Le déroulement du canon romain

De Salve Regina.

Etudes sur la Messe
Auteur : R.P. R.-Th. Calmel, O. P.
Source : Revue Itinéraires, n° 193, pp. 100-107
Date de publication originale : 1975

Difficulté de lecture : ♦♦ Moyen

Le déroulement du canon romain

Le canon, prière invariable qui encadre et solennise les prières de la consécration, est inséré dans un ensemble qui commence avec la préface et finit avec le Per Ipsum. Afin de n’être pas trop incomplètes les anno­tations qui suivent partiront de la préface [1].

Comme cela convient, l’Église offre le saint-sacrifice, le sacrifice de la messe qui est réel mais non sanglant, puis elle communie à ce sacrifice non pas seulement en disant les paroles indispensables à la validité, mais en ne ces­sant de prier. Elle accomplit l’action sacrificielle et reçoit la communion dans un état de prière. L’Église dit ales prières et fait les gestes qui manifestent avec la netteté la plus grande la vérité du mystère qui s’accomplit, qui l’ho­norent avec le plus de révérence et de dévotion. Or le mystère est celui du sacrifice du corps et du sang du Christ, le même sacrifice que celui de la croix offert à la Trinité en mémoire de la croix, ayant le même contenu que l’immolation de la croix et nous en apportant tous les fruits. La seule différence est dans la manière d’offrir ; or puisqu’à la messe la manière d’offrir est sacramentelle, se servant de pain et de vin, mais consacrés séparément, l’Église a la possibilité merveilleuse, non seulement d’of­frir le sacrifice mais d’y communier, puis de conserver et de visiter, sous les saintes espèces, son souverain Seigneur qui est victime et prêtre.

Donc les prières qui entourent le saint sacrifice mani­festent autant que possible et honorent saintement les mys­tères qui se réalisent. Ces prières montrent ce qui est offert : un vrai sacrifice, celui du corps et du sang du Christ ; à qui ce sacrifice est offert : à la Trinité Sainte, au Père offensé par nos péchés, au Père dont nous de­mandons la clémence et à qui nous voulons rendre tout honneur et toute gloire ; par qui le sacrifice est offert : par le Christ lui-même se servant du prêtre qui est pure­ment et simplement son ministre ; pour qui et pour quoi est offert le sacrifice : pour beaucoup, pro muftis ; pour tous ceux qui ne voudront pas s’en exclure ; pour beau­coup non pas pris indistinctement, mais en tant qu’ils for­ment ou qu’ils sont appelés à former l’Église catholique ; le sacrifice est offert non seulement pour l’Église d’ici-bas, avec sa hiérarchie régulière, mais pour l’Église souf­frante ; le sacrifice enfin est offert pour la rémission des péchés et pour toutes les nécessités de toute l’Église, en particulier pour cette portion d’Église qui est là présente et pour, celle dont le prêtre fait plus expressément la mé­moire : omnium circumstantium. C’est enfin au titre où nous sommes pécheurs, enfants de Dieu mais pécheurs qui espèrent la rémission de leurs péchés, c’est à ce titre que le Christ, par le ministère des prêtres catholiques, continue d’offrir son corps et son sang.

Quoi, à qui, à quel titre, pour qui, pour quoi : voilà les diverses questions qui trouvent leur réponse dans les prières qui entourent l’acte sacrificiel de la consécration. De la sorte, ce mystère est traduit, exprimé, explicité avec une parfaite convenance. Prêtres et fidèles qui suivent ces prières avec attention et piété savent vraiment ce qui est en cause et sans équivoque possible. Ils le savent d’au­tant plus que ces prières sont faites avec des gestes appro­priés. Le prêtre par exemple ne prend et ne repose le précieux Corps ou le précieux Sang qu’il n’ait fait une génuflexion avant de le prendre et après qu’il les a reposés.

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Cependant, avant d’en venir aux prières plus explici­tement sacrificielles et oblatives, avant de commencer le Te igitur clementissime Pater, la liturgie nous fait im­plorer d’être admis au Sanctus éternel, à la célébration sans fin avec les anges et les archanges par Jésus-Christ Notre Seigneur qui est en vérité leur Souverain[2] ; la Liturgie nous fait demander d’avoir part au Sanctus éter­nel : cum quibus et nostras voces ut admitti jubeas depre­camur. Le Sanctus du paradis n’est pas à proprement par­ler un sacrifice, puisque dans l’éternité le sacrifice en lui-même ne restera pas ; il en restera le fruit ineffable, cette vision, cet amour, cette adoration dont la rédemption nous a conféré les prémices par la grâce du Christ. Toutefois le moyen d’être admis un jour dans les chœurs du Sanctus du paradis c’est le Sacrifice du Christ sur la terre ; ce sacrifice dont il veut que, après avoir été offert d’une ma­nière sanglante, une fois pour toutes, il ne cesse d’être rendu présent, par consécration du pain et du vin, d’in­nombrables fois jusqu’à son retour glorieux.

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Après avoir demandé que nous ayons part au Sanctus céleste, la sainte liturgie, ayant conscience que ce n’est possible que par la messe, commence la série des prières qui se rapportent plus immédiatement à la consécration : cinq qui précèdent et cinq qui suivent.

Te igitur, clementissime Pater… La liturgie dit expres­sément clementissime parce que c’est au titre où le Père nous fait miséricorde par l’immolation de son Fils que la messe lui est offerte. Et crue cette messe soit réellement sacrifice les mots sacrificia illibata viennent le marquer tout de suite. De même, le fait que cette messe soit offerte pour les rachetés considérés au titre où ils forment une Église, la vraie Église et non pas un pullulement de groupes et de sectes, les paroles suivantes le marquent fort distinctement : in primis quae tibi offerimus pro Ecclesia tua sancta catholica… toto orbe terrarum una cum famulo tuo Papa nostro… una cum omnibus catholicae et aposto­licae fidei cultoribus. Contre une telle prière d’oblation viennent se briser tous les rêves d’une église dissoute dans l’œcuménisme post-conciliaire. La prière à l’intention des omnium circumstantium, le memento des vivants redira pour la seconde fois que c’est bien un sacrifice que nous offrons en ce moment : hoc sacrificium laudis. – D’autre part, on ne conçoit pas que le sacrifice du corps et du sang du Christ ne serait pas offert en communion avec la Vierge Marie, les douze apôtres, les martyrs qui règnent dans le Ciel ; l’Église de la terre, surtout quand elle offre la messe, non seulement se sait unie à l’Église triomphante mais encore elle entend honorer ses mérites et recevoir les bienfaits de son intercession : tel est le sens du Communi­cantes et memoriam venerantes… quorum meritis, preci­busque concédas…

Avec le Hanc igitur oblationem servitutis nostrae la liturgie ayant rappelé que c’est réellement une oblation que nous offrons à Dieu, une oblation d’enfants de Dieu qui sont aussi des serviteurs : oblationem servitutis nos­trae sed et cunctae familiae tuae, la liturgie donc implore une fois de plus que Dieu ne s’irrite pas contre les pé­cheurs que nous sommes : ut placatus accipias, nous pré­serve de l’Enfer éternel et commande que nous soyons comptés dans le bercail des élus. – On le voit, ce Hanc igitur est une des prières qui marquent le plus explicite­ment : ce qui est offert, à qui, à quel titre et pourquoi.

La prière très insistante Quam oblationem supplie le Seigneur que soit réalisé le sacrifice du corps et du sang du Christ à partir de ces oblats de pain et de vin ; le sa­crifice qui sera béni, accepté, reçu, agréé, spirituel, en un mot le sacrifice du corps et du sang du Christ à partir de cette oblation.

Puis le Christ par le prêtre prononcera les paroles consécratoires en vertu desquelles, d’une manière mystérieuse mais infiniment réelle, son corps est rendu présent et im­molé ; ensuite son sang est rendu présent et répandu pour beaucoup en rémission des péchés[3]. Avant qu’il n’achève la phrase qui consacre le vin au sang du Christ l’Église demande au prêtre, par qui le Christ en personne accom­plit le sacrifice, d’intercaler la déclaration mysterium fidei. Le prêtre en effet et les fidèles avec lui doivent alors com­prendre dans un sentiment de foi très éveillé que c’est le Christ en personne qui agit ; ce qui se passe c’est l’offrande par le Christ en personne de son corps et de son sang comme sur la croix et c’est évidemment lui, lui seul, qui réalise ce mystère, le prêtre n’étant que son ministre. Le prêtre ne dit pas ceci est le corps du Christ, mais le Christ dit par le prêtre ceci est mon corps. Du reste, les paroles consécratoires sont introduites par des expressions que l’on ne trouve pas dans l’Écriture mais qui évoquent l’infinie gravité qui leur est propre ; et cela pour nous permettre de prendre conscience que dans la consécration c’est véri­tablement le sacrifice du Christ qui est offert et qu’il n’est offert qu’en vertu de la toute-puissance divine miséricor­dieuse qui par le moyen de la sainte humanité de Jésus accomplit, hic et nunc, pour notre salut et la gloire de Dieu, le miracle de la transsubstantiation. Car si la consé­cration était moins que cela on ne voit pas pourquoi dans la présentation qui l’introduit la toute-puissance du Père et la sainte humanité du Fils seraient mentionnées avec tant de grandeur et de piété : in sanctas ac venerabiles manus suas… ad te Deum Patrem suum omnipotentem. On sait que les trois nouveaux canons ont supprimé ces allusions à la toute-puissance du Père et à la sainte humanité du Fils. Mais là comme en tout le reste les auteurs des nouvelles prières eucharistiques ont voulu être aussi peu explicites que possible. Ils ont appauvri et exténué les textes jusqu’à l’extrême afin de permettre l’équivoque et de favoriser les concélébrations avec les protestants qui sont, nul ne l’ignore, des incroyants de la messe.

Dans les cinq prières d’après la consécration il s’agit avant tout de détailler les merveilles et la portée définitive de la transsubstantiation du pain et du vin au corps et au sang du Christ. La prière Unde et memores mentionne donc expressément que, en souvenir de la Passion déjà accom­plie et de la résurrection qui en est inséparable, nous of­frons à l’auguste majesté de Dieu, ici et maintenant, l’hos­tie pure, l’hostie sainte, l’hostie sans tache. On ne peut mar­quer avec plus de force que la Messe, qui est certes un mémorial de la Passion soufferte une fois pour toutes (Un­de et memores) est un mémorial efficace et non seulement allusif car le Seigneur qui a souffert cette Passion est pré­sent et il s’offre comme hostie, maintenant et sur cet autel : offerimus… hostiam puram, hostiam sanctam, hos­tiam immaculatam. Il est aussi présent comme pain sacré de la vie éternelle. C’est ainsi que la prière Unde et me­mores qui est avant tout oblative du sacrifice nous oriente en même temps vers la communion : panem sanctum vitae aeternae et calicem salutis perpetuae. – Le Supra quae pro­pitio ac sereno vultu insiste encore sur la réalité du sacri­fice offert, en évoquant les sacrifices anciens qui n’en étaient que l’ombre et la figure, les sacrifices d’Abel, Abra­ham, Melchisédech. Notons à ce propos que l’on cherche­rait en vain dans les trois canons nouveaux les noms d’Abel, Abraham, Melchisédech. Car autant le canon ro­main nous marque la réalité de ce qui est offert en vertu de la consécration : la réalité du sacrifice vrai et définitif, autant les nouvelles prières eucharistiques ont estompé cette vérité, et cela parce que les auteurs ont voulu com­plaire aux protestants qui n’y croient pas. – Le Supplices te rogamus implore de Dieu que l’hostie de notre autel soit présentée sur l’autel céleste par le saint Ange de Dieu. Le Supplices te rogamus ne parle d’autel avec tant de solennité que parce que l’Église a le sentiment intense d’offrir un véritable sacrifice. Son sentiment n’est pas moins intense que la communion que nous allons y faire sera efficace et nous comblera de bénédictions. On le voit le Supplices te rogamus, bien qu’il soit comme l’Unde et memores une prière sacrificielle, ne laisse pas de nous tourner vers le repas mystique, vers la communion. Mais avant de communier l’Église nous fait prendre conscience de son extraordinaire pouvoir en faveur de l’Église souf­frante par la vertu du sacrifice qu’elle a offert : c’est le Memento des défunts. Ipsis Domine… Enfin une sorte de second memento des vivants vient terminer le canon : c’est l’imploration de l’universelle humilité, le Nobis quoque peccatoribus… de multitudine miserationum tuarum… in­tra quorum nos consortium, non aestimator meriti sed ve­niae… Par ailleurs, comme le Communicantes d’avant la consécration, ce Nobis quoque peccatoribus nous fait saisir qu’il n’est point de Messe qui ne rende honneur aux Apô­tres, aux Martyrs, à tous les saints et ne nous mette en communion avec eux : et omnibus sanctis tuis, intra quo­rum nos consortium…

La doxologie du Per Ipsum peut maintenant être chan­tée. Les cinq prières qui préparaient la consécration et les cinq prières qui l’accompagnaient ont suffisamment expli­qué ce que la consécration a fait, par qui, pour qui et pour quoi.

Par le moyen de ces prières, étant devenus conscients, autant que possible, du mystère réalisé, nous faisons mon­ter désormais vers le Père, dans l’unité de l’Esprit-Saint, par le Christ et en lui, notre acclamation de louange et de gloire. Désormais cette acclamation dévoile tout son sens. Il est manifeste premièrement qu’elle se fait par le Christ immolé et offert : Per Ipsum. Ensuite elle se fait par le Christ qui nous veut non pas séparés mais unis à lui : cum Ipso. Enfin cette union avec lui dépasse sans limite un vague sentiment ; elle est participation à sa vie et cela par la communion à sa propre substance : in Ipso (Manete in me).

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Après cette sublime doxologie une autre section de la messe va s’ouvrir : celle qui prépare directement le repas eucharistique. Cette section sera beaucoup plus brève. Elle commence par l’oraison dominicale. La liturgie nous fait demander ensuite la paix comme il convient à ceux qui vont participer au même corps du Christ. Enfin la liturgie nous fait battre la coulpe et implorer le pardon de l’Agneau de Dieu, car en vérité, nul n’est digne de le recevoir ; mais il nous a tellement aimés qu’il a voulu nous faire vivre par lui en devenant notre nourriture. Agnus Dei… libera me per hoc sacrosanctum corpus et sanguinem tuum ab omnibus iniquitatibus meis… Domine non sum dignus.

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Lorsque les évêques de France font la guerre à la messe dite de saint Pie V tout le monde comprend qu’ils font la guerre au canon romain latin, à l’offertoire latin, au rite antique de la communion exclusivement conservé. Quand ils ont l’insolence de soutenir que la seule messe célébrée dans l’obéissance est la messe dite de Paul VI tout le monde comprend deux choses : d’abord que la messe sera toujours considérée comme célébrée dans l’obéis­sance du moment qu’elle ne sera pas celle de saint Pie V, même quand elle prendra la forme de pitreries sacrilèges ; ensuite que la seule langue vulgaire est admise, que les traductions tendancieuses sont admises seules, qu’un rite de communion ayant adopté une forme non adorante est seul admis, enfin qu’il est fortement déconseillé de s’en tenir exclusivement, même en se servant de la langue vul­gaire dans une mauvaise traduction, au seul canon ro­main. Tout le monde comprend qu’à ces évêques collégia­lisés une seule messe est insupportable et c’est la messe de leur propre ordination, la messe qu’ils ont célébrée exclusivement pendant dix, vingt ou trente ans, la messe sur laquelle pendant dix, vingt ou trente ans, aucun d’en­tre eux n’aurait eu l’idée ni l’audace de porter la main, la messe enfin en la forme très digne selon laquelle on la célébrait paisiblement et partout, dans l’Église latine, depuis plus de quinze siècles. Tel étant le passé – le passé de la célébration universelle de la messe et le passé de sa célébration par les évêques – tel étant donc le passé et tel étant devenu le présent, on ne peut éviter de se demander ce qui se passait dans la tête et dans le cœur des évêques pendant le long temps où ils ont gardé la messe de saint Pie V. Il est naturel de conclure que s’ils avaient pris conscience de la dignité et de la perfection du rite, du for­mulaire et des attitudes, s’ils avaient eu une foi ferme dans la messe, s’ils avaient dit les prières de la messe en état de prière, et d’une prière éclairée, il leur serait impossible aujourd’hui de s’acharner contre la messe dite de saint Pie V ; au moins ne pas s’acharner là-contre, au moins cela. Il est encore naturel de conclure que ce qui nous affermira le plus dans la fidélité à la messe dite de saint Pie V, ce sera, avec la prière et l’oraison, une considération attentive et en esprit de foi du canon romain latin ; soit directement sur le texte, soit dans une traduction exacte.

Quel que soit le point de doctrine ou de morale tradi­tionnelle que nous défendions contre la Révolution qui est acceptée ou soufflée par la fausse Rome, notre résistance sera d’autant plus ferme que les biens célestes que nous maintenons seront d’abord la nourriture de notre pensée et de notre âme.

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  1. Cet article s’inscrit dans la ligne des précédents sur le Canon romain ; Itinéraires sept.-oct. 1970 et nov. 1971.
  2. Pour la Royauté du Christ sur les Anges on peut voir les Grandeurs de Jésus-Christ (chez Dominique Martin Morin éditeur à Paris) la fin du chapitre du Christ-Roi et les Mystères du Royaume de la Grâce (toujours chez D.M.M. éditeur), l’Annexe 3 sur la mis­sion des Anges.
  3. Parce que le Christ est vivant et glorieux, aussitôt que le pain est consacré à son précieux corps, à cet instant même son précieux sang est rendu présent lui aussi avec son âme et sa divinité ; de même que sous l’espèce du vin le Christ est présent tout entier. Il reste que, par la vertu des paroles prononcées, son corps est d’abord présent et immolé, son sang est ensuite présent et répandu pour beaucoup. Qu’il y ait présence réelle tout entière (si l’on peut dire) n’empêche pas qu’il y ait séparation et immolation sacramentelle. C’est tout le mystère du saint-sacrifice. Et sous prétexte que ce sacrifice est mystère, il ne faut pas dire qu’il n’est pas sacrifice. Nous croyons au mystère de l’économie sacramentelle en général et à sa réalisation particulière suprême dans le cas de la sainte Messe.


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