, ou bien on ne l’adapte   pas convenablement ;

c) en croisant l’étole, on ne met pas le côté droit par-dessus ; on la rejette sur le dos ; on la laisse pendre plus bas d’un côté que de l’autre ;

d) on met la chasuble trop en arrière ou trop sur le cou ; on oublie que si l’on n’a soin de la soutenir un peu fortement en l’attachant avec les cordons, elle retombera par derrière d’une manière disgracieuse ; quelques-uns baisent à tort l’aube et la chasuble.

 

3. On oublie qu’il faut se couvrir de la barrette, avant de prendre le calice et de saluer la croix de la sacristie ; de poser la main droite sur la bourse, en portant le calice.

 

3- FAUTES DANS LA CÉLÉBRATION DE LA MESSE

1. COMMENCEMENT DE LA MESSE.

a) En arri­vant à l’autel, si le Saint-Sacrement est dans le tabernacle, il faut se rappeler que la génuflexion doit se faire sur le pavé et non sur le degré. Après cette génuflexion, il n’y a pas d’inclination à faire à la croix. Il faut éviter de lever le pied pour monter à l’autel, avant d’avoir complété l’incli­nation ou la génuflexion ; éviter aussi de saluer la croix en arrivant sur le marchepied.

b) Le Prêtre, pour tirer le corporal de la bourse, doit mettre la bourse sur l’autel, et non pas laisser tomber le corporal sur l’autel en tenant la bourse ; il doit aussi, dès le début, le déplier et l’étendre complètement sur l’autel.

c) Avant de descendre au bas des degrés, il ne faut pas s’arrêter au milieu de l’autel, pour y faire une méditation.

d) Lorsqu’on est descendu au bas de l’autel, on doit, si le Saint-Sacrement est dans le tabernacle, faire la génu­flexion sur le plus bas degré, sans y ajouter une inclination à la croix. On ne doit pas commencer le signe de la croix avant d’être entièrement relevé.

e) En disant le psaume Judica me, le Prêtre doit éviter de commencer un verset avant que le Servant ait répondu ; au Confiteor, de se tourner vers celui-ci en disant vobis      fratres et vos fratres ; d’ajouter Amen, lorsque le Servant a dit le Confiteor ; de se redresser avant d’avoir dit Oremus.

2. INTROÏT, KYRIE, COLLECTES.

a) Lorsque le Prêtre baise l’autel, il doit faire attention de le baiser au milieu (de sa longueur), sans se tourner de côté.

b) En disant Gloria Patri, il doit demeurer incliné jusqu’à Spiritui Sancto inclusivement.

c) Il doit éviter de quitter le côté de l’épître, après l’Introït, avant de l’avoir achevé ; de commencer Kyrie eleison avant d’être arrivé au milieu de l’autel ; de réciter ces invocations sans laisser au Servant le temps de répondre ; de lever les yeux vers les fidèles en disant Dominus vobiscum ; enfin de tourner le feuillet du Missel avant la fin de la con­clusion de l’oraison.

3. ÉPÎTRE, ÉVANGILE, CREDO.

a) Pendant l’épître, les mains doivent toucher le livre, et n’être pas seulement posées sur l’autel.

b) Avant Munda cor meum, quelques Prêtres oublient de lever les yeux, ne s’inclinent que médiocrement pendant cette prière, ou encore appuient les mains jointes sur l’autel.

c) On oublie que l’évangile doit être lu au côté de l’évan­gile, le Prêtre étant tourné obliquement, les mains jointes, et que toutes les inclinations se font alors vers le livre. Après l’avoir lu, au lieu de baiser le commencement du texte, on baise quelquefois les dernières paroles. Pour faire cette action, parfois on ne soulève point le livre, ou bien on prend le pupitre avec le livre, pour le porter immé­diatement près du milieu de l’autel.

d) Après l’évangile, en mettant le livre près du corporal, il ne faut pas traîner le pupitre, mais le porter.

e) Pendant le symbole, la génuflexion doit commencer à Et incarnatus est, et ne se terminer qu’à Homo factus est inclusivement. Le genou droit ne doit qu’effleurer la terre, et non y demeurer fixé pendant quelques instants ; il ne faut pas incliner la tête.

4. OFFERTOIRE.

a) Il faut éviter de lever trop haut l’hostie et le calice au moment de l’oblation ; de commencer le signe de croix avec la patène et avec le calice, avant d’avoir achevé les prières de l’oblation de l’hostie et du calice.

b) Après Offerimus, la main gauche ne doit pas quitter le pied du calice : on ne doit pas faire le signe de croix avec le calice en le tenant de la main droite seule.

c) Au Lavabo, on doit tenir les mains en dehors de l’autel ; à la Messe de Requiem, on ne dit ni Gloria Patri, ni Requiem aeternam.

d) Après avoir dit à voix médiocre les deux mots Orate fratres, le Prêtre doit se retourner immédiatement, mais lentement, vers l’autel. Il ne doit pas, non plus, élever la voix aux derniers mots de cette invitation, ni en disant Amen après le Suscipiat.

5. CANON.

a) Ce n’est point en élevant les mains que l’on commence le Te igitur, mais après s’être incliné profondément et avoir appuyé les mains jointes sur l’autel.

Le Sanctus doit se dire à voix médiocre, et non à voix haute comme la préface.

b) Au Memento, on ne doit point élever les yeux.

c) Pour la consécration de l’hostie et du calice, on doit poser les coudes sur l’autel, courber convenablement le corps, sans tenir le pied droit levé ou appuyé   par l’extré­mité. Il faut éviter de prononcer les paroles de la consé­cration avec effort et affectation, et de tenir la bouche au-dessus de la coupe en consacrant le vin.

d) À Nobis quoque peccatoribus, il faut élever médio­crement la voix, et demeurer tourné vers le Missel.

e) En faisant les signes de croix avec l’Hostie à Per ipsum, et cum ipso, et in    ipso, le Prêtre doit mouvoir la main tout entière, et non pas seulement le pouce et l’index.

f) En faisant sur lui-même le signe de la croix à da propitius pacem, il ne doit pas oublier de poser la main gauche sur la poitrine.

g) En faisant les signes de croix avec la parcelle à Pax Domini sit semper vobiscum, il doit mouvoir la main tout entière, et non pas seulement le pouce et l’index.

h) A l’Agnus Dei, c’est à nobis, et non à Agnus, que l’on doit se frapper la poitrine.

i) A Domine non sum dignus, ces quatre mots seulement se prononcent à voix médiocre ; les autres à voix basse.

j) En prenant le Précieux Sang, il faut éviter de ren­verser la tête, le calice dressé au-dessus ; comme aussi de faire du bruit avec les lèvres, de porter la langue à la coupe.

6. ABLUTIONS. FIN DE LA MESSE.

a) Le Prêtre doit tenir le calice au-dessus de l’autel pour recevoir la purification ; il est aussi recommandé de le tenir posé sur l’autel pour l’ablution des doigts, à moins que le Servant ne puisse l’atteindre ainsi.

b) On doit avoir soin de bien essuyer le calice, tout en évitant de le frotter avec exagération ; et il faut le recou­vrir du voile, avant de le replacer au milieu de l’autel.

c) Pour la postcommunion, la conclusion de la dernière oraison ne se dit point en fermant le Missel, ou en revenant au milieu de l’autel.

d) Il ne faut pas faire la génuflexion ou l’inclination à l’autel avec la barrette en main.

e) En arrivant à la sacristie, le Prêtre qui porte le calice, doit saluer la croix sans ôter sa barrette.

 

 

VIII. DES DÉFAUTS ET ACCIDENTS QUI PEUVENT SE RENCONTRER DANS LA CÉLÉBRATION DE LA MESSE

 

 

Le Prêtre doit apporter la plus grande attention à ce qu’il n’y ait rien de défectueux dans ce qui est requis pour le saint Sacrifice de la Messe, soit pour la matière, soit pour la forme[267].

S’il arrive un accident dans l’acte même du saint Sacri­fice, il observe les règles données ci-après.

1- DÉFAUTS RELATIFS À LA MATIÈRE

1. Si le Prêtre s’aperçoit, que le pain n’est pas apte à être consacré :

a) avant la consécration, il doit prendre une autre hostie, faire l’oblation au moins mentale et continuer la Messe ;[268]

b) après la consécration, il prend une autre hostie, en fait l’offrande mentalement, et repre­nant à Qui pridie quam pateretur, il la consacre et continue ; après avoir communié sous les deux Espèces, il consomme la première hostie, ou bien la conserve quelque part avec respect ;[269]

c) après avoir pris l’hostie, il devra néanmoins en consacrer une autre, et communier, car le précepte de la perfection du Sacrifice l’emporte sur celui du jeûne eucharistique ;

d) après avoir communié sous les deux Espèces, il devra prendre d’autre pain et d’autre vin avec un peu d’eau, faire l’oblation, reprendre la consécration à Qui pridie quam pateretur, et communier immédiatement, car le saint Sacrifice doit être parfait, et l’on doit, en l’offrant, garder l’ordre prescrit.[270]

 

2. Si l’hostie vient à disparaître, si elle est prise par un animal ou emportée par le vent ou si, pour tout autre motif, on ne peut plus la retrouver, on en prend une autre, dont on fait l’oblation et la consécration comme il est dit plus haut.[271]

 

Nota : Dans les quatre derniers cas, le Prêtre doit omettre l’élévation de l’hostie après la consécration, afin d’éviter de scandaliser les fidèles.[272]

 

3. Si le Prêtre s’aperçoit que le liquide mis dans le calice, n’est pas matière apte au Sacrifice :

a) avant ou après la consécration de l’hostie, même après avoir proféré les paroles sacramentelles sur le calice, il doit mettre dans un vase ce qui avait été mis dans le calice, verser de nouveau du vin et de l’eau, en faire l’oblation mentale, et faire la consécration, en reprenant à Simili modo,[273] </sup>etc. ;

 

b) s’il n’aperçoit ce défaut qu’après avoir communié sous l’Espèce du pain, ou même après avoir pris le liquide, il doit prendre une nouvelle hostie, remettre dans le calice du vin et de l’eau, faire l’oblation et la consécration comme il a été dit ci-dessus, et communier de suite (cependant, s’il célèbre en présence de fidèles, le Prêtre pourrait se contenter de consacrer du vin avec de l’eau) ;[274]

 

c) s’il n’aperçoit ce défaut que lorsqu’il est de retour à la sacristie, il ne doit pas revenir à l’autel, et n’a plus rien à faire : car, alors, ce ne serait plus moralement le même Sacrifice.[275]

 

Nota : Dans tous les cas, le Prêtre doit omettre l’élévation du calice après la consécration, fin d’éviter de scandaliser les fidèles.[276]

Si la parcelle de l’hostie se trouvait déjà dans le liquide mis dans le calice au lieu de vin, le Prêtre devrait mettre ce liquide dans un autre vase, et conserver la parcelle dans le calice avec le vin qu’il doit consacrer.

 

4. Il pourrait arriver que la matière du pain ou du vin étant invalide, on ne puisse se procurer le pain ou le vin né­cessaire. Si le Prêtre s’en aperçoit avant la consécration, il ne doit pas continuer. Mais si, après la consécration d’une Espèce, il voit que l’autre est défectueuse, il continuera la Messe, en omettant les paroles et les signes qui ont rapport à l’Espèce défectueuse. Mais si l’on pouvait se la procurer en peu de temps[277], le Prêtre devrait attendre.[278]

 

5. Si le Prêtre s’aperçoit de ces défauts dans l’une ou l’autre matière avant la consécration, il leur substitue une matière valide, et continue la Messe ; il l’interromprait à l’endroit même où il en est, s’il ne pouvait se procurer une matière valide. Dans ce dernier cas, il cesserait même après avoir prononcé les paroles de la consécration, qui n’ont eu aucun effet.

 

6. Un Prêtre qui aurait oublié de mettre dans le calice de l’eau avec le vin, devrait réparer cette omission, mais seulement avant la consécration du calice ; après la consécration du calice, il devrait simplement continuer la Messe, l’eau n’étant pas essentielle au Sacrifice.[279]

 

2- DÉFAUTS RELATIFS À LA FORME

 

1. Lorsque le Prêtre ne se souvient pas d’avoir prononcé les paroles de la consécration, il ne doit pas se troubler pour autant. Toutefois : a) s’il est certain d’avoir oublié quelqu’une des paroles essentielles, il doit reprendre la formule de la consécration, et continuer la Messe ; b) s’il regarde comme très probable qu’il a oublié quelque chose d’essentiel, il doit réitérer la formule, au moins sous condi­tion tacite ; c) si ce qu’il a omis n’est pas nécessaire pour la validité, il doit continuer sans rien répéter.[280]

 

2. S’il y avait lieu de répéter la formule de la consé­cration, il ne faudrait pas faire l’oblation, qu’on suppose avoir été faite.

 

3. Si le Prêtre, par distraction, prononçait sur l’hostie les paroles de la consécration du calice, il devrait, après avoir prononcé celles de la consécration du pain, faire la consécration du calice comme à l’ordinaire ; car il n’a pu avoir l’intention de consacrer le vin en prononçant les paroles sur l’hostie.

 

3- De quelques accidents qui peuvent arriver dans l’acte même du saint Sacrifice.

 

1. Si l’église était profanée pendant la Messe, le Prêtre quitterait l’autel, si c’était avant le Canon ; si le Canon était commencé, il devrait achever le saint Sacrifice.[281]

 

2. Le Prêtre devrait, en principe, faire de même, si un excommunié dénoncé entrait dans le chœur, et si l’on ne pouvait le faire sortir.[282]

 

3. S’il survenait un grave danger de mort, comme une attaque en cas de guerre, une inondation subite, la ruine imminente de l’église, etc., le Prêtre interromprait la Messe, s’il n’avait pas encore consacré ; après la consé­cration, il pourrait communier aussitôt, et omettre tout le reste.[283]

 

4. Lorsque le Prêtre est surpris par la mort, ou par un accident qui l’empêche de continuer la Messe, si cet accident arrive avant la consécration, ou avant qu’il ait achevé les paroles de la consécration du pain, la Messe est interrompue, et il n’y a rien à faire ; si cet accident arrive après la consécration, quand même le pain seul aurait été consacré, un autre Prêtre doit continuer la Messe, en commençant à l’endroit où le premier s’est arrêté.

 

a) Un Prêtre qui ne serait pas à jeun serait également tenu d’achever ainsi le saint Sacrifice.

 

b) Le Prêtre qui achève ainsi le saint Sacrifice, doit observer les règles suivantes :

1° si le Prêtre infirme se trouve en état de recevoir la communion, celui qui continue la Messe doit la lui donner avec une parcelle de l’hostie, s’il n’y a pas d’autre hostie consacrée ;

2° si le premier Prêtre venait à mourir après avoir prononcé une partie des paroles de la consécration du calice, le second reprendrait à Simili modo postquam cœnatum est ; ou bien, il consacrerait d’autre vin dans un second calice, et prendrait, après la communion du Précieux Sang, celui de la Messe inter­rompue.[284]

 

c) La Messe interrompue doit être continuée le plus tôt possible ; et, si l’on ne pouvait trouver un Prêtre dans l’espace d’une heure, la sainte hostie et le calice devraient être mis dans le tabernacle par un Clerc, ou même par un laïque.

 

d) Si le Prêtre qui a commencé la Messe, peut la continuer après avoir pris un peu de nourriture, il est préférable qu’il continue lui-même, quand même il y aurait un Prêtre à jeun qui pourrait achever.

 

5. Si le Prêtre, croyant n’avoir qu’une hostie, s’aperçoit après la consécration qu’il y en a deux, il doit les prendre toutes les deux à la communion.

 

6. Si, même après les ablutions, il aperçoit des parcelles consacrées, il devra les prendre, même si elles sont considérables, car elles appartiennent au même sacrifice. S’il est resté une Hostie entière, le Prêtre devra la mettre dans le tabernacle, ou, si cela ne peut se faire, il la laissera sur le corporal et la couvrira convenablement, pour être consommée par le Prêtre qui doit célébrer après lui ; s’il n’y a pas d’autre Messe, il la conservera dans le calice ou sur la patène, jusqu’à ce qu’elle puisse être consommée ou mise dans le tabernacle. S’il ne pouvait pas la con­server, il pourrait la consommer.

 

7. Si le Prêtre découvre des parcelles après avoir quitté l’autel, mais étant encore à la sacristie et revêtu des orne­ments, il doit les consommer. Mais si c’était longtemps après la Messe, il les mettrait dans le tabernacle ; si cela ne se pouvait, il devrait les consommer.

 

8. Si un insecte ou quelque autre chose tombe dans le calice :

- Avant la consécration, le Prêtre devra jeter le vin dans la piscine, puis en verser d’autre avec de l’eau dans le calice, faire l’oblation au moins mentale, et continuer la Messe.

- Quand cela arrive après la consécration, si le Prêtre n’a pas de répugnance, il prendra avec le Précieux Sang ce qui est tombé dans le calice ; s’il a de la répugnance à le faire, il retirera du calice ce qui y est tombé, le puri­fiera avec du vin, puis, après la Messe, il le brûlera, et jettera dans la piscine le vin et les cendres.[285]

 

9. Si, après la consécration, il tombait dans le calice, soit du poison, soit une substance qui pût provoquer le vomisse­ment, il faudrait changer de calice, verser de nouveau du vin avec de l’eau, le consacrer, et continuer la Messe. Après la Messe, on met du coton dans le premier calice pour qu’il s’imbibe du vin consacré, et on le conserve jusqu’à ce que les saintes Espèces soient desséchées ; on brûle alors le coton, dont on jette les cendres dans la piscine.[286]

 

10. Si du poison touche l’hostie consacrée, le Prêtre en consacrera une autre ; on conservera la première dans le tabernacle jusqu’à ce qu’elle soit corrompue, et on la versera alors, avec de l’eau, dans la piscine.[287]

 

11. Si l’hostie se trouve brisée après l’oblation, il faut néanmoins la consacrer. Si cela pouvait scandaliser les fidèles, il faudrait prendre une autre hostie, faire l’oblation, puis prendre la première après l’ablution. Si c’est .avant l’oblation, le Prêtre doit en prendre une autre, s’il peut le faire sans scandale et sans attendre trop longtemps.[288]

 

12. Si l’hostie consacrée était tombée dans le calice, le Prêtre continuerait la Messe avec la partie qui n’a pas été humectée. Si l’hostie avait été imbibée tout entière, il ne la retirerait pas, mais il prononcerait toutes les paroles, en omettant les signes sur l’hostie ; et, avant de communier, il ferait le signe de croix avec le calice en disant : Corpus et Sanguis Domini nostri Jesu Christi etc.[289]

 

13. En hiver, si le Précieux Sang venait à geler, on entou­rerait le calice d’étoffes chaudes ; si ce moyen ne réussissait pas, on plongerait le calice dans un vase d’eau chaude près de l’autel, de manière cependant que l’eau n’entre pas dans le calice.[290]

 

14. Si du Précieux Sang était tombé à terre ou ailleurs, il faudrait d’abord le prendre avec la langue, si c’était possible ; sinon, avec un linge ; puis racler la place, brûler ce qui a été enlevé, et jeter les cendres dans la piscine. S’il en était tombé sur la pierre de l’autel, le Prêtre le pren­drait, laverait l’endroit, sans le racler, et jetterait l’ablution dans la piscine[291]. Si du Précieux Sang tombe sur les nappes de l’autel ou sur d’autres linges, on doit purifier ces linges à tous les endroits qui ont été imbibés, en mettant dessous un vase pour recevoir l’eau qui est versée par-dessus, et qui est ensuite jetée dans la piscine. S’il en est tombé sur le corporal, sur les vêtements sacerdotaux, ou sur le tapis, il faut laver de même, et jeter l’ablution dans la piscine.[292]

Nota : On observerait ce qui vient d’être dit, si du vin de la (première) purification était tombé quelque part.

 

15. S’il arrive que le Précieux Sang soit renversé, et s’il en reste un peu dans le calice, il faut prendre le peu qui reste, et observer ensuite ce qui vient d’être dit. S’il, ne reste plus rien, on doit consacrer de nouveau du vin, en reprenant à Simili modo postquam coenatum est, après en avoir fait l’oblation mentalement.[293]

16. Si une hostie ou seulement une parcelle tombe à terre, on doit la recueillir avec respect, laver l’endroit où elle est tombée, le racler un peu s’il y a lieu, et jeter dans la piscine ce qui a été enlevé, ainsi que l’ablution. Si elle est tombée sur un linge, il faut le laver avec soin, et jeter l’ablution dans la piscine.[294]

 

17. Si la parcelle mise dans le calice y demeurait attachée à la communion, le Prêtre la tirerait avec l’index au bord du calice, ou mieux, il la prendrait avec le vin de la puri­fication.[295]

 

18. Si le Prêtre, après la communion, était pris de vomis­sement, si l’on pouvait reconnaître les saintes Espèces, et s’il éprouvait de la répugnance à les prendre, il devrait les recueillir avec précaution, les mettre dans un lieu conve­nable à la sacristie, jusqu’à ce qu’elles fussent corrompues, et les jeter ensuite dans la piscine. Si l’on ne reconnaissait pas les saintes Espèces, il faudrait brûler le tout, et en jeter les cendres dans la piscine.[296]




  1. Rub. gen. Miss., tit. XX.
  2. Rit. celeb. Miss., tit.V, n° 1.
  3. Ibid., tit.III, n° 1.
  4. Ibid., tit.VIII, n° 3 ; tit.IX, n° 2 ; tit.X, n° 4.
  5. Miss., ibid., tit.IV, n° 1.
  6. Ibid., tit.V, n° 1.
  7. Ibid., tit.V, n° 1 ; tit.VII, n° 1 et 7.
  8. Ibid., tit.IV, n° 3 ; tit.VI, n° 3 ; tit.VIII, n° 1 et 4 ; tit.XIII, n° 1.
  9. Ibid., tit.IX, n° 1.
  10. Ibid., tit. VI, n°1.
  11. Ibid., tit. VIII, n°4.
  12. Ibid., tit. III, n° 5 et 7 ; tit. IX, n° 1 ; tit. X, n° 2.
  13. S.R.C., n° 2572, ad 11.
  14. Rit. celeb. Miss., tit. VII, n° 4 et 5 ; tit. VIII, n° 7.
  15. Ibid.
  16. Rit. celeb. Miss., tit. VIII, n° 5.
  17. Rit. celeb. Miss., tit. III, n° 5.
  18. Rit. celeb. Miss., tit. XII, n° 1.
  19. Rit. celeb. Miss., tit.V, n° 4.
  20. Rit. celeb. Miss., tit.I.
  21. Praeparatio ad Missam.
  22. Stercky, p.511.
  23. S.R.C., n°1379.
  24. Stercky, p.511
  25. Ibid.
  26. Ibid.
  27. Ibid.
  28. Stercky, P.512.
  29. Ibid.
  30. Rit. celeb. Miss., tit.II, n°1.
  31. Le port de la barrette est clairement prescrit pour aller à l’autel et pour en revenir.
  32. Stercky, P.512.
  33. S.R.C., n°2118.
  34. S.R.C., n°2514, ad 4.
  35. S.R.C., n°3029, ad 12.
  36. Cér. Mess. bass., p.6.
  37. Stercky, P.513.
  38. S.R.C., n° 4135, ad 2.
  39. S.R.C., n° 2002, ad 14.
  40. Stercky, P.513.
  41. S.R.C., n° 2390, ad 7.
  42. S.R.C., n° 2682, ad 47.
  43. Stercky, P.514.
  44. Ibid.
  45. Ibid.
  46. S.R.C., n° 3448, ad 12.
  47. Stercky, P.514.
  48. Ibid.
  49. S.R.C., n° 1379.
  50. Rit. celeb. Miss., tit.III.
  51. S.R.C., n° Q2682, ad 47.
  52. Stercky, P. 515.
  53. Cér. Mess. bass., p.8.
  54. Stercky, P.515.
  55. Ibid.
  56. S’il n’y en avait pas, le Célébrant ne serait pas tenu de réciter deux fois le Confiteor. S.R.C., n° 3368, ad 1.
  57. Stercky, P.516.
  58. Ibid.
  59. Ibid.
  60. Rit. celeb. Miss., tit.IV.
  61. Stercky, P.516.
  62. Ibid.
  63. Cér. Mess. bass., p.9.
  64. Stercky, P.516
  65. S.R.C., n° 2682, ad 27.
  66. Cér. Mess. bass., p.10.
  67. Ibid.
  68. Rit. celeb. Miss., tit.V.
  69. Cér. Mess. bass., p.11.
  70. Voir Rub. gen. Miss., tit. VIII, n° 433-465.
  71. S.R.C., n° 2049, ad 3.
  72. S.R.C., n° 4172, ad 3.
  73. Stercky, P.518.
  74. Rit. celeb. Miss., tit.VI.
  75. Stercky, P.518.
  76. Stercky, P.519.
  77. S.R.C., n° 2900, ad 3.
  78. Stercky, P.519.
  79. Ibid.
  80. S.R.C., n° 2572, ad 11.
  81. Stercky, P.519.
  82. Ibid.
  83. Cér. Mess. bass., p.15.
  84. Stercky, P.520.
  85. Ibid.
  86. Ibid.
  87. Ibid.
  88. Ibid.
  89. Cér. Mess. bass., p.15.
  90. S.R.C., n° 2682, ad 29.
  91. Rit. celeb. Miss., tit.VII.
  92. Cér. Mess. bass., p.15.
  93. Stercky, P.521.
  94. Ibid.
  95. Ibid.
  96. Ibid.
  97. Ibid.
  98. Ibid.
  99. Ibid. C’est à ce moment là qu’il faudrait découvrir le ciboire à consacrer s’il y en a un. Voir titre III.
  100. Ibid.
  101. Ibid.
  102. Ibid.
  103. Ibid.
  104. Ibid.
  105. Question autel fixe ou pas P521 ou P17.
  106. Cér. Mess. bass., p.16.
  107. Stercky, P.521.
  108. Ibid.
  109. Cér. Mess. bass., p.17.
  110. Stercky, P.522.
  111. Ibid.
  112. Ibid.
  113. Ibid.
  114. Ibid.
  115. S.R.C., n° 2572, ad 14.
  116. Cér. Mess. bass., p.17-18.
  117. Stercky, P.522.
  118. Guide de l’Autel, p.387.
  119. Stercky, P.522.
  120. Ibid.
  121. Cér. Mess. bass., p.18.
  122. Ibid.
  123. Stercky, p. 522.
  124. Stercky, P.523.
  125. Ibid.
  126. Cér. Mess. bass., p.19.
  127. Stercky, P.524.
  128. Stercky, P.524.
  129. Ibid.
  130. Ibid.
  131. S.R.C., n° 2682, ad 29.
  132. Rit. celeb. Miss., tit.VIII.
  133. Stercky, P.524.
  134. S.R.C., n° 2572, ad 19.
  135. Cér. Mess. bass., p.21.
  136. Stercky, P.525.
  137. S.R.C., n° 2915, ad 5.
  138. Stercky, P.525.
  139. Cér. Mess. bass., p.22.
  140. Ibid.
  141. Cér. Mess. bass., p.23.
  142. Stercky, P.526.
  143. Cér. Mess. bass., p.23.
  144. Ibid.
  145. Stercky, P.527.
  146. Stercky, P.528.
  147. Ibid.
  148. Ibid.
  149. Ibid.
  150. Cér. Mess. bass., p.24.
  151. Stercky, P.528.
  152. Ibid.
  153. Ibid.
  154. Ibid.
  155. Stercky, P.529.
  156. Ibid.
  157. Cér. Mess. bass., p.25.
  158. Ibid.
  159. Rit. celeb. Miss., tit.IX.
  160. Cér. Mess. bass., p.25.
  161. S.R.C., n° 2572, ad 21.
  162. Stercky, p.530.
  163. Ibid.
  164. Ibid.
  165. Ibid.
  166. S.R.C., n° 2572, ad 20.
  167. Stercky, p.531.
  168. Stercky, p.531.
  169. Ibid.
  170. Cér. Mess. bass., p.28.
  171. Ibid.
  172. Rit. celeb. Miss., tit.X.
  173. Stercky, p.532.
  174. Ibid.
  175. Ibid.
  176. S.R.C., n° 1711, ad 5.
  177. Cér. Mess. bass., p.29.
  178. Ibid.
  179. Cér. Mess. bass., p.29.
  180. S.R.C., n° 1275, ad 6.
  181. Cér. Mess. bass., p.30.
  182. Ibid.
  183. Stercky, p.533.
  184. Cér. Mess. bass., p.30.
  185. Ibid.
  186. S.R.C., n° 2572, ad 21.
  187. Cér. Mess. bass., p.31.
  188. Ibid.
  189. Ibid.
  190. Stercky, p.533.
  191. Ibid.
  192. Stercky, p.534.
  193. Ibid.
  194. Cér. Mess. bass., p.31.
  195. S.R.C., n° 2850, ad 1.
  196. Stercky, p.534.
  197. Cér. Mess. bass., p.32.
  198. Ibid.
  199. Ibid.
  200. Stercky, p.534.
  201. Ibid.
  202. Stercky, p.535.
  203. Cér. Mess. bass., p.32.
  204. S.R.C., n° 2850, ad 1.
  205. Cér. Mess. bass., p.33.
  206. Stercky, p.535.
  207. S.R.C., n° 2850, ad 2.
  208. Stercky, p.535.
  209. Stercky, p.535.
  210. Ibid.
  211. Stercky, p.536.
  212. Ibid.
  213. Ibid.
  214. « La pratique la plus commode consiste à rabattre le purificatoire plié en deux sur les trois doigts du milieu de la main gauche, en retenant entre l’annulaire et l’auriculaire la partie où est le pli, et à tenir la partie où sont les extrémités entre le pouce et l’index, en tournant vers le dedans de la main la partie où l’ourlet est en dessus. » Stercky, p. 536.
  215. Ibid.
  216. Ibid.
  217. Ibid.
  218. Cér. Mess. bass., p.34.
  219. Stercky, p.536.
  220. Rit. celeb. Miss., tit.XI.
  221. Stercky, p.537.
  222. Ibid.
  223. Ibid.
  224. Rit. celeb. Miss., tit.XII.
  225. Stercky, p.538.
  226. Stercky, p.539.
  227. S.R.C., n° 3972, ad 5.
  228. Stercky, p.539.
  229. Ibid.
  230. S.R.C., n° 3637, ad 8.
  231. Stercky, p.539.
  232. Cér. Mess. bass., p.37.
  233. S.R.C., n° 3029, ad 12.
  234. Stercky, p.540.
  235. Rit. celeb. Miss., tit. VII, n° 3.
  236. Rit. celeb. Miss., tit. I, n° 1.
  237. Rit. celeb. Miss., tit. II, n° 3.
  238. Ibid.
  239. Rit. celeb. Miss., tit. VII, n° 3.
  240. S.R.C., n° 3524, ad 6.
  241. Rit. celeb. Miss., tit. VIII, n° 5.
  242. Rit. celeb. Miss., tit. X, n° 5.
  243. Rit. celeb. Miss., tit. VII, n° 7.
  244. Vet. Rub. Fer. V in Cena Domini.
  245. Instr. S. C. de Discipl. Sacram., 26 mars 1929.
  246. Rit. Rom., tit. IV, c. II, n° 10 ; S.R.C., n° 3822, ad 3.
  247. S.R.C., n° 3448, ad 1.
  248. S.R.C., n° 2704, ad 1.
  249. Instr. S. C. de Discipl. Sacram., 26 mars 1929.
  250. Nous mettons en italique le texte de la rubrique du Missel et du Rituel.
  251. Rit. celeb. Miss., tit. X, n° 6.
  252. Ibid.
  253. Ibid.
  254. De defect., X, 15.
  255. Rit. celeb. Miss., tit. X, n° 6.
  256. Ibid.
  257. Ibid.
  258. S.R.C., n° 3116.
  259. Rit. Rom., tit. IV, c. II, n° 1.
  260. Ibid.
  261. Ibid.
  262. S.R.C., n°3116, ad 3 ; 3975, ad 2.
  263. Rit. Rom., tit. IV, c. II, n° 1.
  264. Rit. Rom., tit. IV, c. II, n° 6-7.
  265. Ibid.
  266. Rit. Rom., tit. IV, c. II, n° 9.
  267. De defectibus, tit. I.
  268. Ibid., tit. III, n. 4.
  269. Ibid., tit. III, n. 5.
  270. Ibid., tit. III, n. 6.
  271. Ibid., tit. III, n. 7.
  272. Ibid., tit. III, n. 8.
  273. Ibid., tit. IV, n. 3 et 4.
  274. Ibid., tit. IV, n. 5
  275. Selon la plupart des théologiens.
  276. Ibid., tit. IV, n. 6.
  277. Ibid., tit. IV, n. 9.
  278. Ibid.
  279. Ibid., tit. IV, n. 8.
  280. Ibid., tit. V, n. 2.
  281. Ibid., tit. X, n. 2.
  282. Ce principe très traditionnel (rappelé par Benoît XIV) est malheureusement difficilement applicable de nos jours.
  283. Ibid.
  284. Ibid., tit. X, n. 3.
  285. Ibid., tit. X, n. 5.
  286. Ibid., tit. X, n. 6.
  287. Ibid., tit. X, n. 7.
  288. Ibid., tit. X, n. 9.
  289. Ibid., tit. X, n. 10.
  290. Ibid., tit. X, n. 11.
  291. Ibid., tit. X, n. 12.
  292. Ibid.
  293. Ibid., tit. X, n. 13.
  294. Ibid., tit. X, n. 15.
  295. Ibid. tit. X, n. 8.
  296. Ibid., tit. X, n. 14.


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